Mario en Prison

  • : Marionnettes en Prison
  • marionnettesenprison
  • : La "Cie Les Mille et une Vies" a été créé à Lille (59) en 1998. En 2006, autour des interventions qu'elle menait dans 2 Maisons d'Arrêt, la Cie a ouvert ce journal de bord. Avec le temps ce blog s'est ouvert à l'ensemble des activités de la Cie et est devenu le journal (presque intime) du Théâtre de Marionnettes Itinérant. Dans ce lieu nous pouvons vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents.
  • Recommander ce blog

Texte Libre

Freemen blog(s)


xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

  



 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx


Freemen est un réseau de

blogs, dont les auteurs sont

convaincus que :

- le changement climatique

est un problème majeur,

pas uniquement écologique,

mais aussi politique et économique

- s’attaquer sérieusement à ce

problème implique une remise

à plat de nos modèles économiques

et, particulièrement, de la notion

de «croissance».

Au delà, comme le nom “Freemen“

l’indique, chacun pense, écrit

ce qu’il veut sur son blog. ..


2 plus n
A l'évidence
A tous les hommes libres
Activart (Intelliblug)
Adam Kesher
Adamantane.orgue
Aquafiesta
Ardente
Argent facile
Avenir climat
Bar Nabé
Blog Citoyen
Blokomondi
Bonne Eau - Bonne Terre
C'est quand le bonheur ?
Cap21 Normandie
Carnets de Nuit
Chambre avec vue
ChampG
Chroniques Martiennes
Citoyenne du monde... libre
Crise dans les medias
D'Steckelburjer
Dans la marmite de Rachel
Darkside of the moon
Dernières nouvelles de l'homme
Des alpes aux rocheuses
Des bulles
Des mondes en lutte
Dialogue citoyen
Duplex
Débords
Déconstruire Babylone
Décryptages
Démocratie sans frontière
Dérapages
Développement durable
Développement durable et communication
Eco-echos
Ecocitoyen
Ecolodujour
Economie en campagne
Effraie@Blog
Emile Bonjour
Entre Rêve et Réalité
Esprit Libre
Europeus
Exdisciplesleblog
Exeworld
FAQ hommes libres
Farid Taha
Fragola
Francesco : l'objectif dans l'oeil
Fred de Mai
Freya Finker
Fsens
Ghosts of Weimar
Gouvernance
Grande Question
Géoclic
Imagine 2012
Imagine 2050
Javafred
Juliette Robert
La Danse du Temps
La Faim d'un monde
La fin du capitalisme
La grande confusion
La liste à suivre
La politique du chacal
La rage du peuple
Le Barrablog
Le Blog de Guyom
Le Blog à Rythme
Le Mague
Le Monde citoyen
Le XXIIème siècle sera Utopie...
Le blog des jeunes de l'UDB
Le grand ménage
Le site de la pauvreté intérieure
Les pensées actives
Lespacearcenciel
Lucie de l'île
Lune de Neptune
Lux
Maison, sucrée maison
Malisan
Marionnettes en prison
Melanchalys
MetaBlog Journal de l'Hypertexte
Michalon
Mimiland
Miss Ecolo une écologiste en développement durable
Mitsu Girlz
Mon Paysage
Moneinonline
Mr Moon
Muad'ib Ginkgo
Muji
Mythologie(s)
Nathalie NGK
Nicolas Marandon
Noolithic
Nous devons etre le changement ...
Nues _ news blog
Objectif planète
Olivox
Ombres et Lumières
On refait le blog
On veut des chevals
Ostende
Ouvertures
Penser paysage
Pile freemen 2.0
Piquouse de rappel
Ploutopia
PoliTIK_show
Pticrom
Quotidien Durable
Regard Sur
Remises en cause
Réseau Citoyens Libres
SDF
Sab et l'autre
Samuel Desgane
Sator
Sebos31
Skazat
Skyblogscope
Slovar les nouvelles
Source de la vie
Thierry Crouzet
This is the end
Toucher Rectal
Toujours aussi pareil ?
Tout allant vert
Tout autour de la terre
Un oeil sur la planète
Une bibliothèque...
Utopie possible
Vampyr sentimental
Vaucluse
Vert chez moi
VideoBlog Ecoabita
Vie de Baptiste…
Vitriol
Webknot
Welcome To The Brave New World
Zara-ecolo
Zoupic
_002
dieu des chats

