Mario en Prison

  • : Marionnettes en Prison
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  • : La "Cie Les Mille et une Vies" a été créé à Lille (59) en 1998. En 2006, autour des interventions qu'elle menait dans 2 Maisons d'Arrêt, la Cie a ouvert ce journal de bord. Avec le temps ce blog s'est ouvert à l'ensemble des activités de la Cie et est devenu le journal (presque intime) du Théâtre de Marionnettes Itinérant. Dans ce lieu nous pouvons vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents.
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bouchain2.jpg Dimanche approche, un dimanche à Bouchain, un dimanche comme les autres ? C'est là que ça va commencer, tournée d'été et tout le toutim, petit matériel et marionnettes dans le camion embarqués  pour ne pas souffler avant le 19 août.
oui,
Dimanche ça commence, les jours passent et alors qu'au démarrage, nous pensions nous octroyer royalement deux jours de pause, nous voyons les affaires courantes nous absorber. Celles là, accompagnées de la peur de voir le corps se décomposer si nous arrêtons, nous fait continuer de courrir. Le ressort trop remonté, la machine s'embale et puis... casse ? ....non et puis... et puis rien ? C'est Bouchain la première image....
Tous les jours, le téléphone, le mail, ne cesse de me solliciter et de me faire transformer  les objectifs que je m'étais fixé. De demande d'information en demandes de projets, tourbillon, qui m'emporte, j'en ris (jaune).
Epoque je regarde les yeux verts de Dorothée ; ce matin, je n'ai pas remarqué, elle a pris le temps de (re)coloriser ses cheveux. Mes dents bougent et tombent... Aie, en voilà un marionnettiste qui déchausse, vieil édenté avant l'heure...
Image, images la petite aiguille tourne aussi vite que la grande, les mots s'enchaînenet, pas le temps de me poser à pleurer sur mes maux.
Devis, bons pour accords, contrats et conventions, les uns succèdent aux autres et pour l'instant rien, non rien ne semble prêt... Avant le départ, la peur d'oublier l'essentiel envahit. Vous le voyez vous, le marionnettiste sans sa tête devant son public ? Déjà qu'il lui manque des dents, en plus qu'il manque de temps si la tête venait à s'absenter, vous le voyez, le marionnettiste, et bien non, vous ne le voyez pas, c'est un magicien de la disparition...
Et puis lundi, vous l'imaginez, lundi l'absence à Oisy. Déjà que l'été n'est pas ce qu'il devrait être, à en faire peur même aux plus optimistes, vous l'imaginez, l'absence à Oisy... Oisy, la cour d'école, c'est la deuxième image...
Cessons là la fiction, je n'ai pas peur, pas d'angoisse, pas, je suis là, je suis là...commençons la fiction, c'est une histoire, une histoire de...
Ca pourrait commencer comme ça...
Il était une fois, un petit Théâtre de marionnettes itinérant. A cette époque, de villes en villages, promenant ses histoires, de maisons de poupées en histoires d'humanité, autour du petit Théâtre, les générations avaient pris l'habitude de se retrouver. Dehors ou dedans, s
implement assis sur les bancs, vieux et jeunes, prenaient autant de plaisir à rire des histoires contées par les personnages grossiers qu'à être ensemble. flinespano-.jpg Vieux et jeunes, enfants et parents, n'avaient plus, à cette époque là, que rarement l'occasion de se retrouver. C'est pour cela que lorsque l'été venait, tous attendait les affiches qui annonçaient le retour du petit Théâtre.Mais il arriva un jour que le petit Théâtre ne vint pas, que les affiches ne réapparurent pas...
C'est comme ça que ça pourrait commencer.... Mais après Oisy, on sera mercredi à Flines-les-Mortagnes... et après encore ailleurs et encore ailleurs et encore... et c'est pas comme ça que ça commencera...
Mais ça ne commencera pas comme sur l'image non plus, non, il ne neigera pas, c'est l'été ;  quand l'été il pleut et qu'en même temps, le soleil luit alors, on dit que  le diable bat sa femme...




casernparis0010.jpg Ces derniers jours sans que je sache vraiment pourquoi, sont remontées des images-sensations de la prison. 

