Mario en Prison

  • : Marionnettes en Prison
  • Marionnettes en Prison
  • : La "Cie Les Mille et une Vies" a été créé à Lille (59) en 1998. En 2006, autour des interventions qu'elle menait dans 2 Maisons d'Arrêt, la Cie a ouvert ce journal de bord. Avec le temps ce blog s'est ouvert à l'ensemble des activités de la Cie et est devenu le journal (presque intime) du Théâtre de Marionnettes Itinérant. Dans ce lieu nous pouvons vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents.
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Freemen est un réseau de

blogs, dont les auteurs sont

convaincus que :

- le changement climatique

est un problème majeur,

pas uniquement écologique,

mais aussi politique et économique

- s’attaquer sérieusement à ce

problème implique une remise

à plat de nos modèles économiques

et, particulièrement, de la notion

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l’indique, chacun pense, écrit

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Autre inclassable


Vous osez vous dire poète,

vous médiocre, et babiller comme une caille !

Aujourd'hui

il faut

un casse-tête

pour entamer le crâne du monde !


Vers 404 à 409



Pleins feux !
                     Que la rampe ne meure !
Veillez
           que l'action
                               ne s'écoule pas, mais galope.
Le théâtre
                  n'est pas un miroir,
c'est
         un verre grossissant.


slogans en vers ajoutés au texte des Bains
Du vide et du silence ; du blanc entre les mots, des mots blancs, grisaille et pluie fine qui griffe le visage ; un ami est mort ; un ami que je ne voyais plus ; ami dont j'avais perdu le contact, ami d'un jour, ami de toujours, au revoir Dédé. Quand je l'avais rencontré, André Riquier, lui et sa Deuxième compagnie des montagnes scabreuses, à Nice, c'était en 1984-85. Très vite j'avais commencé à travailler avec lui, avec eux. Faisant les lumières sur le Hamlet-Tango qu'il avait monté avec Marie-Jeanne Laurent et inspiré de textes de Laforgue puis, comédien dans Outrage au public de P. Handke et enfin dans Les Aveuges de M. Maeterlinck...
Lentement ensuite on s'est perdu de vue, lui parti au vietnam et moi, quittant Nice pour Lille...; Par la suite on s'est recroisé de loin en loin ; il y a un an environ je lui passais un coup de fil de Lille à la Bollène Vésubie ; on s'était dit qu'il faudrait qu'on se revoie et puis, le temps, à chaque fois que je suis passé dans le sud, je n'en ai pas eu, pas pris....
Ce qui me reste de la rencontre avec Dédé c'est la proximité, sans  étude j'avais adopté la voie théâtrale et lui m'avait accueilli, ouvert les bras et de mots noirs en nuits blanches, je me souviens, qu'à l'époque, ils s'agissait encore de refaire le monde, il m'avait aidé à me construire, à me faire tel que je suis....
Lorsque hier soir, un autre ami niçois, Cico m'appelle et m'annonce le départ de Dédé, c'est tout ce passé qui me revient, ces instants partagés, cette amitié, autour de l'accordéon et de chansons engagées dans son Lézard triste avec la nuit, à l'époque qui ne s'arrêtait pas à l'heure de la fermeture. Ces heures passées ensemble, école de la vie, à comprendre ce que j'étais et cette tristesse à l'heure de son départ. Maintenant qu'il est parti André, je me rends compte qu'on s'était perdu de vue, mais qu'il était là, et que la prochaine fois que je descendrais à Nice, je prendrais, en son honneur, à sa mémoire le temps de faire le tour de ces vieilles amitiés...
A toi, Dédé, je souhaite un bon voyage, un bon repos ou, quoiqu'il advienne après qu'on cane que le chemin pris soit le meilleur et accompagnant les mots de vian, la voix de régiani, la musique de (?) et adapté je chante,  l'heure du vent ton crâne, du vert sur les os, a sonné et si on croit qu'tu ricanes c'est qu'tu sais avoir bien été... bon vent...
Il est presque une heure, du matin ; presque passée l'heure de se coucher... toutes le nuits le même cinéma recommence ; malgré la fatigue, la tête empêche le corps de se poser bien que je saches que le matin,  je retrouverais le corps cassé, ne supportant pas le reveil de l'aurore...

