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  • : La "Cie Les Mille et une Vies" (Lille, 59) est intervenue dans des Maisons d'Arrêt (en 2006); avec le temps le journal de bord des ces actions est devenu le journal de notre Théâtre de Marionnettes Itinérant dans lequel nous pouvions vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents. Cie Les 1001 Vies Théâtre de Marionnette Itinérant. nous contacter : lesmilleetunevies@wanadoo.fr
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Mardi 27 février 2007
En ce moment on visite les territoires, on prépare les premières interventions, je suis en ébullition mais c'est passionnant. Mercredi et vendredi dernier nous étions à Marles-Les-Mines. Nous visitions les salles que la Ville pouvait imaginer mettre à notre disposition pour accueillir nos résidences de création. Ancien site minier ou salle paroissiale, le choix s'est au final arrêté sur une salle d'activités dans une école. Pendant quatre mois cette salle deviendra un Théâtre de Marionnettes ou, en parallèle de notre recherche de création, on proposera des rencontres, de courtes sensibilisations, des répétitions publique, des avant-premières....
La première résidence commence le 21 avril, il nous reste encore un peu de temps pour préparer notre présence sur le territoire du bassin minier mais d'ici là, à Wingles, ou on a commencé un partenariat en 2006, on aura démarré ateliers et rencontres.
C'est une année folle qui acommencé, je le disais plus tôt mais, jour après jour je le comprends un peu plus. Dans ces temps frénétiques, une de mes plus grande difficulté est de consacrer du temps à l'écriture, de ce blog, du texte de La Chambre (de Zette) mais, pour l'instant je ne veux pas m'inquiéter. Je me remplis de ces paysages, de ces rencontres, de ces humanités et quand il me faudra les poser sur papier, je suis sûr que ces moments de vie recomposeront le puzzle du spectacle.
Quand on est sur la route, en arrivant à Marles-les-Mines, c'est ce terril qu'on voit, cette petite montagne construites sur le dos des hommes souffrant. Très vite j'ai oublié, concentré aux visites mais, la première chose que j'avais imaginé-vu c'était les gueules goudronnées-cassées. Quand on visitait un des lieux potentiels, musée construit autour de la roue tirant l'ascenseur, le silence était plein des craquements métalliques, et derrière mes yeux, j'ai imaginé l'activité, les gens qui descendaient, ceux qui remontaient, j'ai imaginé le pire et j'ai pensé au meilleur... Les familles et les amitiés, la pauvreté... Et puis dedans, dans ma tête, alors que nous continuions la visite, les bruits restaient en moi, et les questionnements se taillaient une belle place dans mes pensées ;  comment peut on respecter cette chose qui a détruit autant, construire un musée autour du temps béni ou les hommes travaillaient dans des conditions inhumaines. Je me suis demandé si c'était le travail qui était à l'honneur  et je me suis dit que ce n'était pas ça. Ces endroits restent  la mémoire de ces hommes, femmes, enfants, du courage de ces hommes qui dans des conditions difficiles, exploités, travaillait pour survivre et que le temps leur devait bien ça....
Cette année, entre Wingles et Marles-les-Mines dans de nombreuses autres villes de L'agglomération Artois Comm. territoire dit du Bassin Minier, nous rencontrerons cette mémoire et je sais maintenant, après ces visites, après ces rencontres, après ces impressions, que le spectacle, créé à cet endroit se remplira d'elle aussi, sera plein de cette mémoire là ; que La chambre (de Zette) sera pleine de cela aussi....

par Fabrice Levy-Hadida publié dans : Cie Les Mille et une Vies
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Vendredi 23 février 2007

