Mario en Prison

  • : Marionnettes en Prison
  • marionnettesenprison
  • : La "Cie Les Mille et une Vies" a été créé à Lille (59) en 1998. En 2006, autour des interventions qu'elle menait dans 2 Maisons d'Arrêt, la Cie a ouvert ce journal de bord. Avec le temps ce blog s'est ouvert à l'ensemble des activités de la Cie et est devenu le journal (presque intime) du Théâtre de Marionnettes Itinérant. Dans ce lieu nous pouvons vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents.
  • Recommander ce blog

Texte Libre

Freemen blog(s)


xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

  



 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx


Freemen est un réseau de

blogs, dont les auteurs sont

convaincus que :

- le changement climatique

est un problème majeur,

pas uniquement écologique,

mais aussi politique et économique

- s’attaquer sérieusement à ce

problème implique une remise

à plat de nos modèles économiques

et, particulièrement, de la notion

de «croissance».

Au delà, comme le nom “Freemen“

l’indique, chacun pense, écrit

ce qu’il veut sur son blog. ..


2 plus n
A l'évidence
A tous les hommes libres
Activart (Intelliblug)
Adam Kesher
Adamantane.orgue
Aquafiesta
Ardente
Argent facile
Avenir climat
Bar Nabé
Blog Citoyen
Blokomondi
Bonne Eau - Bonne Terre
C'est quand le bonheur ?
Cap21 Normandie
Carnets de Nuit
Chambre avec vue
ChampG
Chroniques Martiennes
Citoyenne du monde... libre
Crise dans les medias
D'Steckelburjer
Dans la marmite de Rachel
Darkside of the moon
Dernières nouvelles de l'homme
Des alpes aux rocheuses
Des bulles
Des mondes en lutte
Dialogue citoyen
Duplex
Débords
Déconstruire Babylone
Décryptages
Démocratie sans frontière
Dérapages
Développement durable
Développement durable et communication
Eco-echos
Ecocitoyen
Ecolodujour
Economie en campagne
Effraie@Blog
Emile Bonjour
Entre Rêve et Réalité
Esprit Libre
Europeus
Exdisciplesleblog
Exeworld
FAQ hommes libres
Farid Taha
Fragola
Francesco : l'objectif dans l'oeil
Fred de Mai
Freya Finker
Fsens
Ghosts of Weimar
Gouvernance
Grande Question
Géoclic
Imagine 2012
Imagine 2050
Javafred
Juliette Robert
La Danse du Temps
La Faim d'un monde
La fin du capitalisme
La grande confusion
La liste à suivre
La politique du chacal
La rage du peuple
Le Barrablog
Le Blog de Guyom
Le Blog à Rythme
Le Mague
Le Monde citoyen
Le XXIIème siècle sera Utopie...
Le blog des jeunes de l'UDB
Le grand ménage
Le site de la pauvreté intérieure
Les pensées actives
Lespacearcenciel
Lucie de l'île
Lune de Neptune
Lux
Maison, sucrée maison
Malisan
Marionnettes en prison
Melanchalys
MetaBlog Journal de l'Hypertexte
Michalon
Mimiland
Miss Ecolo une écologiste en développement durable
Mitsu Girlz
Mon Paysage
Moneinonline
Mr Moon
Muad'ib Ginkgo
Muji
Mythologie(s)
Nathalie NGK
Nicolas Marandon
Noolithic
Nous devons etre le changement ...
Nues _ news blog
Objectif planète
Olivox
Ombres et Lumières
On refait le blog
On veut des chevals
Ostende
Ouvertures
Penser paysage
Pile freemen 2.0
Piquouse de rappel
Ploutopia
PoliTIK_show
Pticrom
Quotidien Durable
Regard Sur
Remises en cause
Réseau Citoyens Libres
SDF
Sab et l'autre
Samuel Desgane
Sator
Sebos31
Skazat
Skyblogscope
Slovar les nouvelles
Source de la vie
Thierry Crouzet
This is the end
Toucher Rectal
Toujours aussi pareil ?
Tout allant vert
Tout autour de la terre
Un oeil sur la planète
Une bibliothèque...
Utopie possible
Vampyr sentimental
Vaucluse
Vert chez moi
VideoBlog Ecoabita
Vie de Baptiste…
Vitriol
Webknot
Welcome To The Brave New World
Zara-ecolo
Zoupic
_002
dieu des chats

