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  • : La "Cie Les Mille et une Vies" (Lille, 59) est intervenue dans des Maisons d'Arrêt (en 2006); avec le temps le journal de bord des ces actions est devenu le journal de notre Théâtre de Marionnettes Itinérant dans lequel nous pouvions vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents. Cie Les 1001 Vies Théâtre de Marionnette Itinérant. nous contacter : lesmilleetunevies@wanadoo.fr
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Lundi 16 octobre 2006

Les mots, ces mots que je pensais être une ouverture, un moyen de faire avancer, un moyen de mettre à découvert l'action ont été mal perçus.

Pour atteindre les objectifs que nous nous étions fixés, artistiques et humains, pour valoriser le travail des détenus, la collaboration avec nos partenaires, nous avons tenu ce journal. Avec nos mots nous avons relatés ce que nous ressentions, au plus près de l'action, essayant de ne pas laisser au temps le temps d'effacer nos souvenirs. Avec nos mots, nous avons dit, dans ce blog comment nous ressentions notre participation à cette aventure.

Notre volonté n'était pas de blesser, de nuire, de faire mal, mais bien au contraire de construire, en décrivant dans l'effort de l'écriture immédiate, nos sentiments.

Au bâtiment B. à la Maison d'arrêt de Sequedin, grâce au soutien de la surveillance, du SPIP, de la Maison d'arrêt ça avait repris et plutôt bien que mal, le groupe se constituait séance après séance....

Mais voilà, ces mots, mes mots, ceux de Dorothée aussi, ont été entendu comme critique et empêchent aujourd'hui une suite, une fin, là où nous pensions qu'ils nous permettaient de continuer, d'avancer au grand jour dans notre action en prison, comme nous le faisons à l'extérieur aussi, nous donnant à voir, donnant à entendre à ceux qui le veulent comment nous abordons notre métier d'artistes....

Et aujourd'hui lundi, dans le bureau du quartier de Lille-Sud, au fond de la rue de l'arbrisseau, devant l'écran, je me demande comment un mot, même maladroit, peut être  entendu comme une agression. Je considère le mot comme un élément de construction, comme une main tendue à l'autre et non comme une agression.

Mais peut-être vivons nous une époque dans laquelle la peur a pris le pas sur la confiance et l'échange et que cela, je ne veux pas l'entendre.

De manière brutale donc, l'action à la Maison d'Arrêt de Sequedin s'arrête et je le regrette..... Et si mes mots, si nos mots, ont blessés, je veux le répéter ici, je le regrette, car ils n'étaient pas là pour ça.

par Fabrice Levy-Hadida publié dans : Maison d'Arrêt de Sequedin
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Samedi 7 octobre 2006

Je reviendrais dans quelques jours sur les séances précédentes non relatées mais pour le moment, voici le récit de ma triste matinée du lundi 2 octobre qui devait être ma dernière séance chez les femmes.

Comme chaque lundi matin depuis début août, je prends la route en cette matinée du 02 octobre en direction de la maison d'arrêt de Sequedin. Dans 20 minutes je serais arrivée, j'entrerais et j'irais en  détention pour mener la dernière séance de cette exploration marionnettique en section femmes.

Mais, en ce 02 octobre, je dois faire face à un imprévu : des travaux routiers ! Me voilà dans l'obligation de suivre la déviation ce qui me mène sur une route inconnue et très très embouteillée. Si les voitures n'avancent pas, l'heure quant à elle avance trop vite, je m'inquiète, m'énerve mais je persévère préférant arriver en retard plutôt que de faire demi-tour ! Bref, après moultes déviations et autres péripéties, j'arrive enfin à la maison d'arrêt. Il est 09H12 !

A ce moment précis, je n'espère que 2 choses : arriver le plus vite en détention sans rencontrer d'obstacles et que mon retard ne remette pas en question la séance d'aujourd'hui.

Oui mais voilà, je n'étais pas au bout de mes peines. A l'entrée, une nouvelle surprise m'attendait, bien pire qu'un souci routier : un refus d'accès en détention avec la caméra ! Face à mon étonnement et mes protestations (la caméra entre depuis le 18 septembre sans aucun problème), le surveillant passe un appel qui lui confirme ma non-autorisation d'entrer avec la caméra ! Je suis sidérée par ce que j'entends, j'ai du mal à y croire. Le surveillant me propose de laisser la caméra dans un casier et d'y aller sans. Impossible pour moi d'accepter cela ! Et puis ça n'a pas de sens !