Entre admininistratif et artistique il faudrait faire un choix que je n'ai pas fait  parce que qu'administrer mon travail m'interresse trop pour cela ; parce qu'abandonner prospectives et outils d'évaluation, voudrait dire (re)jeter une  partie trop importante de mon travail...

mais,
demain matin, cela sera plus difficile...

pour l'instant, buvant encore un verre de vin ,
un dernier,
derrière l'écran imaginant demain,
le salon me protégeant de toute interpellation de la force pubique de l'ordre,
je profite.

Et,
profitant de ces mots,

je,
les  dédie


A Eliane, merci et encore, merci ; (et si tu veux, viens (tu) vendredi (1er décembre)...)

à Edith, merci aussi ; sans mélancolie ; a moins que peut-être juste un peu de vin, trop de vin derrière les mots...

A Christian : de l'amertume parce que des fois, mais pas tant, des fois, ça aide à mordre et lorsqu'il sera temps nous partirons, mais seulement lorsqu'il sera temps...
Nous vivons une époque formidable...

A toi, qui a aujourd'hui commencé, si tu te reconnais je dirais, ne commences que si cela te semble juste, sinon, si c'est pour l'effet de blog mode alors, oublies, jettes à la poubelle une envie qui n'est pas la tienne...

à Guillaume, nous étions ensemble tout à l'heure et, quand il sera temps, que tout sera prêt je t'amènerais à nous rejoindre...

A toi, un autre toi, si tu te reconnais,cesses de parler des autres et occupes le territoire de la vie, de l'action...

à François, il faut qu'on se voit l'ami.... soignes l'oreille qui ne t'empêche pas d'entendre, qui jamais n'empêche...

à Georges, que je n'ose appeler....

C'est ainsi, qu'entre les lignes, en des mots plein de creux je dédie, avant d'effacer, demain peut-être dans un temps de relatif oubli  cette pensée...
En ce moment en Essonne, il y a "Les champs de la Marionnette". Evénement, Festival de la Cie Daru opérateur du Pôle de la Marionnette en Essonne. Le Pôle de la Marionnette, c'est la Cie Daru et la Cie Daru, c'est Le Pôle de la Marionnette. Derrière, tirant les ficelles, il y a Christian Chabaud, Nicole Charpentier et Philippe Angrand ; j'en oublie.... Le Pôle de la Marionnette, Christian, La Cie Daru, Les Champs, leur travail en Essonne, on les a rencontré l'année dernière.

La première fois c'était en terrain neutre, c'était en février 2005 et on avait décidé d'assister aux assises de la marionnettes organisées par THEMAA    (Association Nationale des Théâtres de marionnettes et Arts Associés).
Je n'avais jusque là, pas trop participé à des rencontres marionnettiques, ayant du mal, à trouver ma place
dans les assemblées professionnelles ; mais cette fois là, j'y étais....
Au cours de ces rencontres j'ai découvert deux personnalités, Christian Chabaud donc et Nicolas Roméas directeur de Cassandre...(le site cassandre)
C'est marrant la vie ; nous échangions avec la Cie Daru depuis quelques mois, parce qu'ils avaient envie d'accueillir "Les Aventures de Germain Lenain" pour Les Champs 2005....
Et puis voilà que nous nous rencontrons, de chair et d'os, parlant oeil sur l'autre vissé.... Christian est un être passionné qui réussit sur son territoire à mener avec âme ses actions. C'est un beau parleur, un brin grande gueule mais derrières ses mots, il y a du concret, de l'oeuvre qui se trame. C'est un artiste qui met les mains dans le cambouis, qui appuie là où ça fait mal, là où ça guérit ; un artiste qui construit avec plutôt que d'être l'outil d'une construction ;  je pourrais en dire long comme ça....
Quand on s'est rencontrés, la communauté de pensée nous a sautée au visage, à la gueule et, si il a quelques années d'avance, j'espère que nous avons devant nous, encore quelques années pour travailler ensemble, pour échanger nos expériences....
En tout cas, en ce moment, j'ai une envie folle d'être dans l'Essonne mais je ne peux pas, le travail me retient dans le nord...Alors j'écris ces quelques mots, et, le temps de l'écriture je suis avec eux, en plein dans "Les Champs 2006"....
L'année dernière, au mois d'août, nous étions acueillis en résidence. Ensuite, pendant Les Champs, des représentations de "Les Aventures de G. L. " et de "Seul(s)". (voir la vidéo de Seul(s)) J'ai alors pu juger "sur pièce " du travail qu'ils accomplissent sur ce territoire ; de la qualité des relations avec le communes et de la complicité existant avec les hommes et les structures..
Des expériences comme celle là, il n'en existe pas beaucoup en France, plus beaucoup, non. Les clés des bureaux aux administrateurs et la recherche de paillette pour les artistes ; pour Christian est ses complices de Daru, c'est autre chose qui est en jeu ...
Alors, si vous passez par l'Essonne jetez aux champs un oeil, je suis sur que vous n'en reviendrez pas déçus...pour trouver le programme... leur site...