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Calendrier

Novembre 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

Images aléatoires

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
PIC-0079.JPG Le blog, journal de bord, c'est plus comme avant. Quand aujourd'hui, il m'arrive de le relire, je le découvre décousu et je me dis, je constate que c'est plus tout à fait pareil. Plus le temps d'assurer l'exercice d'une écriture régulière. A chaque forme ses défauts ; dans la régularité, certaines fois se découvraient les répétitions mais aussi,  c'est dans la régularité que je savais  la mémoire se construire. Outil de mémoire il me permet aussi de dire, crier, sussurrer des ressentis.
Si le blog, ces derniers mois n'a pu être tenu à jour... pour autant les ressentis n'ont pas été absents. Ici et là des histoires ont vu le jour, ont été raconté ou pas ; d'autres se sont cassées... Des rencontres, des sourires, des difficultés, des émotions que je n'ai pas pris le temps de (d)écrire. De Lille à Béthune, de Douai à Marles-les-Mines, de Bruay-la Bussière à Maulde , d'Arpajon à Roeulx, à Wingles combien de visages croisés, combien d'histoires vécues. C'est sûr, si j'avais pris le temps de toutes les conter peut-être n'aurais je pu toutes les vivre. Je sais, rien n'est perdu, tout est mal rangé.
Il y a une dizaine de jours (combien de jour ?), nous sommes revenus de Marles-les-Mines, et de cette longue résidence, avons rangé vite (jeté ?) dans les locaux de la rue de l'arbrisseau une partie de notre matériel et avons entamé une série de 26 représentations. En parallèle les actions artistiques et autres ateliers ont continué de dérouler leur fil, rencontres et explorations marionnettiques se confondant parfois. L'esprit fatigué n'a pas de distance. Passant d'un lieu à un autre, d'une identité à l'autre, je perds parfois le calme. Tracée hors régularité l'histoire contée...ne prend pas le même sens, ne constitue qu'une mémoire fragmentée, décousue donc. Cette absence de régularité descriptive vient aussi du fait que de jour en jour nous avons trouvé un rythme de l'émotion et que d'une certaine manière, ne pas nous raconter, nous arrange. En effet, comment dire ce qui est ressenti  quand "Aurélie", arrivant de l'IMA dans la classe du collège, les mardis à Douai, nous sert longuement dans ses bras  répétant à l'oreille  "contente" ? Que dire de ces instants passés avec les collégiens, et ceux de l'IMA ? Que dire de nos interrogations d'adultes ? Que dire du regard de Quentin ? Que dire ? Alors, oui, peut-être que le silence arrange.
PIC-0059.JPG Oui, quand les mots ne s'organisent pas, que le temps fait défaut, le silence prend le pas.
A côté de l'émotion, la fatigue empêchait la parole. Lorsque le soir rentré, tard, difficile de plonger dans l'écran, les mains sur le claviers et de (dé)saisir les ressentis. De travail ou de course, de ciel et de terre, kilomètre après kilomètre construisant aussi les routes que nous parcourions, une fois rentré il  ne me semblait pas possible de trouver les mots. Alors j'abandonnais au silence difficultés et joies, peurs et vides qui constituaient  l'aventure... Mais le temps du silence ne doit pas durer plus longtemps. Je veux reprendre le fil de cette mémoire là, de ce blog là, de ce journal là. 
Que dire de ces après-représentations, vidé ? Que dire du corps cassé, de la tête ailleurs, le regard perdu sur la ligne d'horizon ? Que dire des sourires après les représentations faciles ? Que dire de l'émotion après les représentations difficiles, après lesquelles on sent que ce qu'on voulait offrir n'a pas été reçu ? Que dire de ce fouillis ? C'est dans l'écriture que le sens paraît, pas dans le silence. Le silence permet le fouillis.
Page après page, mot après mot, le mot-sens devra revoir le jour, la page.
De ces impressions nous tirerons les lignes de notre histoire. Les belles pages et les mauvaises heures, j'essaierai à nouveau de les raconter. Les peurs et les doutes, les joies et les réussites dans les mots prendront leurs sens.
PIC-0207.JPG Je ferme les yeux (expression souvent ici utilisée pour dire je me souviens) et je me revois descendant du métro, il y a quelques semaines en arrière. C'était un jour de bureau à Lille-Sud. Pas pressé rendez-vous qui se profilent et se succèdent. Arrivant en bas des escaliers un policier  interrompt ma course et me demande mes papiers. Le contrôle a duré. Et pendant que l'inspection se déroulait je me demandais ; pourquoi dans ces quartiers les contrôles sont-ils si réguliers ?  Pourquoi dans ces quartiers le respect du au citoyen n'est-il pas tout à fait le même ? Je n'ai pas du tout aimé qu'on fouille dans mes poches. Je n'ai pas du tout aimé qu'on inspecte ma mallette ; je n'ai pas du tout aimé ce doute et ces questions. Aujourd'hui je peux le dire, depuis ce contrôle, j'ai eu plus de mal à écrire. Que dire de ces policiers nombreux sur les routes ? Dans les métros ? Dans les villes, les campagnes et les rues ? Que dire de cette société du verrou et de la peur ? De la publicité et la télévision qui prennent le pas sur la communication humaine verbale et non verbale ?
J'ouvre les yeux, je reprends le dessus, la course continue ; folle, elle est folle.  A quand l'accident ? Les émotions se télescopent. Les visages s'entremêlent, ils n'ont pas d'identité précise. Je sais juste que j'essaierai de reprendre le dessus. La régularité fait sens. Alors oui, j'essaierai d'écrire plus souvent, acceptant de me répéter, fatigué, heureux ou malheureux, avec ou sans mot, j'essaierai d'écrire plus souvent pour que le silence ne m'envahisse pas et que cet outil de mémoire reste rangé !

