Mario en Prison

  • : Marionnettes en Prison
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  • : La "Cie Les Mille et une Vies" a été créé à Lille (59) en 1998. En 2006, autour des interventions qu'elle menait dans 2 Maisons d'Arrêt, la Cie a ouvert ce journal de bord. Avec le temps ce blog s'est ouvert à l'ensemble des activités de la Cie et est devenu le journal (presque intime) du Théâtre de Marionnettes Itinérant. Dans ce lieu nous pouvons vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents.
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De nos jours les apparences trompent, non de leur propre initiative mais plutôt parce que l'homme aime à s'arrêter à la forme et juger par son oeil ce qui reste visible seulement par le coeur. Juger est un défaut que l'homme cultive depuis la nuit des temps. L'homme ouvre les yeux, et après avoir regardé on lui apprend à poser sa sentence ; ceci est beau, ceci est bien, ceci est juste et blablabli et blablablo…. De nos  jours l'homme regarde l'autre avec des yeux qui ne veulent en aucune manière être étonnés et cherchent quelque chose de reconnaissable. Refusant toujours et encore de se laisser emmener par la différence et la considérant négative avant même d'avoir tenté d'en découvrir les subtilités ; l'homme ne comprend que ce qu'il veut bien comprendre. Il serait en son pouvoir d'agir autrement mais, face à la terre inconnue qu'est l'autre il ne veut se comporter que comme conquérant. Avec l'homme, le monde n'ira pas bien loin.

Cela fera un an bientôt, que cet espace s'est ouvert. Il y a un an  je voyais pour la première fois, de mes yeux ce lieux d'exclusion et ses quartiers intérieurs, la prison, dans laquelle je retrouvais, ceux des quartiers extérieurs, les enfants délurés et écervelés mis un temps en cage. Les murs hauts, corridors et miradors, ce  n'était pas un film. Les murs sales et délabrés à Loos. A Loos où il valait mieux ne pas regarder la toiture, l'installation électrique et ses fils courrant le long des coursives. A Loos... Cela fait plus d'un an que je mettais les pieds à Sequedin, prison neuve et nouvelle, fini le Panopticon, la nouvelle conception de l'enfermement prenant le pas, l'exclusion presque hospitalière, plutôt désinfectant qu'ordure, mais là les hommes peuvent devenir fous lorsqu'ils ne le sont pas en y entrant... Cela fait un an et les images sont encore fraîches, les sentiments, l'impression que nous pourrions faire autrement, que nous devrions faire autrement, nous communauté des hommes que nous devrions travailler à n'exclure que rarement que lorsque toutes le voies, toutes les autres voies ont été épuisées. Cela fait près d'un an.
Dans les quartiers cela fait maintenant longtemps que j'y interviens. Dans les quartiers éloignés, comme dans les villes, les enfants ont une tête, deux bras et deux jambes. Leurs parents ont moins d'argent qu'ailleurs. Dans ces quartiers là, les services publiques y sont moins présent qu'ailleurs (hormis la police qui y intervient avec régularité et souvent sans ménagement) ; dans ces quartiers il y a moins de commerces, de cinémas, de théatres ; de toute façon, les gens qui habitent ces quartiers
sont pauvres ; ils ne pourraient pas se payer les services qu'on leur propose. Dans ces quartiers les habitants ont des télévisions, ils se nourrissent de feuilleton entrecoupés de publicité et ils voient ce qu'ils n'ont pas.
Les gens des quartiers quand on les met en prison c'est pas toujours parcequ'ils tuent, pillent, se comportent comme des barbares. Pour ceux des quartiers, le délit, absence de permis de conduire, acool au volant, souvent se transforme en peine de prison ferme ; mais l'éducation ne serait-elle pas plus efficace ? Ne vaudrait-il pas mieux éduquer plutôt que de construire de nouvelle places, de nouveaux drames, de nouveaux espaces d'exclusion ? Tout irait bien parce que les gens des quartiers, quand ils arrivent en prison, ils retrouvent la télévision, (s'ils peuvent la "cantiner")...
Oui, ils veulent en construire plus, des prisons, des murs qui protègent ou éloignent selon qu'on soit d'un côté ou de l'autre. Non, je ne veux pas en construire plus, je ne veux pas de cette société là, j'ai le choix, je peux voter.
Lisez "Ruptures" de Serge Portelli et le 6 mai, votez . lire en ligne.
Après Wingles, depuis lundi, tous les jours la route de Marles-les-mines. Depuis plus de dix jours maintenant, le temps se réduit et je délaisse cet espace. Le soir, lorsque de retour, la fatigue m'empêche. Le matin les quelques instants encore disponibles sont dans l'empressement consacrés à régler les problèmes et autres affaires courantes... Presque dix jours, que ça a commencé et je sais que ce rythme, ce mouvement permanent ne s'arrêtera plus avant le 19 août. Parce qu'après le temps donné à la création viendra la tournée d'été.
Voilà, la création s'installe et l'esprit vagabonde entre lectures et construction de marionnettes, rendez-vous de travail avec François Lestrade sur la scénographie. Nos journées filent et nous font découvrir que cette création est pleine de paris étonnants. Pour La chambre (de Zette), au moment de l'écriture j'ai imaginé une scénographie mouvante ; tout au long du spectacle Zette voyage, de rêve en rêve. Au moment de l'écriture, je connaissais le castelet, son espace réduit et cela ne m'a pas empêché. Aujourd'hui, dans le temps de la réalisation, nous travaillons à faire tenir dans le Théâtre de marionnettes itinérant l'ensemble des scènes et accessoires. Et tous les jours nous constatons qu'il va nous falloir inventer de nouvelles dimensions. François, à chaque rendez-vous s'en rend compte un peu plus. Et chaque fois je grignote des centimètres. Mais je sais que les modalités de création pour le Castelet et ses impératifs ne sont pas les mêmes que pour un plateau de Théâtre. Oui, depuis plus de dix jours, le temps que nous vivons est plein, plein de magnifiques moments mais en même temps, depuis dimanche, mon regard sur l'autour se remplit d'inquiétude. Déjà dimanche 22 avril le vote utile, de l'esprit à l'urne avait fait son chemin. Mais voilà, dimanche la France a montré un visage fracturé. 30% et plus, je n'en reviens pas...si  toutes les droites s'ajoutaient, je suis KO (excusez le mauvais jeu de maux...)  Pour le 6 mai les choses se corsent. Je n'ai jamais pensé que  la peur puisse être un projet juste alors, pour le 6 mai je sais ce que je ferais, j'espère que vous aussi...
Voici quelques photographies des premières recherches scénographiques de François Lestrade, notre scénographe  pour La chambre (de Zette)... J'ai eu du mal à photographier les maquettes mais voilà...

