Après les derniers articles publiés, samedi nous avons pris la route de Marles-les-Mines. Une semaine sans retour vers Lille, et la nuit
entre auberge et hôtel dormant, pour le lendemain travailler plus, perdre moins de temps sur la route, mieux nous concentrer.
Voila pour les raisons de mon silence. Construire un spectacle et montrer des marionnettes, s'éloigner de la ville et s'immerger dans la chambre (de Zette), dans le Théâtre de marionnettes itinérant.
De longue date, je crois en
avoir déjà parlé ici, nous avons imaginé des temps, pendant cette résidence de création, qui nous permettent, temps de rencontres, de lectures, de répétitions ouvertes, de confronter nos choix au
public.
Aujourd'hui dans la salle, une trentaine de personne assistait à ce que, dans nos documents de communication, nous avions nommé "répétition publique". Le public donc, parents accompagnés de leurs enfants, quelques personnes agées, groupe venu de la maison pour tous de Marles accompagné de Cali sa responsable et une de nos partenaires, le public donc, au cours de cette séance, cette dernière séance de la semaine, même si elle était fatiguante avec sa durée d'une heure trente environ, le public donc a réussi à me faire oublier certains de mes doutes et a fini de me conforter dans mes choix.... actuels... Demain, ayant refermé cet intermède ouvert au public, nous reprendrons le travail de laboratoire, renforcés (je le sais) par cette confrontation..
Peut-être découvrirais-je de nouveaux doutes, peut-être m'emporteront les questions, les imaginaires faussés et dans leur armada de confiances disparues me lasserais-je embarquer ?
Mais demain est un autre jour...
Et puis, jamais futur n'est sur tant qu'il n'est passé...
Et samedi, lorsque nous repartirons de Marles je verrai, regardant les paysages passer, si l'objectif que je nous avais fixé, partir de Marles seulement une fois "la trame de la forme de jardin sortie, est atteint...
Pour l'instant, en terminant ici, je vais profiter de la chambre d'hôtel ; et ce soir, un peu plus confortable que les précédentes et que nous nous sommes accordés pour avoir une connexion, profitant du confort, malgré la connexion, je vais lire les journaux de papier...
Voila pour les raisons de mon silence. Construire un spectacle et montrer des marionnettes, s'éloigner de la ville et s'immerger dans la chambre (de Zette), dans le Théâtre de marionnettes itinérant.
De longue date, je crois en
avoir déjà parlé ici, nous avons imaginé des temps, pendant cette résidence de création, qui nous permettent, temps de rencontres, de lectures, de répétitions ouvertes, de confronter nos choix au
public.Aujourd'hui dans la salle, une trentaine de personne assistait à ce que, dans nos documents de communication, nous avions nommé "répétition publique". Le public donc, parents accompagnés de leurs enfants, quelques personnes agées, groupe venu de la maison pour tous de Marles accompagné de Cali sa responsable et une de nos partenaires, le public donc, au cours de cette séance, cette dernière séance de la semaine, même si elle était fatiguante avec sa durée d'une heure trente environ, le public donc a réussi à me faire oublier certains de mes doutes et a fini de me conforter dans mes choix.... actuels... Demain, ayant refermé cet intermède ouvert au public, nous reprendrons le travail de laboratoire, renforcés (je le sais) par cette confrontation..
Peut-être découvrirais-je de nouveaux doutes, peut-être m'emporteront les questions, les imaginaires faussés et dans leur armada de confiances disparues me lasserais-je embarquer ?
Mais demain est un autre jour...
Et puis, jamais futur n'est sur tant qu'il n'est passé...
Et samedi, lorsque nous repartirons de Marles je verrai, regardant les paysages passer, si l'objectif que je nous avais fixé, partir de Marles seulement une fois "la trame de la forme de jardin sortie, est atteint...
Pour l'instant, en terminant ici, je vais profiter de la chambre d'hôtel ; et ce soir, un peu plus confortable que les précédentes et que nous nous sommes accordés pour avoir une connexion, profitant du confort, malgré la connexion, je vais lire les journaux de papier...