PS communication spectaculaire :  La chambre (de Zette) 
prochaines représentation dans le cadre du 10 Villes 10 dates avec l'Agglomération de la Porte du Hainaut
29 novembre  à Bruille Saint-Amand 15H (scolaires) et 18H (tous publics)
30 novembre à Wasnes-au-Bac 15H (scolaires) et 18H (tous publics)
Renseignements et Réservations Porte du Hainaut service Culture 03 27 09 92 27

amid.jpg Monstre, tu es un monstre…. C’est avec ces mots que ma mère essayait de me fermer la porte au nez. Je ne pouvais la laisser faire ! Encore aujourd’hui ça me hante. Monstre, tu es un monstre, les mots reviennent, les mots travaillent et, aussi la couleur de la colère…  quelle est-elle déjà ? Monstre tu es un monstre. Je ne pouvais la laisser dire, je ne pouvais la laisser penser alors, je me chargeais de la faire changer d’avis. Je sais, je n’aurais pas du…

Un jour la voix a été plus forte.

Je me souviens.

Les mots ne sont pas ce qu’ils disent, les mots continuent de résonner longtemps après leur émission et même après l’avoir fait taire, avoir fait taire se mots ; longtemps après avoir fait taire ma mère, les siens, ses mots continuaient, continuent, continuent … Ils continueront longtemps ?

 Monstre tu es un monstre. Je dois me faire taire, je dois me taire, je ne suis plus ; « je », n’est plus rien…

« Je », n’est rien ; « je », ne sait pas ; chaque jour,  « je », est un peu moins. Etait-il grand avant. Avait-il un périmètre, je qui,  dépassant les limites, me permettait de cerner, me permettait de dire : je suis.