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Images aléatoires

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Mais que font-ils ? Ils ne saisissent pas l'urgence de la situation ? Mais que font-ils ? Que veulent-ils ? Que ça explose ? La guerre civile ? Ou alors ne se rendent-ils pas compte de la violence de l'époque et des excès qu'elle peut induire ? Ils pensent que les communautés religieuses vont régler ça ? Ils démissionnent ? Ils pensent que les associations cultuelles pourront ramener la paix sociale en des quartiers où chaque jour elle s'éloigne un peu plus ? Que pensent-ils de ce qui est train d'advenir ? Je ne cesse de m'interroger sur les acteurs de territoires, sur les politiques et les relations qu'ils entretiennent avec ces quartiers ! Des quartiers dans lesquels nous vivons. Oui les acteurs sont de moins en moins nombreux ; point critique atteint; il ne reste plus qu'à attendre l'explosion !  Tranquillement ? Non ! Tranquillement patienter ? Il ne reste rien à faire ? De courrier ébahi, en appel à l'aide, je regarde le monde avancer... Les autres ferment les yeux, je ferme les yeux ! Les autres se bouchent les oreilles, je me bouche les oreilles ! Les autres se taisent, je me tais ! Je n'avais jamais éprouvé cela auparavant, ; de signe en signe la violence grandit et la fronde contre la société prend corps. Dans le quartier où nos bureaux sont installés, comme dans cent autres quartiers, comme dans mille autres quartiers, la violence naît mais elle ne semble pas être le fruit de revendications pour sortir d'une misère sociale dont on aurait assez, de réflexions qui nous font lutter pour améliorer les espaces collectifs ! Non ! Elle est là, violence brute et sauvage, capable de raser notre société. En notre époque consommatrice, ils (les outils de la violence) se nourrissent de nos lacunes, mais n'imaginent pas une société de l'après ; ne veulent pas d'une société meilleure. Elle est là, violence quotidienne et misère sont le terreau d'une sombre époque. La répression se fera gra nde, les libertés se réduiront, les enfants ne chanteront plus. Dans les larmes et le sang, de sueur et de douleur pleine, nous verrons l'époque avancer contre l'humanité. Rouleau compresseur qui va écraser et réduire de nombreuses années d'espoir et de constructions. Nous en sommes arrivés là ! De ce quartier où nous avions pris nos aises, nous Mille et une Vies, bientôt déménagerons. Parce que nous ne pouvons plus, impuissants regarder la destruction brique à brique sans autre raison que la destruction. Alors nous ne verrons plus. Mais ça continuera de grandir, de mûrir...et puis un jour, demain, dans un an, ça explosera ! Ne faites pas cela, ne laissez pas cela grandir, ne fermez pas les yeux, ne bouchez pas vos oreilles, ne laissez pas vos mémoires devenir blanches à force d'écran qui rendent la réalité lointaine. Elle est à la porte....
Je voulais laisser trace, partager l'effroi qui me gagne ; pendant un temps oubliant les territoires de la création marrionnettique, je voulais tendre la main vers un hypothétique interrupteur... mais avançant dans le récit je constate que les mots sombres éclairant nullement  ont tendance à assombrir encore plus le tableau ; alors malgré les lacunes du texte, vite je décide d'interrompre le fil et de cliquer sur le bouton publier. Peut-être un mot de lecteur, (ré)ouvrira le débat différemment... Pour l'heure il est temps de retourner à d'autres tâches pendant que dehors continuent, entre cris et hurlements, de se dérouler d'autres fils du quotidien...
 