En période de création, les jours passent et ne se
ressemblent pas ; trop courts, ils sont trop courts. Nous avons trouvé aujourd'hui, à quoi, la forme de jardin de "La chambre (de Zette)" doit ressembler. Nous avons pris
la décision, après une réunion avec notre scénographe/décorateur, il y a une ou deux semaines, je ne sais plus, qu'elle devrait être légère, proche du public, dans une technique réduite à sa plus
simple expression pour nous permettre d'assumer les conditions "tous terrains" dans lesquelles elle sera donnée à voir cet été. Ensuite, plus tard, après la tournée d'été à partir de fin septembre
2007, nous répéterons la forme de salle. Et depuis cette décisision chaque jour, nous faisons de nouvelles découvertes qui assuren
t le sol sous nos pieds. Aujourd'hui, le pas que nous avons fait, vers la création de la forme de jardin est un pas décisif, je crois. Après la construction de la
marionnette de Zette, pour le jardin, gaine à bouche, les premières répétitions, les premières recherches autour du texte. De la Zette de salle à la Zette de Jardin, (voir
les zimages) les constats, les recherches sus-mentionnées nous amènent à nous éloigner de la matière textuelle ou, plus exactement d'en tirer la trame de ce que nous donnerons à voir sans
l'utiliser dans sa forme actuelle et entière qui reste réservée à la salle attentive. La semaine prochaine, ouvrant quelques répétitions au public, nous pourrons confronter nos choix, les tester,
en parler pour avancer... La peur au ventre, j'en ai déjà parlé ici ; oui, c'est impressionant ce que la création créée comme inconnues, comme peurs...
Agendas et autres papiers encombrent l'espace de travail,
l'ordinateur trône éteint, batterie à plat, la tête et les mains sont perdues. Le temps de la sortie du spectacle se rapproche. Tous les jours un peu plus. L'estomac est noué. Avant les
représentations, plutôt qu'être enfermés en salle de construction-répétition, nous avons choisi de rencontrer régulièrement le public. Lectures, répétitions publiques, avant-premières autant de
temps qui nous permettant de valider nos choix, réduisent aussi notre concentration. Je le sais, ce choix d'ouverture est juste mais nous demande un plus grand investissement. Nos vies ne le
permettent pas toujours. Je ne peux, pendant le temps de la création, mettre mon fils sur la position "off"....
Depuis début 2007,
nous avons du refuser des achats de spectacles, des propositions d'actions culturelles, les dates étaient prises ; mais aussi, depuis début 2007, notre visibilité augmentant, des propositions nous
parviennent qui ne devraient pas nous parvenir. Des propositions que d'autres saisiront peut-être mais que nous, nous laisserons ; oui, des propositions nous parviennent qui ne prennent pas en
compte notre professionnalisme, et qui voulant acheter au rabais, toujours au rabais, qui considèrent la marionnette comme un espace amusant, interéssant mais toujours amateur ; des propositions
qui, si nous les acceptions nous mettraient en danger ; des propositions qui nous mettent en danger quand d'autres les acceptent. En tant que compagnie professionnelle, nous
sommes obligés de respecter les cadres conventionnels qui régissent nos métiers. En tant que compagnie professionnelle nous sommes fiers de pouvoir assumer ces cadres et parfois plus...
Etonnants,
la route, le temps qui se grise, les mots qui s'enflamment. Etonnants les jours qui passent, les formes qui paraissent, les rêves qui se réalisent. Etonnants les dessins qui prennent vie, les mots
écrits enfin prononcés.
Quelques
mots du dimanche. Quelques mots avec retour sur un passé tout proche. Un signe, ici comme ailleurs, des images aussi de ce qui se construit, marionnettes, objets et sens...
assister aux Z'art's Z'up de Culture Commune ; j'ai été étonné de voir le spectacle de
"Retouramont" dans le quartier du Mont Liebaud qui, s'il semblait être juste (et encore...) dans l'espace urbain choisi, ne me semblait pas convenir
au public, décidément, je ne comprends pas les choix et les outils de choix que peuvent utiliser les programmateurs....