Des jours sont passés et  l’image qui me hantait est devenue le centre est devenue je.  

Il se répète, « je », n’est rien.

alex.jpg Lorsque ça a commencé ça n’était pas pareil. Mais quand est-ce que ça a  commencé ? « Je », se souvient.  « Je », se promenait. « Je », alors,  n’était pas un monstre ; pas encore.  Comment écrire cela, comment dire cela ? Tout ce qui s’est passé, le temps, les mots, les rencontres et éloignements, les événements insignifiants, les autres.  « Je » est un monstre, tu es un monstre…..

Ca ne durera qu’avec moi, ça s’arrêtera avec moi. Je sera plus, je sera loin, je sera fini. Il faudrait que je finisse. Ce qui reste humain en moi, ce qui reste pourra disparaître ; oui tout disparaîtra.

Monstre tu es un monstre, si au moins elle n’avait fait que le penser ; si au moins elle s’était tu ; si au moins…  Mais, rien ne sert de penser… Penser, penser, penser c’est être ; penser c’est mourir. Quand elle a vu, quand elle a compris, elle était calme, elle n’a pas crié, elle s’est laissé aller entre les mains du monstre qu’elle avait enfanté et puis, elle est partie ; doucement elle est partie.  Sans cri, sans rien, elle a renoncé peut-être même elle était heureuse, elle n’aurait plus à penser ; elle n’aurait plus à dire « monstre tu es un monstre ».

Enfant je chantais. Enfant je n’aurais pas pu le dire. Enfant ça n’a pas duré, pas assez duré. Combien de temps ça dure l’enfance ? En temps normal, c’est quoi, c’est combien, ils nous en donnent pour combien en nous mettant au monde ?  Vous en voulez pour cinq, dix, quinze ans ? Celui que j’étais en a eu pour six ans. Après c’était fini, après ils avaient compris. Après ils m’ont plus laissé en paix. Ils suivaient à la trace mes pas, vérifiaient après mon passage de peur que… le monstre que jh’étais ne dérange leurs habitudes confortables, trop confortables. Ils avaient compris. A partir de là, ils ont tout essayé.  D’autres ont des cadeaux aux anniversaires, moi j’avais la peur, leur peur. La peur et ma cave ; oui, la cave est vite devenue ma chambre. Ils voulaient que ça change mais ça n’a rien changé. Au contraire !

Un jour un homme a sonné à la porte.

Je me souviens.

La voix était forte à cette époque là.

blinddebout.jpg Dans la cave je comptais les briques. Commençant toujours au même endroit, toujours à la même brique, j’empruntais des chemins différents pour arriver à la dernière et toujours le total était le même. Le même nombre de brique. Chaque brique avait un nom.  Les comptant,  je les nommais. Empruntant chaque fois des chemins différents, la chaîne de nom résonnait différemment. Petite mélodie intérieure, je préférais certains chemins à d’autres.

L’homme est descendu dans la cave. Longtemps il m’a regardé chantonner le nom de mes briques, il n’a pas parlé, pas un mot. Longtemps il a écouté. Longtemps il observé. J’étais celui qu’on regarde. Quand il est remonté j’ai entendu qu’il a parlé avec mes parents. Sa voix était douce. Sa voix était belle, j’aurais aimé qu’il chante la chaîne des noms de brique.  Mais il n’a pas chanté.

Après le départ de l’homme ma mère n’était pas pareille.

Plus tard, « Je » se souvient…. Les hommes sont descendus dans la cave… C’était un autre jour. Un jour comme les autres dans ma cave. Pas le même, étrangement identique. « Je » ne les a pas regardé.