Depuis le 18 septembre, on fait des prises de vue, la majorité des plans ont été faits, cette dernière séance devait être consacrée à filmer quelques séquences complémentaires et surtout l'ensemble des raccords entre les éléments filmés ! Fabrice et moi avions passé une partie du week-end à préparer le contenu précis de cette séance...  C'est inadmissible... Face à ce refus d'accès, je ne pouvais que me retirer même si je pensais à elles de l'autre côté du mur... Je vous avoue ici que de retour à la voiture mes nerfs ont lachés ! Cris et larmes de colère ont envahi l'habitacle de la 406 ! Je ne trouve pas les mots justes pour exprimer pleinement ma colère et ma désolation.

Au moment où j'écris ces lignes, il est 15H37 et si le calme semble avoir repris place sur mon visage, le sang bouillonne dans mes veines et mes pensées s'entrechoquent dans ma tête... Je pense à elles dedans, pas informées de la situation en tout cas pas encore ( un courier est en chemin). Là, maintenant, après coup, je me dis que une fois calmée j'aurais du revenir sur mes pas et aller en section femmes (sans caméra) pour leur expliquer et aussi leur dire au revoir...

Je regrette fortement que cette expérience ait une fin si violente...

PS : ce texte écrit le 2 octobre n'avait pas été mis en ligne, voilà qui est réparé....

par Dorothée Saint-Maxent publié dans : Maison d'Arrêt de Sequedin
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Mardi 12 septembre 2006

Lundi 11 septembre, le seul souci rencontré pour entrer à la MA de Sequedin fût lié à mes chaussures ! En effet, celles-ci faisaient sonner le sas de sécurité !! Résultat, j'ai du passer le sas pieds nus ! Pour le reste aucun souci. Je crois même que je ne suis jamais arrivée aussi vite en détention ! Arrivée en section femmes, je suis accueillie par une toute nouvelle surveillante. Elle semble jeune, elle est souriante, agréable, efficace et quelques minutes plus tard, les filles me confirmeront sa gentillesse... Chouette, un souffle nouveau dans cet envirronnement si oppressant !

Elles ne sont plus que 4 à suivre l'atelier. Il y a celles qui sont sorties et il y a A. qui, suite au conflit qu'elle a eu avec S. la semaine dernière, ne souhaite plus venir ! J'en suis navrée mais je ne peux rien y faire... c'est cet envirronement qui exacerbe les sentiments... On prend le temps d'en discuter et puis au boulot !  La parodie de série télévisée ne leur convient finalement pas, elles décident donc de s'orienter vers la forme du reportage... Le travail avance bien, chacune trouve sa place et les personnages se précisent de plus en plus : personnalité, caractéristiques vocales, regard sur le monde de la justice et de l'injustice... Le "scénario" se divise en 5 séquences. En fin de séance, nous en avions "calé" 3, celles qui posent les personnages et la thématique abordée. Je suis impatiente de les retrouver et de poursuivre cette recherche marionnettique judiciaire !

Au cours de cette aventure, nous avons aussi pris le temps d'échanger autour de textes de théâtre abordant la prison en générale et la femme en prison en particulier. Je leur ai donc donné à chacune un exemplaire de "Le sas" de Michel Azama, monologue d'une détenue qui vit sa dernière nuit avant sa libération. Elles devraient le lire au cours de la semaine afin que nous puissions en parler lundi prochain. Je suis curieuse de connaître leur point de vue, à elles, sur ce texte qui, à moi, me semble juste... Ce lundi, je leur ai également amené plusieurs documents et affiches sur notre compagnie comme elles me l'avaient demandé. Elles ont reçu ces éléments comme s'il s'agissait d' un cadeau exceptionnel ! Ce petit rien qui les rend heureuse me rend heureuse aussi... Lorsque la séance fût terminée, elles sont reparties vers leurs cellules, le sourire aux lèvres, emplies de ce moment agréable passé ensemble... J'espère que ce sourire ne les aura pas quitté trop vite...

Il y a des semaines où toute notion du temps se perd... Résultat : une semaine de décallage entre la séance du 11 et la mise en ligne de l'article correspondant (pourtant écrit entre le 12 et le 14) ! L'article attaché à la séance du 18 septembre devrait suivre rapidement...

par Cie Les Mille et Une Vies dorothée publié dans : Maison d'Arrêt de Sequedin
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Mardi 5 septembre 2006

Hier, à mon grand soulagement, l’ambiance générale de la Maison d’Arrêt de Sequedin semblait bien moins tendue que la semaine dernière…