Les sirènes et les uniformes. Au quotidien, je ne crois pas à une autre époque de ma vie, avoir autant croisés d'agents en uniforme de la force publique que ces derniers temps. Et ces derniers temps donc commencent à être long. Dans le métro, dans la rue, de la fenêtre de la maison, enfermé dans le bureau, la présence policière semble être partout. Et partout on parle d'insécurité. Les radios, les journaux télévisés, les quotidiens papier achetés ceux, à l'entrée du métro gratuitement distribués, les autres encore...
Je commence à le trouver long ce temps de l'insécurité éléctoral. Avec au centre des préoccupations de moins en moins de fond et de plus en plus de forme musclée. Dans le quartier de l'arbrisseau, depuis le début de l'année un collège flambant neuf a été inauguré. Les locaux précédents d'une emprise au sol, à vue d'oeil,  de plus de 500 mètres carrés, datant des années 70 (à odeur de nez) ont été abandonnés, attendant la démolition, réalisation que des urbanistes, concentrés à le conception du nouveau quartier de l'arbrisseau, ont tracés sur le papier sans prendre en compte le temps présent, le besoin de logement, l'hiver froid, ceux sans abri....
Depuis que le nouveau collège a été inauguré, chaque matin passant devant l'ancien, laissé à l'abandon, je regarde son arrogante présence en pensant à l'argent dépensé, aux manque de prévision des donneurs d'ordre et de l'utilité que ce batiment pourrait avoir avant qu'il ne soit détruit. Mais ce n'est que rêves ou cauchemars qui me hantent et lorsque passée la porte du bureau, j'essaie vite de les oublier jusqu'à ce que finie la journée je repasse devant le batiment et qu'ils me reprennent dans leur tourbillon.
Il y a quelques jours en arrivant, je croisais les forces de police en intervention ; des casseurs de vitre, et autres fauteurs de troubles, jetteurs de chaise par les fenêtres des salles de classe vidées de vie, s'étaient fait une joie de prendre pour cible. Ce batiment, devenant enseigne de la dépense mal géré, des prévisions à court terme qui endettent, dans un quartiers ou l'habitat est parfois insalubre, pouvait le temps d'une après-midi devenir un terrain de jeu ou de chasse plutôt que rien...Chat et souris dans la cour du collège...
Dans ce quartier ou la pauvreté n'est pas un mot abstrait, ou l'absence d'espace public ouvre chaque jour de nouveaux espaces de misère, laisser abandonné un batiment comme celui là équivaut à démontrer ce que les prêches politiques tentent de nier...A notre époque, on se soucie peu de celui qui n'a rien...Quand il se tait, tout va bien et, quand ilcrie et qu'on ne sait plus la calmer, les uniformes le bouclent. En notre époque celui qui a peut dépenser, sans compter, et pour ceux qui ne peuvent pas jouer ce jeu, ils doivent silencieusement regarder, à  la limite désirer mais surtout ne pas bouger... et si d'aventure il se décidaient (ceux qui n'ont pas) à faire remarquer à ceux qui dépensent l'abbération alors gare...