 

Après avoir accueillie Les Aventures de Germain Lenain au cours des Estivales 2007, l’Agglomération de La Porte du Hainaut a invité la Cie Les Mille et une Vies à présentersanouvelle créationdans le cadre de son Festival Jeune Public…
 
La chambre (de Zette) / « Dix villes, dix dates »
du 16 Novembre au 18 Décembre 2007

Représentations à 15H00 (Scolaires) et 18H00 (Tous Publics)
 
Vendredi 16 Novembre  ž   Herin, salle des fêtes
Jeudi 22 Novembre        ž   Roeulx, salle des fêtes
Vendredi 23 Novembre ž   Haulchin, espace Daniel Féry
Jeudi 29 Novembre       ž   Bruille- Saint-Amand, salle des fêtes
Vendredi 30 Novembre ž   Wasnes au Bac, salle polyvalente
Jeudi 06 Décembre         ž   Maulde, salle des fêtes (tous publics à 17H30)
Vendredi 07 Décembre ž   Neuville sur Escaut, espace culturel L. Vennin
Jeudi 13 Décembre         ž   Millonfosse, salle des fêtes
Vendredi 14 Décembre ž   Marquette en Ostrevant, salle des sports
Mardi 18 Décembre      ž   Avesnes-le-Sec, salle César Bavay

Gratuit
Réservation service culture de La Porte du Hainaut 03 27 09 92 27

La Chambre (de Zette), une production de la Cie Les Mille et une Vies ; co-production Agglomération Artois Comm. ; créée avec le soutien du Ministère de la Culture – DRAC Nord-Pas-de-Calais et du Conseil Général du Pas-de-Calais ; aidée à la diffusion par les CG62 et 59
 