Sensations entières, rien n'est oublié,  les douleurs ressurgissent.  Corps brisés,  odeur,  et bien que je ne veuille pas de cela pour l'humanité qui m'entoure, exclure toujours un peu plus, j'ai du, contre mon gré utiliser l'oubli pour exclure cette réalité.  Rester en vie...

C'est ça, c'est cela, va au trou et ne t'en relève pas.

Travailler la mémoire, ne pas se laisser aller à l'oubli. Même lorsque c'est douloureux. Coursives, regards éclairés ou sombres, plus souvent sombres qu'éclairés. Attente, attente à n'en pas comprendre le sens. Grilles et barreaux, lumière qui filtre, tous les jours porter le poids du matériel, rien ne reste. Les oreilles qui débordent de résonnances et de cris lointains. Paroles, un instant la prison s'est envolé. C'est dans le champ que ça se passe. De l'autre côté de la Maison d'arrêt, des bureaux du Service d'Insertion, on voit deux tentes posées sur une langue verte bordant l'autoroute. Devant les tentes, deux chaises pliantes, du linge séche sur les arbres, ici et là. A en croire que les détenus sont privilégiés, mais non...

Mémoire qui prend le dessus, reviennent des images, des mots. Des mots de ceux croisés pendant un été, l'été dernier, détenus et gardiens, ensemble, êtres humains par le centre rejetés. Georges, Saïd ou Nasser, Patrick ou Alex où en êtes vous ?

Fermant les yeux...

Ces derniers jours j'ai senti revenir en moi ce goût amer que toujours révéle mon incapacité à changer la mécanique de la violence (si bien huilée). Ces derniers jours j'ai senti combien nous n'étions pas loin de chuter, tous, et de ne plus nous relever.

Une main tendue, juste une main tendue. Un espoir ou une croyance isolée dans la  masse d'indifférence ? Un regard qui construit. Croire. Croire, mais pas en "quelque chose" ou "quelqu'un" qui du dessus nous permettrait d'agir mais en la force que peut avoir une volonté, notre volonté, ma volonté.

Articulations qui craquent, l'humlidité fait son sale travail sur le corps vieillisant.

Peut-être faudrait-il que nous (ré)apprenions à nous écouter, à nous (re)garder plutôt que d'écouter le téléviseur nous (ra)conter l'autre. Peut-être devrions nous nous séparer de cet écran, du 36 cm au Plasma, parce que nous ne savons pas l'apprivoiser. Peut-être devrions-nous le défenestrer.

Mais attention, si certains tentent l'aventure, lorsque vous ouvrez la fenêtre, vérifiez que personne ne passe dans la rue avant de jeter le téléviseur. Mais attention, sachez que la société vous en voudra. Peut-être qu'un coup de sonnette prolongé, interrompra votre sentiment de libération, vous avez sali la rue ; peut-être sera-ce (comme pour Romain au Pavé), la porte de la prison  que vous passerez et si vous  y allez c'est la télévision que vous (re)trouverez......

Je revois des hommes enragés et je crois que je comprends la rage. Chaleur et sueur que faire ? Tête sans cesse contre le mur butant. Pendant la marche, la main effleure le béton. Histoire de se sentir en vie. A la fin de la journée les doigts sont irrités. Taper du poing sur la table, vide dedans, vide dehors, les mots sont blancs.