par Fabrice Levy-Hadida publié dans : Cie Les Mille et une Vies
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Lundi 19 février 2007
Depuis quelques semaines, préparant-visitant les territoires, travaillant à affiner le projet de création, construisant les actions 2007 nous gardons aussi à l'esprit que nous fermons plus encore la porte quartiers sur lesquels nous sommes  intervenus par le passé mais  pour lesquels nous n'avons pas réussi à nous faire entendre de la Ville de Lille.
Dans le quartier de Lille-sud sur lequel nous avons encore nos bureaux et un atelier nous entretenons une relation quotidienne avec la population, avec nos voisins. Dans le silence et la concentration de nos journées de travail il arrive que les enfants tapent à la porte ; Sullivan, Amina, d'autres encore qui pleins des souvenirs partagés nous sollicitent pour un atelier, une action et, quand nous leur répondons que ce n'est pas à l'ordre du jour, que nous y réfléchirons, que nous essaierons de trouver les moyens, je sais qu'ils ne peuvent comprendre, je sais aussi que ma réponse n'en est pas une, que je leur mens presque.
Et une fois la porte refermée, dans le silence retrouvé je sais que oui je les abandonne, mais qu'y puis-je ?
Pourtant dans le temps de nos actions, entre 1998 et 2006 c'est ce que nous avons essayé de dire à la Ville, de lui faire entendre, à ses délégations, à ses techniciens, à ses élus, que la lueur était importante, qu'il n'y avait pas que le centre qui nécéssitait une politique culturelle. Qu'une politique culturelle en direction des quartiers, "incluante",  ne pouvait pas se construire uniquement en terme d'évènements ou de programmation... Mais notre voix n'a pas été entendu. C'est cette lumière essentielle éveillée dans des quartiers en difficultés grâce ici et là, au soutien de certains de ses acteurs, de petits financements... Cette lueur que nous voulions transformer mais pour cela, des petits financements il fallait passer aux chosex sérieuses, passer du bricolage à la construction. Oui, après l'expérimentation, il fallait poser.
Oui, quand je suis arrivé à Lille en 1998, j'ai travaillé ailleurs que dans les réseaux culturels à faire se rencontrer l'oeuvre et le public. Oui, prenant le temps, j'ai accepté que cela se construise lentement. Oui, empruntant des chemins de traverses, je comprenais qu'il ne fallait pas attendre de suivre les exemples anciens, qu'il me faudrait construire l'exemple. Oui, je suis persuadé que pensant au public et plus particulièrement à celui éloigné des réseaux culturels dès la mise en oeuvre de la création on ne réduit pas l'oeuvre mais on l'attache à l'époque. Oui, je suis sur qu'un théâtre engagé prend à bras le corps l'époque et la donne à réfléchir à l'autre, au public. Mais l'oeuvre ne doit pas s'adresser seulement à l'élite, pas seulement aux abonnés  et public des salles, scènes conventionnés et autres théâtres représentant 16 à 20 % de la population. L'oeuvre, à notre époque doit aussi contenir les moyens de sa rencontre avec le public.
Pour nous cela a signifié :

Au revoir la salle équipée dont les équipes technique et administrative s'agitent ..
Au revoir le petit théâtre, la boîte vide dont on confie les clés à l'arrivée de l'équipe artistique pour les reprendre lorsque le contrat se conclut sur une série de représentations.
Au revoir les lieux divers aux politiques d'abonnements qui laissent sur le pallier la majorité de la population.
Au revoir les saisons de festivals pendant lesquels les professionnels se retrouvent, se congratulent, s'insultent, se plaignent...
Mais cela a aussi signifié :
Bonjour les jardins en bas de tour
Bonjour les salles de classes
Bonjour les réfectoires
Bonjour l'espace public, la place de village, la salle de sport, le local collectif d'activités, la rue, le château, le petit théâtre municipal aussi,
Bonjour une nouvelle façon de rencontrer, raconter se faire désirer.
Et si depuis le démarrage, en 1998 et jusqu'en 2006 nous avons réservé une grosse partie de notre activité aux quartiers de Lille, dans la durée nous ne pouvions nous permettre de continuer si les financements ne se développaient pas...
Ils ne se sont pas développés, c'est pour cela que nous avons changé notre fusil d'épaule, et, après près de huit ans d'implication sur ces territoires en difficultés, obtenant des bouts de ficelle, nous avons abandonné l'idée de nous faire entendre et laissons la ville à ses préoccupations, pas les nôtres. C'est comme ça que nous nous sommes  tourné vers d'autres territoires, vers des territoires qui nous soutiennent et sur lesquels les populations ont tout autant besoin de nous.
Pour autant ma compréhension ne change pas mon sentiment face à ces enfants qui tapent à la porte, face à la population de l'arbrisseau avec laquelle nous avons engagé un dialogue et, lorsque je vois leur envie je ne peux pas ne pas imaginer intervenir. Alors malgré les priorités, malgré les engagements à dire non, ici et là, et tant que nous n' aurons pas déménagé nous mettrons en place des petites actions pour apaiser leur appétit tout en sachant que faisant cela, lorsque nous partirons définitivement le vide n'en sera que plus grand...
par Fabrice Levy-hadida publié dans : Cie Les Mille et une Vies
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Samedi 17 février 2007
C'était à Flines, Maulde, Nivelle, Millonfosse, Oisy, Bouchain, Avesnes-le-Sec, Noyelles-sur-Selles, Neuville-sur-Escaut, Mastaing, Wavrechain-sous-Faulx.
La semaine dernière  nous visitions 11 villes de l'Agglomération de la Porte du Hainaut dans le froid pour imaginer la tournée d'été du Théâtre de Marionnettes itinérant....
En juillet ce sera 18 représentations, une Semaine thématique marionnettes avec des actions de sensibilisation ; à partir de la tournée d'été le partenariat avec cette agglomération démarrera. Ils se poursuivra ensuite par la mise en place d'ateliers hebdomadaires et d'une tournée (10 villes 10 dates) de notre création. Ensuite nous éspérons que cela pourra continuer....