Les nuits arrivent plus vite et le temps est toujours plus compressé. Aujourd'hui rares sont les sourires sur les visages ; dans le quartier du sud de Lille, dans un coin nommé arbrisseau, malgré les vacances, l'espoir a du mal à se frayer un passage sur les visages.

Peaux basanés, corps tendus dans l'attente imminente de quoi ? Un conflit, une bataille encore ? Entre les immeubles, ceux que la presse appelle "les jeunes des banlieues" se construisent un fragile espace de liberté. Sombres et pisseuses, les allées grondent de l'impatience de tant de vies foulées, violentées. Qui croire encore aujourd'hui ?

Où sont donc passées leurs maisons ? Celle d'un autre temps, de la jeunesse, de la culture ? Où sont passés ces lieux qui devaient réunir avec l'aide de l'éducation populaire toutes les populations, toutes les générations ? Rêves fous d'hommes dépassés..

Enfermé dans un quotidien au dessus duquel "le ciel, bas et lourd couvre comme un couvercle..." on se dit que peut-être l'orage, l'averse, l'éclair finiront de vider les tensions ; et qu'ensuite, apaisés, les hommes pourront reprendre leur chemin mais après, on se souvient que l'orage ne change rien, qu'une fois les larmes séchées, la vérité de l'absence de chemin reprendra le dessus...

Cela fait plus de deux semaines que les ateliers en Maison d'Arrêt se sont terminés brutalement et je prendrais le temps plus tard, quand  les mots s'imposeront, d'expliquer dans le détail ce qui s'est passé, ce que j'en ai compris... Plus tard je prendrais les mots.

Non nous ne sommes pas des marionnettes, et pourtant...

Avec le sang, avec le coeur qui bat, avec l'oeil qui pleure,

le pantin s'agite et bougeant ses bras en de grands moulinets, il effraie l'air...

qui se raréfie !!!

Depuis jeudi, je ne cesse de penser à la Maison d'Arrêt de Loos,

aux dernières réflexion " amuantes(?)-amusées" du surveillant dont je parlais

dans un précédent billet, "Deux articles, pour une intervention"...

Depuis jeudi, je ne cesse de penser à mon intervention de mardi au cours de laquelle

il est prévu (de longue date) de commencer à filmer notre travail.

Et malgré la note de service du directeur, je sais,

j'imagine,

qu'avec le nouveau matériel,

caméra, pied et tout le toutim, 

l'entrée sera à nouveau  problèmatique.

S'armer de patience par avance...

Jusqu'au cauchemars...

Aujourd'hui Dorothée intervenait à La Maison d'arrêt de Sequedin et,

pour elle, d'après ce qu'elle m'a relaté, ce ne fut pas le "vivement la fin" auquel j'ai eu droit jeudi

mais plutôt, féminité oblige,

le clin d'oeil dragueur et le "et si on s'buvait un verre plus tard ?"...

Fatigue, fatigue, par moment une grande lassitude me saisit....

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