Fabrice Levy-Hadida - Cie Les Mille et une Vies - Théâtre de marionnettes Itinérant

Un nouveau rendez-vous en ligne... Micro Cassandre petite soeur numérique de Cassandre est née en février... allez visiter, réagir, participer... Ci-dessous les premiers mots de NR...

Un nouveau rendez-vous ouvert à tous, avec exigence

Vous avez peut-être connu l’aventure particulière de MicroCassandre, l’impertinente petite sœur numérMicroCassandre n°22ique  de la revue papier Cassandre/Horschamp. Ce samizdat électronique et irrégulomadaire qu’on pouvait aussi imprimer permettait de réagir plus vivement sur des questions où se croisent les trois champs qui nous préoccupent depuis nos débuts (et selon nous ne devraient jamais être séparés) : l’art, la culture, la société.

Le talent et la sagacité de Valérie de Saint-Do et de Samuel Wahl en ont fait un petit objet utile, insolent, drôle, qui nous a permis d’agir sur deux temporalités et deux fronts distincts : l’analyse de fond dans la revue, les informations à chaud et les humeurs vives dans MicroCassandre. Ces deux niveaux, celui de la réaction à l’actualité et celui de la réflexion, sont indispensables à qui veut comprendre son temps au-delà des apparences. Mais les temps s’accélèrent dangereusement. Si la réflexion et l’analyse doivent conserver leur temporalité propre, les informations doivent aussi circuler plus vite. Lire la suite

 

Micro Cassandre, la revue en ligne, c'est ici

Un signe, juste un signe. De la bouche, un souffle sort. Dépit, le corps fatigué, les épaules contractées le cerveau tente, avec un semblant de lucidité d'extraire une pensée compréhensible. Décidément, avant les vacances, il semble que l'esprit ne peut rien. J'aurais aimé tracer les contours, dire les choix, engager une parole. Et puis, le vide prend le dessus. Ou alors, plutôt que le vide, le trop plein. Oui, un premier semestre trop chargé ; un premier semestre plein d'émotions contradictoires empêche une parole claire... Les engagements....
Dans un monde de fiction, j'opterais pour une révision. Il me faut trouver un garagiste qui se chargera de mon être et qui après avoir établi diagnostic et devis se chargera de réparer les pannes ? Je lui dirais que je ne veux plus voir. Je lui dirais combien j'en ai assez... de la pauvreté, de l'absence de solidarité, de ce monde qui marche sur la tête. Non, je ne crois pas qu'il existe, cet homme providentiel qui dé construisant mes doutes les remplace par de saines assurances. Existerait-il, existe-t-il, il ne fait que m'aveugler, me fait oublier les réalités  à la manière d'un vendeur de temps de cerveau disponible... me faisant croire que mon bonheur se niche dans la consommation, dans ma capacité à posséder, il m'hypnotise, me fait oublier pour mieux me vendre, me trainer dans la boue, m'endormir...
Un jour je serais un autre. Je ne me soucie plus de l'autre, j'avance lentement vers le silence.
Aujourd'hui est un autre jour, les mots écrits hier m'étonnent, je ne les reconnais pas. C'est vrai, mangeur d'informations, entre papier et mots portés par le vent virtuel, entre bruits de couloirs et paroles échangées, ces derniers temps mon regard sur le monde se durcit. Je m'en veux de ne savoir agir. Je regarde le monde, et remettant en question ma capacité à le transformer, je ne vois plus les opportunités ; je comprends que.. tout est récupéré-récupérable... C'est écoutant sa parole, me laissant bercer par le monde que je m'endors..
Il a compris que c'est en se donnant en voir dans son entier, me perdant dans ses dédales et dans le flux, qu'il me fait oublier le plus près sur lequel ma capacité d'agir reste entière. Les ouvriers argentins occupant les usines le savent, le pouvoir s'est éloigné des lieux politiques pour se feutrer dans les hôtels de luxes , fmi et amis...Pourtant, ici ou là une coopérative nait et donne à voir autre chose, une autre façon de vivre ensemble*.
Je ne veux pas fermer les yeux sur le monde et journaux, mais, je ne veux pas que mon regard sur la totalité érode ma volonté d'agir. Il faut être vigilant et se battre pour ne pas se laisser submerger par ce flux d'informations qui, si on le laisse faire, nous transforme en consommateur de notre vie...
Agir. Etre. Agir et être. Etre et agir.