pl--tre--44-.JPGAu cours de ce mois d’octobre, l’ensemble des participants sont passés par la case « découverte de la manipulation » . Sur chaque séance 2 « duo » s’essayaient à la prise en main et mise en vie de ces drôles de poupées ! Ces moments de manip’ m’ont permis d’observer comment chacun appréhendait la manipulation, quelle relation s’installait entre marionnettes et « apprentis-manipulateurs ». Sachant que j’aurais un temps plus spécifique avec les collégiens, mon attention s’est davantage portée sur les Imaïens*. J’avoue avoir était surprise par certains d’entre eux et plus particulièrement par Aurélie qui au delà du maintien de l’objet a su s’amuser et amuser son public. De façon très naturelle, elle a transféré à l’objet quelque chose d’elle même ; le rendant vivant. Je ne sais comment dire, je regardais la marionnette évoluer dans son cadre et je décelais en elle une part d’Aurélie. Plus tard, j’ai appris qu’Aurélie avait une habitude amusante : répéter, face à l'écran de télévision, certaines répliques de personnages de dessins animés. C’est visiblement cette habitude là qui est réapparu ici, répétant tantôt les mots, tantôt les mouvements d’un autre personnage en scène. D’un coup l’exercice improvisé prenait une dimension qui lui était propre et sans le savoir ou au contraire en le sachant (je ne sais pas !) Aurélie faisait une proposition pertinente que nous réutiliserons sans aucun doute…  Elle manipule comme elle est, appliquant la consigne donnée sans se poser de question,  et c’est bien ce qu’il s’agissait de faire… Sylvain et Emmanuelle semblent eux aussi avoir un potentiel en manipulation, ils sont en tout cas, d’après moi, en mesure d’y arriver… Quentin, Ousmane et Gwendo seront peut-être plus à l’aise avec d’autres techniques de manipulation qui ne nécessitent pas forcément d ‘avoir le bras levé et qui seront abordées au cours de cette exploration. A suivre…
* puisque nous nommons communément "collègiens" les élèves du collége, j'ai décidé de nommer "imaïens", les enfants de l'IMA !
Lire la suite sur le blog de marionnettes au collège
PIC-0488.JPG Les répétitions de La chambre (de Zette), c'est fini. 
Jeudi nous devons démonter castelet dit Théâtre de marionnettes itinérant, et l'atelier de résidence  puis, marionnettes et objets rangés, la tournée démarre. Dès vendredi. Ce sera un autre rythme ; fou mais un peu moins. Nous irons, continuyant les actions culturelles, de représentation en représentation à la rencontre du public.. 
Ces derniers jours, les avant-premières nous ont permis de confronter au public notre travail et de nous (ré)conforter. Après le spectacle, sortant de derrière les rideaux noirs du castelet, nous découvrions des enfants, les adultes qui les accompagnaient, un public émerveillé. Oeil allumé, sourrire à la bouche, le verbe facile dans les questions et tout le toutim... Après la discussion avec la salle, ils avaient du mal à nous quitter. Des moments denses en somme. Avant ces représentations de calage, je m'inquiétais. A Dorothée, j'essayais au mieux de ne pas montrer ma tension, mais c'était difficile. Mon inquiétude naissait entre autre du fait que pour la première fois depuis longtemps je voulais que la durée du spectacle soit de plus d'une heure. Un format qui permet les ralentissements, le rêve, la bouche ouverte, les yeux ecarquillés aussi. Il dure 67 minutes. 
Mon inquiétude à ce propos... Mais cette durée a été acceptée par nos spectateurs -testeurs ?- d'avant-première. Si il reste quelques longueurs ici et là, quelques raccords pas tout à fait justes, je sais, qu'à force de représentations, très vite, nous trouverons le rythme des transitions en particulier et du spectacle en général.
La chambre (de Zette) est  déjà là mais tout peut être plus fluides encore. 
Je regarde derrière moi, les  mois passés ont été fous.
Devant ça s'annonce un peu plus calme mais, ça reste soutenu.
Je devrais bientôt mettre en ligne des extraits vidéo des représentations. Je suis étonné de la qualité des prises. Dans, La chambre (de Zette)  le castelet devient un cinéma d'animation ; des enfants nous l'ont dit, ils ne sentent pas le temps réel et la course des manipulateurs qui assument le déroulé, l'existence des images. Pour illustrer cela,notre absence, l'absence de la réalité des manipulateurs, rien de mieux que cette annecdote, cet incident survenu hier en fin de spectacle :  normalement, la dernière transition se fait derrière les rideaux fermé, et lorsque nous les rouvrons les spectateurs doivent découvrir Zette  endormie dans sa chambre. Hier, alors que les rideaux étaient fermés, que nous mettions en place la scène, pendant son déplacement la chambre s'affale et je, m'affole ; malgré la peur, malgré les gestes de dorothée disant on en reste là, en un temps record, la chambre est remise sur pied puis nous rouvrons les rideaux. Les étagères de la chambre (de Zette) sont vides, leur contenu s'étale sur le sol mais la scène finale est sauvée. Après dans la discussion avec les spectateurs, il semblerait qu'il aient eu du mal à interpréter le bruit de la chute amortie-arrêtée. Oui, la course du manipulateur ne doit pas se sentir pas, le mouvement doit rester retenu, le poids et l'effort ne sont pas au centre de notre petit cinéma d'image et de sens...
Ces avant-premières ont eu l'effet que nous escomptions ; après la peur, la joie ; les spectateurs applaudissaient longtemps...et nous, plus (r)assurés qu'hier nous pouvons prendre la route de la tournée...
Premières représentations vendredi 16 novembre à 15H (scolaire) et 18H (tous publics)
renseignements et réservations , service culture de la Porte du Hainaut au 03 27 09 92 27

Lille, le 5-11-07
Cie Les Mille et une Vies

Théâtre de Marionnettes Itinérant
Nos Ref : 1001-retardataires-générale10-11-07

Vos-Ref : soyez compréhensifs

objet : invitation générale-avant-première

Spectacle La chambre (de Zette)


de Nous , Cie Les Mille et une Vies,

à vous,

pas de temps...

pas de temps ou si peu de temps pour préserver les usages…En résidence de création,

les permanents polyvalents de La Cie Les Mille et une Vies,

Fabrice Levy-Hadida et Dorothée Saint-Maxent,

auteur, metteur en scène, marionnettiste,

comédien, constructeur, administrateur,

balayeur, comptable, technicien, hôtesse d’accueil, grouillot, colleur de timbres, réalisateur

et toutes autres fonctions imaginables-nécessaires, confondues ou séparées

ont le regret de tardivement vous informer et par la même occasion ,

de vous inviter

à la générale

de

La chambre (de Zette)

le 10 novembre 2007 à 20H30.