La chambre,















Le Wagon du train des Zombres,





















La gare, et




l'escalier
....




Je mettrais  la suite plus tard...  La plaine aux hautes herbes, la chambre au reflet, les couloirs...
Les jours passent, la fatigue gagne, je cherche le second souffle... François de son côté semble entrer dans l'univers du texte. Son audition est difficile, il semble tendu...
Le prochain rendez-vous prévu mardi à Marles nous permettra d'aller plus loin et de commencer à choisir des techniques de réalisation...
L'angoisse monte, la joie avec...
La chambre (de Zette) paraît...

Le temps de la création a démarré donc. Les jours passent,et hier,  nous avons trouvé un chemin rapide pour aller et venir sur les routes du Pas-de-Calais. Amener vite les marionnettes, faire danser la Cie Les Mille et une Vies ici et là, le Théâtre de marionnettes itinérant.

Mais ce n'est pas cela qui me fait écrire ces mots ; les mots sur le travail en cours je les écrirai plus tard. Je voulais juste vous raconter une histoire, une histoire vraie, arrivée hier à ma boîte aux lettres...Non, ne riez pas...

Ce matin passant par le bureau, à Lille-sud, pour récupérer le courrier, nous trouvons la porte de notre boite aux lettres déformée, défoncée. On prend la route, vers Wingles, je me dis que la boite à lettres a du vivre une amusante bataille ; mais je me dis aussi qu'il faudra que nous la remplacions, parce que l'idée de savoir les courriers importants passant par une maison ouverte aux quatre vents, ne me convient pas. La journée passe, nous revenons de wingles plus tôt que prévu. Le stage du soir est annulé. On repasse par le bureau, je discute avec des jeunes installés au soleil dans l'epace vert en face, ils me racontent que la veille, pendant un contrôle policier, un agent a forcé notre boîte pour vérifier que rien n'y avait été caché....

Pauvre boite, elle était déjà mal en point, mais après ce qui lui est arrivé hier, paix à son âme, elle est finie... La fin d'après-midi passe et rencontrant des voisins du quartier, ils me confirment ce qui m'a été dit ; aucun acte malveillant d'enfant mal éducqués mais bien, le geste suspicieux d'un agent de la force de l'ordre...contrôlant la boite pour savoir si elle n'avait pas servi de cache...

Ce quartier et les gens qui y résident n'ont pas de chance....

Structure installée dans un quartier pauvre et basané, nous n'avons pas de chance...

Bien sûr j'écrirais un courrier à Madame le Maire, Monsieur le Président du Conseil de Quartier, Monsieur le Président de l'Office HLM mais je sais que cela ne changera rien.

Je savais que rue de l'Arbrisseau, les taxis ne se déplacent pas. J'ai vu que quand les forces de l'ordres s'y déplacent le rapport avec la population peut être violent. Cela se serait-il produit de la même manière dans un quartier dit "tranquille" ? A Neuilly ? Imaginez ce qui nous attend...