PS : Si vous ne l'avez pas lu, lisez la Stratégie du Choc de N. Klein chez Actes Sud. Cette lecture est douloureuse.
*Ici, vous trouverez le film  d'Avi Lewis et Nomie Klein sur ces usines occupées en Argentine
The Take

 

Face au désengagement sans précédent de l'Etat, des artistes et des acteur(e)s du monde de l'art et de la culture, tous domaines confondus, se sont réunis pour affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d'accéder à l'imaginaire et à la pensée, à l'éveil sensible et à l'esprit critique.


Tous les champs et toutes les disciplines de l'art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l'enjeu démocratique.


Pour lire le manifeste "sauvons la culture" et le signer cliquez ....sauvons la culture


Mise à jour Lundi 12 mai 01H01
après un commentaire et ma réponse... d'autres appels à signer... Signez, signons aussi l'appel "le servcice public est notre richesse" c'est ici http://petitions.fsu.fr/ ... N'oubliez pas de signer, signez, signons aussi l'appel pour l'abolition de la loi sur la retention de sureté c'est là http://www.contrelaretentiondesurete.fr/
Que reste-t-il ? Je tourne sur moi-même, tourne, tourne et perdant l'équilibre, me retrouve au sol. Le temps, un temps passe jusqu'à ce qu'ouvrant les yeux, je me décide à remonter et recommencer. Oui, me dis-je, remonter et recommencer. Mais avant, dans cette perte momentanée de repère, je savais qu'il est bon de ne pas être ! Et puis je reviens. Mes voyages intérieurs, mes découvertes, mes lectures reviennent.
Esprit qui revient sur ces chiffres vus, revus sur prison.org ; l'Observatoire de Droits Fondamentaux fait savoir que 14 personnes sont mortes en prison ; 14 suicides et morts suspectes connues depuis le début de l'année 2008. La peine de mort abolie, revient le temps de la souffrance. Pendant que résonne le mot "disparus", je tourne et tourne encore sur moi-même jusqu'à ce qu'enfin, esprit ballant, mon corps s'affale. Quatorze hommes. Quatorze êtres humain. Quatorze secondes. Je ne garderais pas longtemps l'oubli  alors, je le réchauffe entre mes mains, pour qu'il dure encore un instant, juste un instant. La mémoire, quand on veut la perdre, elle s'accroche.
Mes yeux ouverts, les mots tombent. Confusion de jour en jour grandissant, la peur devient habituelle. Non, je ne rêve pas, les outils de répulsion et de rejet de l'autre se précisent ; du pistolet à électricité aux boites à ultra son permettant d'éloigner les jeunes,
l'arsenal de la peur se confirme . Les interdits grandissent, jour après loi, on te donne le choix, " te taire" ou "on te fait taire". Voix silencieuses, les morts ne se lèvent pas.
Comment faire ? Je perds mon métier. Epoque étrange, pendant qu'elle avance je sens, qu'elle m'éloigne de mon métier.. Le sens de mon métier, grandissant dans la croyance et la solidarité, la confiance en l'humanité, le sens de mon métier donc, je perds lentement. Mes phrases, mes échanges avec le monde, se désorganisent. Se concentrer, ils ne doivent pas gagner, ne pas être empêché, continuer.... Demain, continuer...