Pour aujourd'hui, voilà quelques panoramiques des sites sur lesquels je dois rajouter (virtuel quand tu nous...) castelet et spectateurs....

La semaine prochaine nous commençons les repérages sur le territoire du bassin minier avec l'Agglomération Artois Comm. Je mettrais en ligne d'autres panoramiques de ce beau pays...

Flines pour commencer...c'était le matin, la neige recouvrait encore la place...


Ensuite c'était à Bouchain, le même jour, début d'après-midi entre pluie et soleil ; ressurgissant de la mémoire cette expression populaire "quand il pleut et que le soleil luit o dit que le diable bat sa femme"...


Puis à Noyelles-sur-selles encore le même jour, le soleil dans un théâtre naturel à coté de la Mairie...


C'était à Maulde, entre froid, pluie, neige à nouveau le matin, la photographie non chronologique... Parfois des rayons de soleil, il fallait, dans des paysages magnifiques, imaginer la joie des enfants...leurs cris aussi...


C'était beau, Millonfosse et les 11 territoires sur lesquels nous jouerons cet été

Nivelle...

après Neuville sur escaut ....


Ensuite Oisy dans la cour de l'école, salle des fêtes, mairie...petite ville...



Pour finir Wavrechain-sous-Faulx imaginez sur la bande verte specteurs et castelet, le ciel au dessus, besoin de rien...rêvez....ce jour là on a fini les yeux pleins de rêves, mais les genoux au sol, le corps frigorifié, le coeur réchauffé...

Je mettrais plus plus tard les derniers montages...et aussi les images reconstruites de ces sites avec leurs spectateurs et castelet...

Ce jour là, après que nous ayons fini ce repérage j'avais les yeux et le coeur plein de ces petites communes, plein d'envie de se poser là,  retirer là, de travailler là, plus près toujours...

PS : désolé pour la fréquence relachée d'édition de nouveaux articles, j'essaie de l'augmenter mais n'y arrive pas toujours...
PS 2 : en mars au vue de l'activité intense de la compagnie, nous pensons commencer d'éditer une newsletter, lettre d'info qui aura une copie papier pour les lecteuirs ne disposant pas d'une connexion internet, que les lecteurs interréssés envoie un mail à lesmilleetunevies@wanadoo.fr