Censures, emprisonnements intérieurs ou rééls. Les os craqueraient sous le poids du corps ; sirènes dehors, sirènes dedans (mais pas les mêmes !), le feu grandit, je perd le fil, le sens.

compoatelier0005.jpg L'autre jour, j'avais face à moi G. à qui je proposais un emploi pendant l'été. G., je l'ai rencontré au cours de la tournée des jardins Lillois, "Marionnettes en Jardins et La Caravane" en 2004. C'était justement le moment où il sortait de la Maison d'Arrêt. A l'époque, bénévolement il nous avait aidé. G. je le sais parcequ'il me l'a dit, a donc fait un passage court par la case "ZonZon". Après sa sortie il a été disculpé.... L'autre jour, alors que je lui présentais le poste que je voulais qu'il occupe j'observais ses réactions et j'ai vu que ce moment là de sa vie, la prison n'était pas oubliée-guérrie.  La prison a détruit une partie de ce qu'il était. Alors que je lui présentais le boulot qui serait le sien pendant l'été, je voyais aussi dans ses yeux ses interrogations face à ma confiance. Pourtant, jeudi je le retrouve pour lui donner le brouillon du contrat de travail...Son premier vrai contrat (pas un mi-temps aidé) depuis longtemps...

Penser autrement...Accepter de partager ; et pas seulement ce que possède l'autre mais ce que nous possédons aussi. Tendre la main, juste tendre la main. Serait-elle caleuse, vaut mieux une main caleuse que pas de main...

Ce n'est pas par l'autre que tout commence mais par moi, ce n'est pas de l'autre que tout partira mais, de moi... et de main en main des villages se construiront... 
lecorpobjet2vert-copie-1.jpg Pensées les unes après les autres allignées. La fatigue s'engouffre, l'esprit se fraye un chemin à travers le corps cassé. Ce matin il me fallait me lever, ne pas arrêter, de peur de tomber, ne plus pouvoir se lever...

Je regarde le chemin parcouru depuis quelques mois et une sensation de vertige m'envahit. Notre travail, nos choix, dans une époque difficile, prennent vies, s'épanouissent.

Il faut arrêter de chercher la lumière. Eblouissante lumière. Il faut descendre du piedestal. Il faut arrêter de cultiver l'art de la commande, freiner l'époque de la culture comme outil politique  et repolitiser l'oeuvre...

Mon métier est différent mais n'est pas supérieur, il fait partie de notre société; la société, je ne peux la regarder du dessus, je ne peux intervenir que de l'intérieur, seulement de l'intérieur.

Comment  se  retrouve-t-on là, à ce point séparé du public que l'oeuvre grandit sans se soucier de ce qui autour disparaît ? Le Théâtre de Marionnettes itinérant s'installe dans un espace inoccupé ; envahissant le vide il tente d'en tirer des pleins. Là ou l'applaudissement de fin de spectacle n'est pas une règle acquise ; là où l'art ne dit rien, se poser et construire.

Pensées, pensées perdues, éloignées...

Au cours d'un forum avant les éléctions présidentielles, je me souviens d'acteurs culturels pleurant sur leur sort. Je me souviens des paroles d'un directeur de centre dramatique (celui de Béthune) regrettant que lorsqu'il se rend sur la place de la ville, toutes terrasses dehors, il ne reconnait pas les gens qui consomment, qui prennent le soleil, il regrette que ces gens ne  fréquentent pas sa salle et ne le reconnaissent pas. De mon côté, je regrette, qu'il ne fasse pas le choix de les fréquenter, qu'il ne fasse pas le choix de travailler "le public au corps", qu'il considère comme acquise la place de l'art dans la cité....leurs lieux à eux, ceux d'en bas, sont à occuper. 

Mais pour cela, il faut sortir l'art du temple... 
mais autrement que lors d'un événement le protégeant de toute rencontre, de tout contact. Evénement, acte de consommation d'une époque toute entière tournée vers cela, la consommation de l'art aussi...

Des souvenirs remplisent, refont surface, le regard  des enfants, le regard des parents, souvenirs de deux mois passés dans une petite ville du pas-de-calais à travailler  à la création de notre nouveau spectacle . Bagarres, bagarres, avec le sens, avec le territoire, avec soi, bagarres avec le...  Et demain ; ne pas y penser ? Qu'en restera-t-il ? Demain  "le petit père" nous détruira  ? Si la peur est le seul moteur, alors autant baisser les bras... Mais la peur jamais ne m'a fait avancer, alors, contre vents et marées, contre "le petit père aussi", sans peur avancer...