undefined Tu es dans le vent, l'orage ou la tempête puis paraît le soleil. Les yeux éblouis se  ferment un instant, quand les paupières s'ouvrent  tu n'es plus  là où tu étais l'instant d'avant. Tes yeux ne reconnaissent pas le lieu, les lieux. Tu prends tes jambes  à ton cou, dit l'expression. Tu te  rends compte que ton cerveau dit à tes jambes de courir mais que rien ne se passe. Alors, pour changer cela, pour remettre en chemin ton corps, ton cerveau se met à crier, ça tremble en toi, tes oreilles souffrent et, tu te réveilles.
La  journée est -pour le moment- ensoleillée.
Oeil blanc, je pense regarder à l'intérieur, mais, tout est sombre.  Oeil vert quand le soleil brille, il devient marron quand ça s'assombrit ; ma vision du monde  est parfois verte, parfois marron.
Prendre un pinceau, le tremper dans la couleur puis, tracer un trait. Encore un autre trait et je pose le pinceau. Table encombrée, le regard  ne sait  sur quoi poser l'attention... De  lettre en lettre, à quand l'été ?
Texte sombre, comme ça, pour ne rien dire, pour dire comment ça ne dit pas, pour reprendre, gymnastique quotidienne et puis arrêter. Arrêter là ? Non !
Un mot encore sur  les mensonges et puis finir. Dimanche après avoir posé le bulletin blanc dans l'urne,  j'accepte d'aider à dépouiller. A la table de quatre où j'étais installé, (j'ai) passé deux heures en compagnie d'inconnus qui pour un ouvre les enveloppes, pour l'autre (moi, inconnu comme un autre) lit les  bulletins et pour les deux derniers  marquent à coup de trait les votes. Mensonge, à quoi sert ce mouvement, ce geste citoyen ? Sous la pluie sale, après ce temps passé dans une salle de clase transformée pour l'occasion, mes pas m'ont ramenés à  la maison. Je ne sentais pas plus de vérité  le soir, écoutant les analyses à chaud des uns et des autres,  je me sentais profondément dépité...
Les enfants souffrent, la pauvreté s'installe ; certains moins nombreux , toujours moins nombreux, s'enrichissent. Tu es dans la nuit. Tu sombres dans les cauchemars et tu ne le sais pas. Tu te crois éveillé, il n'en est rien, tu ne peux rien, tu n'es rien. Bruit, souffle court, eaux sales, rien ne t'échappe pendant le sommeil.. 
DSCF4820.JPG Cou articulé, la mâchoire inférieure baille tant qu'un élastique ne la relie pas au haut du visage. Je prends le temps et, le mettant dans ma poche droite,  je note sur un petit papier jauni où je l'ai mis pour ne pas l'oublier. Un fois la trace repliée, je la glisse dans ma poche gauche -déjà pleine de morceaux de mémoire-. A  ce moment là, ma main enfoncée dans la poche est étonnée de sentir tant de présence. Elle lache le papier dans la masse des autres. Le temps passe. Vous savez, le papier perdu dans la poche ne se débat pas. Vous savez, ma mémoire n'est pas perdue, elle est dans ma poche gauche et quand ma tête le désire, ma main pioche au hasard un morceau de papier qui redit au présent une volonté passée. Vous savez, c'est ainsi que se reconstitue le temps, mon temps glissé dans la poche droite.
Un jour avec, un jour sans, ainsi morceau après morceau je peux construire un objet. Il est arrivé un jour, m'interrogeant sur l'état de mon passé, j'ai ouvert une armoire puis, patiemment j'ai recompté les poches et je dois vous dire que leur nombre m'a fait peur ; je me suis dit que cette masse de papiers entassés pouvait signifier une perte de mémoire. Alors j'ai commencé d'imaginer un système de transfert, de poche à poche pour que jamais, un morceau de mémoire reste seul mais tout de suite, j'ai été effrayé, et si une seule poche ne pouvait tous (les papiers) les contenir ?
Face au chat de l'aiguille, la main qui tient le fil tremble, je renonce à le passer.
Aujourd'hui, lendemain d'un dimanche gris et pluvieux, les bruits de la ville parvenaient à l'oreille mais ne'ont pas réussi à faire oublier le décompte, le nombre de poche, les papiers entassés et la mémoire en cours de déconstruction. Le temps se fige, mots et phrases se dispersent, un pas puis un autre, un mot puis un autre, vite, un morceau de papier pour ne pas oublier...

PSHS:
Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo moi1001
Contact - C.G.U. - Signaler un abus