Imaginez ces dialogues pas si suréalistes qui nous attendent dans une société du doute et de la peur, entre un un homme en bleu et un jeune à casquette, les deux protagonistes d'un drame en construction ; est-ce ce que nous voulons  ?

L'homme en bleu (ton dur): T'as caché quelquechose !

Le jeune à casquette (accoudé contre une voiture) : non m'sieur, j'vous jure...

L'homme en bleu (ton dur): Me mens pas, je sais que t'as caché quelquechose !

Le jeune à casquette (accoudé contre une voiture) : non m'sieur, j'vous jure...j'vous jure...

L'homme en bleu (sortant d'une de ses poches bleue sa matraque): dis moi ou ça va faire mal !

Le jeune à casquette (un peu appeuré) : j'vous jure j'ai rien fait, j'vous jure...

L'homme en bleu (prenant le jeune par le bras et le faisant pivoter): J'suis sur que t'as caché quelque chose

L?homme en bleu prend son élan et fracasse la vitre de la voiture sur laquelle le jeune était accoudé. Le jeune se recule, d'un pas hésitant et s'appuie contre la porte d'une maison

L'homme en bleu : Tu l'as caché dans la voiture ? C'est ça, tu l'as glissé par la vitre... ( il se penche et à travers la vitre et inspecte l'habitacle du véhicule)

Le jeune à la casquette (bredouillant) : Mais m'sieur j'vous dit que j'ai rien caché... En plus cette voiture elle est pas à moi, j'vous jure

L'homme en bleu (attrapant  à nouveau le jeune par le bras et le faisant pivoter pour lui dire dans les yeux) : Me mens pas, je sais que tu me mens, allez, dis moi ou tu l'as caché, sinon...(il sort de sous sa veste bleue une hache)

Le jeune à la casquette (de plus en plus bredouillant) : mais monsieur j'vous jure, j'ai rien fait, j'étais là je prenais l'soleil...

L'homme en bleu (faisant tomber le jeune à terre par un tacle derrière le pied gauche, il lève sa hache puis se tourne vers la porte et la défonce...il est de plus en plus énervé) : je sais que tu as caché quelque chose et je te jure je trouverais (une fois la porte défoncé, il entre dans la maison on entend le bruit de meuble, de vaisselle qu'on fait tomber et à travers la porte on entend sa voix continuant la ritournelle) je vais trouver et toi tu vas payer, ou c'est que tu l'as caché, je sais que tu l'as caché... je vais trouver et toi tu vas payer, ou c'est que tu l'as caché, je sais que tu l'as caché...

Le jeune à la casquette reste à terre, il semble pétrifié...

Au bout d'un moment L'homme en bleu ressort de la maison avec dans les mains sa hache.. Il va vers le jeune et se penche pour le regarder dans les yeux...

Le jeune à la casquette (visblement appeuré, au bord des larmes, implorant la cléménce et l'humanité) : Vous avez rien trouvé, hein, j'vous l'avais dit que j'avais rien, que j'avais rien caché... en plus la maison là elle est pas à moi m'sieur...

L'homme en bleu : Te moques pas de moi, je sais que tu l'as caché et je vais le trouver?

Penché au dessus du jeune, il lève sa hache et... (IMAGINEZ)

Pauvre boîte aux lettres, j'taimais bien tu sais, mais j'te l'ai pas dit, tu sais, tu es partie trop vite, ma boîte aux lettres, tu sais, tu me manqueras...