Des mots, des mots...

Les anciens qui m'emplissent, ceux que j'ai lus, ceux que je n'ai pas lu aussi... Une ombre vite, une ombre qui marche, qui pleure, qui parle, qui est. Une ombre encore parlant. Rien ne sert de ... il faut...l'ombre des anciens plane au dessus de nos vies...

Pensées, vite dites mal (dé)écrites. Urgence avant le silence, une dernière fois avant la prochaine, encore un petit mot.... Et puis l'oubli, les chambres d'hôtel qui défilent, les visages qui se confondent. Qui ? Lui ? Elle ? il/elle m'a salué, mais qui ? La mémoire partie... Jeu de cache-cache, perte de mémoire.

Insensé... je deviens insensé ! Souvenirs, je ne sais pas, ce visage.

Et aussi, aujourd'hui, le bonheur de retrouver la salle, le bureau dans le quartier gettho de Lille-Sud Arbrisseau. Les sourires, face à la porte pleine de nouveaux tags, même pas jolies les nouvelles écritures alors, encore une fois, plutôt que de perdre kle temps à sollicter le bailleur, vite la repeindre et n'en parlons plus. Puisque j'y suis, changer, la boite aux lettres , elle en avait besoin...

Vite, avant la tournée, vite, encore un mot, de peur que le silence, et n'en parlons plus... Dans 15 minutes, encore quinze minutes, un rendez-vous, encore quelques mots avant, plus que quatorze minutes....

J'aurais voulu dire, mais non, ça y est, espace privilégié, endroit maudit, ne reste plus de temps, contradictoires les mots, alors le fermer, vite et bien, vite et longtemps, en prison... La porte franchie, qu'est-ce qui retse, tout nu, même celui qui ne fait que la visiter, qui en ressortira plus tard, plus rien, tout nu,
rien qui le protége, ce sentimant là... Ne les laissons pas faire, ne nous laissons pas faire...

Pensées qui s'embrouillent, élements qui se démèlent, j'enverrais peut-être le texte de La chambre (de Zette) à un comité de lecture... Mais la peur de faire lire, plus que de faire entendre, c'est étonnant, surgit...
trop plein, ça déborde, il est trop tard, vite un dernier pour la route... plus le temps, ne pas remettre à demain, c'est là que ça s'arrête, trop plein....


Aujourd'hui nous démontons le petit Théâtre de Marionnettes  de Marles-les-Mines. Nous y reviendrons en septembre mais pour l'heure il est temps de se mettre en tournée d'été. Hier, nous avons passé la journée à essayer les  décors de François pour la forme de salle de La chambre de Zette.  Voici quelques images de ces décors en situation...

pour commencer , La chambre (de Zette)

chambreDoro.jpg



























ensuite, les trois vieilles dans la chambre

VieillesChambre.jpg


























pour continuer l'ombre d'UT


ombreUt.jpg










































Qui devrait être assise dans le compartiment du train


traincastelet.jpg
































dans lequel arrivera Zette


trainZette.jpg










































qui, après un long voyage montera l'escalier


escalierzette.jpg
































à la fin de la journée on était sur les genoux,
je ne montre pas mes cernes
mais
mes deux collaborateurs
François et Dorothée qui affichent un sourire...


convenu ?