Après avoir fait face à un « surveillant dragueur » à l’entrée, je passe portes, portiques, grilles, caméras (je ne m’y ferais jamais !) et arrive dans le sas où je récupère une alarme. Là, je dois à nouveau faire face à deux surveillants qui veulent « rigoler » avec moi… Après m’avoir demandé mon prénom et entendu la réponse, j’ai droit à une réaction équivalente à celle qu’avait des enfants de 7 ans  à l’époque où j’animais des ateliers en centres de loisirs : « Dorothée ! Comme la chanteuse ! » et chantonnant : « Hou, la menteuse, elle est amoureuse… ». Ensuite, ils me demandent si je ne préfère pas rester avec eux pour leur faire un spectacle, plutôt que d’aller en détention… Face à mon refus, ils me donnent enfin une alarme et m’ouvrent la porte… Je peux enfin prendre le chemin de la détention …

Arrivée en section femmes, une surprise m’attend ! Dans le bureau des surveillantes, la liste est prête ! A peine les ais-je saluée que déjà une surveillante appelle ses collègues d’étages afin de faire descendre les femmes concernées par l’atelier ! Cinq minutes après le groupe est au complet, la séance est ouverte ! Wahou ! Je suis enchantée… E et C étant sorties, le groupe est à présent composé de 5 femmes. V est toujours là, pas parce qu’elle a été condamnée mais parce que son jugement n’a pas pu avoir lieu, son avocat ne s’étant pas présenté !! J’hallucine !! Je n’en reviens pas !! A ce jour, elle n’avait toujours pas eu de nouvelles de lui ! Pas d’excuses, pas d’explications, rien !! La voilà à présent dans l’inconnue et dans l’attente… Elle essaie tant bien que mal de garder le moral…

Avant de gainer les marionnettes, on prend le temps d’une discussion sur l’avancée du travail. Elles sont toutes ravies d’apprendre que nous avons eu l’accord d’ajouter des séances et que l’exploration se poursuit donc jusqu’au 2 octobre. On s’accorde sur la forme et on précise les contenus qui seront travaillés au cours des prochaines séances. Elles font le choix de deux types de travail : un pour adultes et un second à destination du jeune public. Elles sont certes femmes mais elles sont aussi toutes mamans. Elles ont donc envie de faire quelque chose pour leurs enfants, de leur raconter une histoire à distance et par le biais des marionnettes, de leur dire ce qu’elles ont envie qu’ils sachent… Le fait d’évoquer leurs enfants génère beaucoup d’émotions, évidemment… L’une d’elle craquera, cela en agacera une autre… Elles sont à fleur de peau… Je propose une pause cigarettes le temps que chacune reprenne ses esprits… On reprendra le travail sur la forme pour adultes. Elles veulent donner leur regard sur le système judiciaire en parodiant différentes séries télévisées. On y consacrera le reste de la séance, entre temps d’improvisation et temps d’écriture. De bonnes pistes de travail apparaissent et l’humour et la dérision ne sont pas en restes ! Les idées fusent et les femmes s’amusent, je préfère les voir comme ça ! On ne voit pas l’heure tourner… Une surveillante viendra nous prévenir qu’il est 11H30 ! Oups !! Elles quittent la salle en me disant qu’elles vont continuer à y réfléchir pendant la semaine et à écrire leurs idées… Elles ont le sourire aux lèvres, c’est déjà ça de gagné. Je quitte la détention. Je passe le sas sans m’attarder ! A l’entrée, le surveillant me propose un rendez-vous ! Je refuse gentiment ! Je lui demande de vérifier si nos autorisations d’accès ont été renouvelées, ce n’est pas le cas ! Il faut donc qu’on s’en occupe avant lundi prochain… La porte s’ouvre, le surveillant me regarde sortir en me disant son espoir de me revoir ! J’avance vers la voiture sans me retourner, je suis émotionnellement épuisée…

par orothée Saint-Maxent publié dans : Maison d'Arrêt de Sequedin
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Mercredi 30 août 2006

J’ai longtemps hésité sur le choix des mots pour titrer ce billet. Trouble, inquiétude, fatigue, agacement, tristesse, angoisse, énervement, colère, excitation, incertitude,… C’est emplies d’émotions diverses et majoritairement négatives que les femmes sont arrivées hier pour la séance de travail.

Dès mon arrivée à la section femmes, j’ai senti l’atmosphère tendue. Il m’aura fallu patienter 40 minutes pour que les surveillantes aillent chercher les participantes. Après avoir récolté 3 « elles arrivent » en réponse à mon impatience grandissante, on me demande si j’ai la liste !!  Je la leur montre dans leur le bureau accrochée sur le panneau d’affichage, à la même place que la semaine dernière !! Les femmes sont enfin appelées. J’apprend que S. ne pourra plus suivre l’atelier pour cause de classement au travail (en buanderie). Cela m’ennuie, S. est l’une des meneuses du groupe. Cela m’étonne aussi ; en effet,  S. semblait très motivée par cette activité. 09H15, M. arrive la première, les autres suivent… 