Aujourd'hui ça démarre, chargement de camion, déchargement, montage de castelet et accueil public. Après une semaine à Wingles on recommencera. Démontage de castelet, chargement de camion, déplacement vers Marles-les-Mines, déchargement et montage de castelet. Deux mois dans la Salle du Rased. Deux mois pour faire paraître la forme de jardin de La chambre (de Zette). Deux mois avec de temps à autre des ouvertures au public pour qu'on discute, vérifie, réajuste. Après ce sera la tournée du 1 juillet au 19 août.
Mais,vite dit, dit approximativement, faire ce pari là, que je sais juste, n'est pas non plus la voie la plus facile pour que la création rencontre le réseau culturel. Le réseau culturel a des habitudes, des routes tracées, des princes et des baronnies. Faire ce choix, de travailler dans la proximité, pour la création d'un spectacle qui sera joué dans les jardins, les salles des fêtes, faire le choix de créer dans le castelet reproduisant partout un cadre de scène identique et idéal s'il répond à nos envies en terme rencontre de public, ne nous facilite pas le rapport avec les territoires de la culture et les partenaires culturels qui les occupent.
Je sais que ceux qui dirigent les lieux et salles dans lesquels la culture, en général se donne à voir, ne semblent pas regarder d'un bon oeil que nous ne travaillons pas avec eux, que nous n'ayons pas besoin d'eux pour diffuser nos créations dans des conditions idéales. La culture, l'art, on lui a construit des lieux que nous décidons non pas de ne pas fréquenter mais plutôt de ne pas mettre au coeur de notre processus de création et de diffusion.
C'est d'ailleurs aussi pour ne pas être à la merci de certains des acteurs culturel, diffuseurs, producteurs, que nous avons décidé de travailler en castelet... d'imaginer des créations qui ne seraient pas tributaires des bons vouloirs de diffuseurs. Et si nos choix portent aujourd'hui des fruits, il nous a fallu garder le cap, construire de nouveaux réseaux, dans la patience et la ténacité.  Et aujourd'hui, ces choix, alors qu'ils ne remettent pas en question l'existant culturel mais tentent de le compléter semblent faire peur à certains de ces acteurs, diffuseurs, qui voient leur pouvoir remis en question. Pour certains, ils n'aiment tellement  pas cela qu'ils essaient de nous barrer la route. Par un moyen ou un autre. Pourtant je ne crois pas que nous remettions en question leurs actions par notre existence ; pourtant je suis assuré que nos propositions complétent les leurs. Mais, pour certains, ils ne semblent pas le voir de cet oeil.
Avant de démarrer seuls, nous avons rencontré ces acteurs là aussi et nous leur avons proposé de nous aider à construire nos rêves, de devenir des partenaires privilégiés de ces constructions la. Et ils n'ont pas rebondi, et ils n'ont pas désiré donner suite à nos propositions...
Voilà comment nous en sommes arrivés à construire sans eux. Leurs murs n'étaient pas nécessaires, leurs outils n'étaient pas adaptés et surtout ils ne semblaient pas vouloir s'investir à nos côtés sur le chemin de créations qui échapperaient à leurs murs....
Aujourd'hui ça démarre, chargement de camion, déchargement, montage de castelet ..

Le temps est au coeur de ma course. De jour en jour de nouveaux enjeux paraissent. Alors que je tente de m'asseoir je m'apperçois que la chaise n'est plus là, je suis déjà au sol contemplant poussières et déchets qui en temps normal ne sont pas à hauteur d'oeil.
 
Vue d'en bas la vie change. Vue de près aussi. Les mots corsés s'étripent et, ce qui dedans semble être une lueur se transforme dehors vite en incompréhension. Nous ne cessons de courir. De territoire en territoire, visitant un site, participant à une réunion de préparation, comme des enfants, entraînés dans une course folle, le temps de la récréation. La récréation dure et je m'en réjouis. Nous avons une visibilité sur nos activités à plus de un an. Il semblerait que dans deux mois nous aurons doublé la mise. Mais tout cela, même si mes mots peuvent laisser le penser, n'est pas un jeu.

Alors que nous préparons notre départ en résidence, certaines actions ont déjà commencé. Pour l'atelier de Wingles, nous avons du ouvrir une liste d'attente ; il y a plus de demande que de places disponibles....Si au début je m'inquiétais, jour après jour, la justesse de nos choix se confirme et si nous perdons un peu de temps dans les déplacements, nous gagnons en éfficacité avec nos partenaires.... Lille est donc loin. Si les enfants et jeunes adultes de Lille-Sud continuent de nous soliciter, je sais maintenant que malgré leur envie, nous ne pourrons répondre à leur demande.

Les mots de La chambre (de Zette) sont posés. Ne me reste qu'à les lire, les corriger, les faire entendre pour trouver la forme définitive que doit avoir ce texte, écrit pour la scène, le castelet, la représentation. Ne me reste qu'à commencer de construire l'objets des mots, les marionnettes et autres formes animées. François LESTRADE lui, travaille le projet scénographique ; j'attends ses premières esquisses, ses premières propositions, j'attends avec impatience. Les échanges que nous avons eus m'ont fait découvrir des sens cachés derrière mes mots. Le texte je le mettrai peut-être en ligne, j'attends d'avoir fait les corrections  pour ne pas écorcher les  yeux qui lisent, vos yeux.

Et vous, qui êtes vous, si lecteurs j'en connais certains mais, lecteurs de plus en plus nombreux d'après les statistiques, je n'ai toujours pas  installé d'outil performant qui me donnerait, votre IP,  votre provenance et d'autres infos, système d'exploitation, poids, taille, age... Je déteste l'espionnage... lecteurs donc que je ne connais pas. Ce lieu est donc un étrange un journal intime qui ne l'est plus, un journal en écriture mouvementée. Pour quels yeux s'écrit-il ? Plus de 3000 visiteurs le mois derniers, les courbes montent et si cela continue comme avril a commencé, on devrait dépasser les 4000 ce mois ci...

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