esaclierFran--oisDo.jpg

pouponzette-copie-1.jpg Et voilà, la série d'avants-première est passée.... Plutôt bien ! Le public de Marles semble avoir apprécié notre travail. C'est amusant comme les représentations tous publics peuvent être différentes des scolaires, en termes de réactions... Les deux premières étaient remplies par des écoles de Marles, Bruay et Auchel. Face aux 90 enfants et quelques adultes présents sur chaque séance, Zette a tenu la route et mon angoisse s'est estompée (un peu)... C'est donc pleine de cette confiance que j'ai abordé la séance du mercredi et là patatras... La voix de Zette ne voulait pas se poser, une mamie du foyer pour personnes âgées se donnait en spectacle dans la salle et moi dans le castelet j'ai découvert cette difficulté de gérer le dehors en étant dedans et plutôt que de donner à Zette le pouvoir d'intervenir sur mamie, j'ai choisi de "tracer" ! J'ai eu peur, en ouvrant sur l'interaction, en jouant avec le public, que cela ouvre encore plus de portes à mamie ! Résultat : ce ne fût pas la meilleure de la semaine !! Mais telle était le but de ces avants-première : confronter le spectacle au public, nous confronter à la représentation et à ses aléas et ainsi nourris, reprendre le travail... Jeudi ce fût à nouveau une scolaire... Nous avons eu un petit souci de décors qui peine à s'installer, quelques cafouillages de textes et une fin déstabilisante... Pour la première fois nous n'avons eu aucun applaudissement et bien je vous assure que ça fait bizarre ! Sur le coup on se demande si la représentation a été à ce point catastrophique, si personne absolument n'a apprécié ne serait-ce qu'un petit moment, etc... Mais en discutant avec la salle ensuite nous entendons une large majorité de remarques positives et découvrons que le public a fort apprécié la représentation !! Alors quoi ? Est-ce l'absence d'habitude culturelle ? Je ne sais pas mais en tout cas c'est tout à fait destabilisant... Vendredi nous avons eu relâche comme on dit... L'école de Divion qui avait réservé plus de 60 places pour ses élèves a finalement annulé quelques jours avant, après avoir découvert que, si la représentation était offerte, le bus pour venir à Marles était quant à lui à la charge de l'établissement... No coment ! Et puis samedi arriva... Dans la salle, il y avait, je crois autant d'adultes que d'enfants si ce n'est plus ! Une famille dont les deux garçons suivent l'atelier que nous menons à Wingles, nous a fait l'agréable surprise de sa venue à Marles... Qui dit que ces publics ne sont absolument pas mobiles ?! Une petite fille a fait, selon les dires de sa maman, une histoire pas possible pour que sa maman l'emmène revoir le spectacle qu'elle avait vu jeudi avec l'école !!! Qui dit que la représentation de jeudi n'a pas plu au public ?!! La représentation de samedi, donc, fût pour moi encourageante... J' y ai trouvé, je crois, la bonne piste de dynamique à donner à Zette... Et la composition de la salle, nous a permis aussi de "vérifier" le bon fonctionnement du degré de lecture pour adultes...
Sur l'ensemble de ces avants-premières, c'était amusant de découvrir les rires des enfants (ou des adultes) à des moments qu'on n'attendait pas forcément... Le silence qui accompagne certaine scène... Et puis il y a la lecture du rêve ou du voyage qui varie selon les regards... Et puis il y a...tellement de choses...
J'ai commencé, cette semaine là, angoissée; aujourd'hui, je n'ai qu'une envie, continuer...
epidesoil7.jpg En cliquant ci-après vous trouverez la plaquette de présentation de la tournée d'été du Théâtre de marionnettes itinérant, les représentations, les actions de sensibilisation... Programme été cliquez(c'est un doc PDF qui nécessite ACROBAT READER). Quelques dates manquent  à cette plaquette qui se sont rajoutées ensuite, celles passant par Bethune en particulier.... mais voilà ci-dessous toutes les dates et horaires de représentations...

Les Aventures de Germain Lenain

Dimanche 1er juillet 11h30 et 17h00 - parc de la Maison de retraite Dronsart - BOUCHAIN

Lundi 02 Juillet 18h00 - Ecole Charles PERRAULT - 23 rue de Denain - OISY

Mercredi 04 Juillet 16h00 - Place Jean Marie DECOBECQ - FLINES LEZ MORTAGNE

Jeudi 05 Juillet 18h00 - Espace vert à côté de l'Ecole élémentaire - Rue Roger Salengro - MILLONFOSSE

Vendredi 06 Juillet 18h00 - Espace vert à côté de la mairie - Rue de l'Eglise -WAVRECHAIN SOUS FAULX