Toutes s’étonnent de l’absence de S. La discussion avec les femmes m’apprendra que S. a accepté le travail sous réserve de pouvoir poursuivre l’atelier et que cela lui a été accordé !! Je retourne voir la surveillante, la réponse est : « elle a droit a 4 demi-journée par mois pour raison médical et parloir, pas pour les marionnettes. » . De retour en salle d’activité, les discussions vont bon train, la tension se ressent. Il y a eu 2 tentatives de suicides au cours du week-end, 2 jeunes filles d’une vingtaine d’année. Cela en perturbe plus d’une. Et puis, il y a C. et V. qui passe en jugement ; l’une mercredi, l’autre jeudi. Elles sont toutes deux angoissées. Et puis pour chacune il y a l’incompréhension face au climat qui règne actuellement en détention : la surveillance est de plus en plus sécuritaire, les fouilles au corps et de cellules sont de plus en plus régulières. Elles en ont assez, elles se sentent humiliées un peu plus chaque jour.

Il est 09H30, une surveillante pousse la porte, appelle M. sans plus de respect pour l’activité en cours que pour la détenue appelée. 09H40, M. est de retour, les larmes au bord des yeux, elle vient de subir une fouille au corps. La raison invoquée : elle a été vue hier, discutant avec une détenue soupçonnée de trafic. Je suis perplexe…   

Perdue dans ces mauvaises ondes, l’une d’elle pourtant vivait la joie de la liberté bientôt retrouvée. E. sort mercredi et la première chose qu’elle me dit c’est : « je suis désolée mais je ne vais pas pouvoir tenir mon engagement. Je ne finirais pas l’exploration marionnettique avec le groupe. Je suis libérée, je sors mercredi ! » Moi, je suis plutôt heureuse pour elle et l’invite, si elle le souhaite à prendre contact avec nous dehors… Et puisque c’est sa dernière séance, je lui propose d’entrer en jeu… Marionnette gainée, seule dans le castelet, E. nous fera part de son regard sur son temps passé en détention. C’est avec une étonnante douceur qu’elle évoquera la violence de l’expérience. Son témoignage sera aussi bercé de joies et de douleurs, la joie de quelques rencontres humaines et la douleur de la séparation familiale… En ajoutant à son discours diverses notes d’humour, E. nous offre un très beau moment d’humanité marionnettique !! Son monologue génère beaucoup de réactions de la part des autres femmes. Nous décidons donc de le reprendre en y intégrant un second personnage, qui, au côté du premier, se fera l’écho de paroles fortes… C’est C. qui manipulera au côté de E. Le résultat est satisfaisant, je leur propose de le reprendre en modifiant la technique de manipulation sur le modèle de ce qui a été fait dernièrement à Loos (en prêtant notre seconde main au personnage). Si E. se lâche et se laisse aller à l’exercice avec aisance, C. de son côté reste lointaine, l’esprit préoccupé…

10H00, la porte s’ouvre, une surveillante nous amène S. !! Nous interrompons l’exercice le temps de l’accueillir. S. a effectivement obtenu l’accord de prendre ses lundis matins pour l’atelier marionnettes. L’information n’a pas circulé entre les différents membres du personnel. Depuis 08H00, ce matin elle rappelle à sa surveillante d’étage qu’elle ne va pas à la buanderie mais qu’elle va en activité à partir de 08H30. A l’heure dite, cette dernière refuse de lui ouvrir et lui dit de patienter qu’elle va se renseigner ! 09H59, elle lui ouvre la porte en disant : « Il fallait le dire que c’était pour les marionnettes… » ! No comment ! Encore cette fois, je me rends compte du peu d’intérêt pour l’activité que nous proposons par certains des surveillants ; je trouve ça regrettable….

Cet événement suffit pour ré-ouvrir le débat sur ce sentiment qu’elles ont toutes d’être prises pour des idiotes. Elles se posent la question de l’abus de pouvoir, elles estiment anormal de ne pas avoir accès au règlement intérieur de l’établissement, elles sourient (jaunes) face au non respect du code du travail au sein de l’établissement… Après un long moment de discussion, on reprendra le travail sur le principe du duo marionnettique : le témoin et son écho. A la différence de E. qui portait un regard global sur la détention, toutes les autres témoigneront d’un événement particulier survenu récemment. L’exercice sera utilisé comme exutoire pour la majorité d’entre elles et la haine et la colère en seront les dénominateurs communs…

A plusieurs reprises aussi des larmes coulent en ce lundi 28 août 2006 à la section femmes de la maison d’arrêt de Sequedin… La séance se termine, nous nous retrouvons lundi, dans des conditions un peu moins dures ; je l’espère en tout cas…

par Dorothée publié dans : Maison d'Arrêt de Sequedin
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