Pas de temps, si peu de temps ; le temps tordant les conceptions professionnelles de toute communication raisonnée, travaillée et réalisée dans les temps c'est avec retard et au détriment de tous les usages en la matière, mais aussi avec quelque dépit et encore avec l’angoisse d’avant la première que nous vous invitons donc à nous rejoindre le 10 novembre 2007 à 20h30 Salle du Rased sise rue du Mont éventé à Marles-les-Mines (62540)….
Si malgré les conditions "nez-dans-le-guidon"de cette invitation vous souhaitiez assister à cette générale autrement nommée avant-première nous vous serions reconnaissant de nous confirmer votre présence  par retour de mail ou par téléphone au 06-09-76-95-26.
Vous priant de recevoir nos cordiales salutations soyez par ailleurs assurés de nos sentiments les plus angoissés avant la création...

Pour la Cie Les Mille et une Vies

Théâtre de Marionnettes Itinérant

Les Polyvalents, Fabrice Levy-Hadida et Dorothée Saint-Maxent,

objets et autres bouts de ficelle.


La chambre (de Zette)

Forme de salle

production Compagnie Les Mille et une Vies -Théâtre de Marionnettes Itinérant

co-production Artois Comm.

créée avec le soutien

Ministère de la Culture et de la Communication/ DRAC Nord/Pas-de-Calais

Conseil Général du Pas-de-Calais
Pour info,

La chambre (de Zette)

Forme de salle sera ensuite en tournée…

Vous pourrez découvrir ce spectacle

dans le cadre du Festival Jeune Public de la Porte du Hainaut (59)

le 16-11 à 15H et 18H - Hérin

le 22-11 à 15H et 18H - Roeulx

le 23-11 à 15H et 18H - Haulchin,

le 29-11 à 15H et 18H - Bruille-Saint-Amand,

le 30-11 à 15H et 18H - Wasnes-au-Bac

le 6-12 à 15H et 18H - Maulde,

le 7-12 à 15H et 18H - Neuville/Escaut,

le 13-12 à 15H et 18H -  Millonfosse,

le 14-12 à 15H et 18H -  Marquette en Ostrevent

et le 18-12 à15H et 18H -  Avesnes-le-Sec.

La Chambre (de Zette) sera aussi à Villeneuve d'Ascq le 19-12 (sous réserve)