par Fabrice Levy-Hadida publié dans : Cie Les Mille et une Vies
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Lundi 12 février 2007
En retrouvant cette vieille VHS de Petites Nouvelles d'un quotidien ordinaire abandonnée dans une bibliothèque chez mes parents, je retournais vite quelques années en arrière. Retrouver ces images c'est retourner dans le passé et ensuite c'est la violence qui absorbe. Puis, je revois la rencontre avec ces "jeunes". Eux, venant de quartiers difficiles je me souviens la peur que les autres intervenants disaient en avoir. A l'époque, tête brulée, de peur je ne ressentais pas. Je devais reprendre cet atelier de Théâtre pour vivre et si le metteur en scène qui m'avait précédé dans l'aventure s'était fait cordialement chambrer-haïr cela ne m'en empêcherait pas.
Ma vie, telle que je la trimbalais derrière moi, à l'époque, c'était un paquet de m.... ; autour de moi, ça créait du vide. La première fois que je les ai rencontré, ils m'ont dit, sans rien en connaître que de théâtre ils ne voulaient pas ; ils m'ont dit que l'autre (le précédent) avec ses collants "moule-couilles", avec ses echauffements les avaient fait rire... j'en ai ri aussi de leur façon de raconter. Je leur ai dit la précarité dans laquelle mon métier se construisait. Je leur ai dit ce que me coûtait la liberté. Je me souviens cette première rencontre, les esprits s'échauffaient tranquillement ; à la fin, on a passé un marché, ils voulaient que je gagne ma vie alors on a décidé que chacun de notre côté on ferait la fête la veille de l'atelier ; je leur ai dit que rien ne s'apprenait sans envie, si ils ne voulaient pas, je ne les forcerais pas, on se reposerait ensemble. Ainsi l'atelier continuant d'exister, on ne leur mettrait plus entre les pattes quelqu'un qui leur demanderait de faire ce qu'ils ne voudraient pas, on s'est séparés là dessus. Le marché leur convenait. Trois semaines durant, j'arrivais, je les saluais puis je m'endormais, plus ou moins. De leur côté eux parlaient, tout bas pour ne pas me réveiller. La quatrième fois, alors que je m'apprétais, sur un tapis de danse, dans un coin de la salle, à "piquer un roupillon", cette fois là, je me souviens, ils sont venus vers moi, et tout doucement ont commencé de me parler, de me demander ce que nous pourrions faire, ce que je pourrais leur apprendre si ils se décidaient à travailler, si j'arrêtais de dormir. C'est comme ça que ça a commencé. 
A l'époque, je me questionnais sur le corps de l'acteur, proche de la transe, disant mieux lorsque fatigué, trouvant au fil de l'effort une conscience nouvelle. Exercices physiques et vocaux nous menaient sur les chemins de la transe ; ils sortaient des trois heures d'atelier, erreintés mais aussi babillant et joyeux ; déjà des leaders apparaissaient.  A l'époque je me questionnais sur "l'être" au coeur du spectacle. A l'époque je me demandais comment une respiration, un geste pouvait appuyer le mot, dire autant que le mot. Le corps et la voix préparés comme outils, le sens va de soi.
Ca a duré plus d'un an, quand nous sortions de la salle de danse, les utilisateurs habituels et policés nous regardaient comme des "tarés" ; moi autant qu'eux, eux autant que moi. Parfois on se donnait rendez-vous à la salle et puis je les emmenais regarder. Les gens dans la rue, l'autre ou eux-même. Ils m'en reste des beaux souvenirs. Le groupe m'avait adopté et quand la structure d'insertion voulait envoyer de nouveaux jeunes, les anciens se chargeaient de préparer le terrain, de vérifier leurs envies, de les motiver...
Le spectacle "Petites nouvelles d'un quotidien ordinaire" est apparu au bout d'un an. La structure d'insertion voulait interrompre l'atelier, les jeunes ne voulaient pas que ça s'arrête. Alors on a mis en route ce projet et la structure d'insertion s'est retrouvé coincée. Quand j'y repense, ils m'ont fait rire avec leurs complots pour faire en sorte que cet atelier dont ils ne voulaient pas au début continue.. Le projet de spectacle a séduit des partenaires, un défi jeunes, la structure d'insertion ne pouvait plus rien faire... c'est comme ça donc que cette fenêtre sur une vie violente s'est ouverte. C'était en 1994, ils parlaient des "tournantes". Pour montrer ce qu'ils voyaient, les techniques de clowns et drames, baffes et chutes de chaises ont été mises au service d'un quotidien banal.
Quand ils ont montré leur travail, tous le quartier s'est déplacé, la salle était pleine, et ils avaient peur. Je me souviens l'arène...
par Fabrice Levy-hadida publié dans : Autre inclassable
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