Lundi 09 juillet 14h30 et 18H00 - Espace de la Morquenne - Rue de Bouchain - AVESNES LE SEC

Mardi 10 juillet 14h30 et 19h00 - Place Verte - MASTAING

Mercredi 11 juillet 14h30  et 19h00 - Jardin Public derrière la salle Léo Lagrange - NEUVILLE SUR ESCAUT

Jeudi 12 juillet 14h30 et 20h00 - Parking de la Mairie - 75 Grand'rue - MAULDE                                   

Vendredi 13 juillet à 15H00 à la Médiathèque Jean Buridan, avenue de Bruxelles- BETHUNE

lundi 23 juillet 14h30 et 18h00 - Espace vert derrière la Salle des Fêtes - Impasse Michelet- ABSCON

Mardi 24 juillet à 15H00 à l'Hôtel de Beaulaincourt, rue du Tribunal- BETHUNE

Mercredi 25 juillet 14h30 et 18h00 - Aire de jeu à côté de la Salle Polyvalente - NIVELLE   

 

La chambre (de Zette) du 27 juillet au 19 août - gratuit                

Vendredi 27 juillet  15h00 - parking de la Salle Leclercq  rue du Gal Leclercq – WINGLES (sous réserve)

Mercredi 1er Août 17h30 - Espace Vert école Deneux – rue des Ecoles - CALONNE-RICOUART

Dimanche 05 Août  16h00 - Place du Docteur Roux - WINGLES (sous réserve)

Mardi 7 août à 15H00 à l'Hôtel de Beaulaincourt, rue du Tribunal- BETHUNE

Mercredi 08 Août  17h30 - Cour de l’école primaire Pasteur quartier du stade parc - BRUAY-LA-BUISSIERE

Vendredi 10 août à 15H00 à la Médiathèque Jean Buridan, avenue de Bruxelles- BETHUNE

Samedi 11 Août  17h00 - Site des étangs des Claires Fontaines - HERSIN-COUPIGNY

Mardi 14 Août  16h30 - Parc François Mitterand - rue Victor Hugo - BARLIN

Jeudi 16 Août  15h00 - Ecole Gambetta 13 Boulevard Gambetta - MARLES-LES-MINES

Dimanche 19 Août 16h00 - Cité du Rond-point - MARLES-LES-MINES


nicol.jpg Les avant-premières se sont terminés samedi. La salle du Rased à Marles-les-Mines. La Cie les Mille et une Vies fait son Théâtre de marionnettes. Samedi c'était une petite salle ; une trentaine de spectateurs. Des spectateurs les yeux pleins d'étoiles à notre sortie de sous la jupe-rideaux du castelet...Encore quelques jours et nous démontons....Dans la salle,  après le spectacle, nous avons partagé un verre et les mots. Une maman accompagné de sa fille, nous racontait comment elle  était arrivé là. Sa fille venue à la séance scolaire du jeudi avait fait promettre à sa maman de  revenir le samedi. Le soir venu le spectacle est oublié. Mais la famille qui habite à côté de la salle et quand la fille voit les spectateurs arriver, elle rappelle à sa mère sa promesse. Celle-ci  essaie de temporiser, de remettre à une autre fois, de dire qu'il est trop tard mais face à la crise de sa fille,  elles enfilent leurs vêtements et les voilà parties, enfant à l'oeil humide, adukte au sourcil froncés pour voir ce satané spectacle. Au sortir de sous la jupe du castelet, nous voyons qu'adulte et enfant ont les mêmes étoiles dans les yeux, le même sourire aux lèvres.
Ce soir là, de Wingles, des parents ont accompagné des enfants qui suivent notre atelier hebdomadaire. Quand j'ai vu les enfants et leurs parents arriver, j'étais ému.. La résidence se termine et il faudra que nous trouvions un traitement radical contre la fatigue avant de partir en tournée...
PS@Laurence : je t'envoie par mail le calendrier de diffusion de la Chambre (de Zette), tu pourras peut-être croiser le chemin du spectacle...merci pour tes commentaires
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