et à Wingles (62) les 21 et 22-12

Cie Les Mille et une Vies
T : 03 20 88 44 78
F : 03 20 88 45 69

PIC-0457.JPG On va partir. Il est bientôt temps. Prendre le temps de se préparer, café, douché vite la voiture, vite la route et on y est. Ca recommence. L'urgence. L'urgence recommence, prend le pas sur le reste. Encore une semaine et on donne à voir, on se donne à voir. Ce sera l'heure des premiers pas, premières rencontres publiques de cette nouvelle version ; l'angoisse s'installe. Oui, aujourd'hui l'angoisse s'installe, les nuits sont courtes, peuplées de mauvais rêves. Rien n'est prêt, tout se construit ! Toujours pareil, jamais la même, l'angoisse se renouvelle. Notre pari est difficile à tenir. C'est en ces temps de création, que les peurs se font plus grandes. C'est aussi en ces temps que l'urgence pèse de tout son poids. Nous y arriverons ! Nous n'y arriverons pas ! La peur d'avant la représentation, d'avant la première représentation grandit, prend le dessus, nous fait avancer. On pourrait se dire  "ce ne sera que des avant-premières", mais ça ne change pas l'angoisse. Et puis dedans encore, l'angoisse du temps qui passe et des choses à faire qui ne sont pas faites ; des dossiers en cours  qui restent désespérément mis sur le côté ; dossiers dont la date butoir approche et qui ne sont pas constitués ; angoisse pour ce blog, journal que nous n'arrivons pas à alimenter comme nous le voudrions ; angoisse pour ces communiqués de presse que nous n'envoyons pas, toutes ces choses à faire, toutes plus urgentes les unes que les autres que nous ne faisons pas ! Pourtant , il n'y a pas de relâche, nous ne nous l'autorisons pas. Dans ces moments, nous nous apercevons que tentant d'avancer nos pas sont lourds, que nos esprits sont engourdis ; nous y arriverons ? 
L'esprit est plein, déborde, nous sommes fatigués. C'est dans ces moments aussi que parfois reviennent les doutes sur nos choix ; c'est dans ces moments que nous imaginons avec amertume dans quelles conditions se ferait la création si nous n'avions pas fait certains choix. C'est dans ces moments que nous imaginons avec quelques regrets ce que serait être artistes entourés, construisant oeuvre dans un écrin !  Nous ne serions pas sur ce tout terrain sur lequel il faut tout construire ; territoire sur lequel, isolés nous construisons autrement. Je sais que ces regrets ne durent pas mais c'est dans ces moments qu'ils sont plus vifs.  J'imagine un autre temps, un autre façon de projeter notre art. Si nous n'avions pas décidé "l'itinérance" et la mobilité ; si nous avions cherché les scènes du temple, si nous n'avions pas pensé que l'art est politique. Imaginer que nous serions dans un lieu dédié à la création ; imaginer que nous pourrions ne nous soucier que de la création ! Imaginant tout cela je sais aussi, que nous n'envisagerions pas la création de la même manière. Et comme un château de cartes, les doutes s'affaissent et revient la croyance en notre réalité. Cette réalité si difficile, des"Faiseurs de Théâtre" construisant de nouvelles scènes.
PIC-0464.JPG Angoisse du temps qui passe. Au coeur, au centre, la fragilité.  Fragilité des hommes, des projets, des objets. Mots mis les uns après les autres ; construisant sens un jour, incompréhensibles un autre.
Aujourd'hui, à Marles-les-Mines nous devrions caler la dernière scène, la plus difficile et, si tout va bien, nous pourrons à partir de demain travailler les transitions. En somme, un dimanche comme la autres à Marles-les-Mines. Ensuite, à partir de ce que nous ayurons fait aujourd'hui, si tout va bien, nous pourrons filer et vérifier dans la durée la cohérence du spectacle. La chambre (de Zette), forme de salle voit le jour difficilement ; scène après scène nous bataillons pour la faire paraître,  l'arracher de nos nuits. Mais toutes ces difficultés, font partie du jeu que nous avons choisi de jouer, cela je le sais. Toutes ces difficultés sont aussi notre bonheur, elles nous construisent. Et si parfois nous doutons, très vite, dans le regard de spectateurs toujours enfants, nous  retrouverons le sens de nos luttes. C'est vrai nous n'avons pas de sérenité, nous n'avons pas placé la création dans un écrin, nous ne l'avons pas mise au dessus des lieux de vie de l'homme, mais nous avons cela, ces regards émerveillés de gens que nous n'aurions pas rencontrés si nous n'avions pas fait le pas, ce pas. 
Bientôt nous partirons, il est temps de partir. Après le temps  des mots, le temps de la route. Nous retrouverons, Zette, les deux vieilles et, l'Oiseau. Oiseau de la photo qui trouve depuis quelques jours sa forme définitive. Marionnette sur pied à roulettes au grand bec et à la voix étrange. Sa voix, celle de l'oiseau, je ne l'ai pas encore tout à fait trouvé, ce soir ce sera fait. J'arrête là les mots du dimanche. Point. Vite, il faut partir, le temps passe, les mots s'effacent. 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus