Mario en Prison

  • : Marionnettes en Prison
  • Marionnettes en Prison
  • : La "Cie Les Mille et une Vies" a été créé à Lille (59) en 1998. En 2006, autour des interventions qu'elle menait dans 2 Maisons d'Arrêt, la Cie a ouvert ce journal de bord. Avec le temps ce blog s'est ouvert à l'ensemble des activités de la Cie et est devenu le journal (presque intime) du Théâtre de Marionnettes Itinérant. Dans ce lieu nous pouvons vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents.
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blogs, dont les auteurs sont

convaincus que :

- le changement climatique

est un problème majeur,

pas uniquement écologique,

mais aussi politique et économique

- s’attaquer sérieusement à ce

problème implique une remise

à plat de nos modèles économiques

et, particulièrement, de la notion

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Au delà, comme le nom “Freemen“

l’indique, chacun pense, écrit

ce qu’il veut sur son blog. ..


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Point de vue

Sur activart, lu un papier  de jcm qui donne à voir et à savoir, un peu de ce qu'il faut pour bien(mal) commencer l'année 2007. Yeux ouvert et attentifs ne nous laissons pas berner... lisez le canard, et tout ce qui vous aide à mieux choisir...

Ces Noëls brisés par la "justice", par l'état, par "le système", par notre ministre de l'intérieur... et un cadeau !

Retour au Kosovo dans une maison sans toit...

Arrivés en France en 2001 du Kosovo avec un enfant de 2 ans où leur vie était menacée les Raba ont appris le français, le parlent et l'écrivent : ils attendaient à Gray (Haute Saône) leur régularisation, promesses d'embauche en poche.

Le 6 décembre, Jusuf Raba, sa femme Sphresa et leurs trois enfants, Qerim, 7 ans, Dashnor, 4 ans, et Dashroje, 3 ans, étaient expulsés à grands renforts de moyens, par un avion spécialement affrété pour eux par le ministère de l'Intérieur. Direction le Kosovo.


La famille Raba retrouve le Kosovo de tous ses malheurs

Ils n'y ont retrouvé que les 4 murs en pierre de leur maison, brûlée après leur départ et se terrent à 5 dans une chambre, par peur des représailles.

Dans "Chronique d'une expulsion annoncée" on découvrira avec quelle délicatesse s'effectue ce genre d'expulsion...

En savoir plus sur le Kosovo : Le Courrier des Balkans.

Le "sens de la famille" : éclatement carcéral d'une famille palestinienne en route vers l'Allemagne

Un vendredi d'avant Noël au tribunal de Bobigny : (Mauvais) conte de Noël avec final.

Après avoir lu cela on devra s'étonner qu'un juge du tribunal des enfants ait encore des cheveux sur la tête...

Quand la police "fait l'éducation" des voyageurs d'Air France... intimidation policière contre la solidarité

Ne manifestez pas votre solidarité, cela risque de vous coûter cher : Le vent mauvais du ministre de la chasse a l’enfant

Ou : comment arriver à Bamako avec dans sa besace des menaces policières comme "cadeaux de Noël" venus de France... (pays du "savoir vivre" ???)

Ou encore : les questions qu'il faut garder pour soi si l'on ne veut pas être traité en malfaiteur...

Sortant de cette lecture vous pouvez à juste titre vous poser quelques questions sur "l'état de droit" en France, sur la démocratie...

Karim Sy, Driss Azarfan : lycée, pas lycée ?

Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé l’arrêté de reconduite à la frontière qui avait été pris par la préfecture du Lot-et-Garonne à l’encontre du premier, lycéen agenais de 19 ans, en sursis puisque le préfet a encore la possibilité de se pourvoir en appel.

Pour le second lycéen tout dépendra de la suspension de l’exécution de l’expulsion.

Quel lendemain aura Le Noël de Karim ?

Le Noël à 17.130 euros de Kokopelli

L'association Kokopelli lourdement condamnée.

3426 amendes à 5 euros pièce, voilà ce a quoi vient d'être condamnée l'association Kokopelli par la Cour d’Appel de Nîmes le 22 décembre 2006.

Ceci au mépris de la directive CEE 98/95 ouvrant en faveur de la biodiversité, transcrite en droit français mais non appliquée : vous disiez "état de droit" ?

Nous attendons de notre ministre de l'intérieur, si prompt à fustiger les juges et à attaquer la justice, qu'il se prononce sur ce jugement qui démontre que la prime est donnée à des lobbies (GNIS, Groupement Interprofessionnel des Semences et Plants et FNPSP, Fédération Nationale des Professionnels des Semences) au mépris de texte internationaux et de la nécessaire conservation de la biodiversité.

Et nous attendons également des candidats à la présidentielle 2007 qu'ils nous donnent leur point de vue sur la non application de certaines directives européennes, qui nous coûtera peut-être très cher : l'état français vient d'être épinglé par l'Europe et doit payer la coquette somme de 38 Millions d'euros et 360.000 euros d'astreinte journalière pour non transcription d'une directive européenne sur les O.G.M.

Car notre patrimoine semencier est précieux, et c'est ce que défend Kokopelli contre vents et marées depuis des années, malgré une succession de procès.

Visitez le site de l'association, vous y découvrirez ces richesses qui devraient vous faire saliver si vous êtes gourmet, vous enflammer l'imagination si vous êtes jardinier, et vous insurger à la lecture de "Origine du catalogue des plantes cultivées".

Peut-être serez-vous tenté pas des amaranthes géantes pour décorer votre jardin à la saison prochaine ?

C'est Noël, régalez-vous !

C'est la fête après tout (comme nous venons de le voir !) et vous allez manger, boire...

En général ce ne sera pas l'eau du robinet, qui pourrait couler avec la qualité d'une eau minérale si nous le voulions : Münich : la ''bio'', pour une eau non traitée...

Un eau du robinet dont la qualité est de plus en plus coûteuse à maintenir, parce-que nos eaux souterraines et de surface sont gravement polluées, nous le savons bien et votre facture doit vous le rappeler.

Une pollution dont on peut penser que le taux ne faiblira pas et un petit tour sur le site de l'UIPP devrait nous alerter.

Un site "très bien" agencé, vous le constaterez en le visitant comme le ferait chacun à partit de sa page d'accueil.

Il vous faudra probablement quelques minutes pour trouver ce qui importe vraiment, les chiffres clef sur les pesticides : Produits phytopharmaceutiques, contexte économique 2005.

Vous aurez visité la page "Plan du site" qui comporte des liens vers toutes les pages qui tenteront de vous démontrer tous les bienfaits que l'on est supposé attendre des pesticides, mais aucun lien direct vers ces chiffres clef : si vous ignorez que cette rubrique existe vous aurez peu de chance d'y accéder...

Qu'y apprend-on ?

Que la campagne 2004/2005 a connu une hausse de 5,4 % (pour se situer à 1,867 milliard d’euros) sur le marché des produits phytopharmaceutiques, avec une stabilité sur les herbicides, une hausse de 10% sur les fongicides liée à l'augmentation des surfaces consacrées au colza en 2005 (et l'on peut voir là l'influence du développement des biocarburants) et une hausse de 2,7 % sur les insecticides, ce qui doit nous réjouir à l'heure où il semble que certaines populations d'insectes sont en fort déclin...

On y apprend aussi que la campagne 2005/2006 a été marquée par une baisse générale : OUF !

Cette baisse pourrait être imputable à "des pressions économiques et administratives très pénalisantes" et des difficultés économiques, notamment chez les viticulteurs.

Mais on apprend aussi que le revenu moyen des agriculteurs a augmenté : Hausse de 15% du revenu agricole en 2006, grâce aux prix mondiaux.

On peut en déduire que disposant de plus de liquidités les agriculteurs se montreront peut-être plus généreux vis à vis de l'industrie des produits phytopharmaceutiques pour la campagne 2006/2007, produits qui font si bien grimper nos factures d'eau par traitements de dépollution interposés...

Rappelons que la France est l'un des plus grands consommateurs mondiaux de ce type de produits, et donc un pays fortement pollué : 60% d'augmentation des taux de cancers en 20 ans d'après certaines sources très bien informées...

Un petit cadeau quand-même !!!

Oui, c'est la fête !!!

Je vous offre ce lien : Ecoresp.

Il vous permettra de télécharger ou de commander la version papier d'un livre dont j'espère que nous serons nombreux à le lire car il pose les bases de ce que pourrait être une transition "douce", très supportable par tous et au profit de tous, de notre pays vers une société où il ferait meilleur vivre.

Un livre réalisé par Corinne Lepage et son équipe (non, que vous soyez "de gauche" ou d'ailleurs ne vous arrêtez pas à la couleur politique dont vous voudrez parer cette candidate à la présidentielle 2007, mais faites seulement ce tout petit effort de lire ces pages !) qui nous montre ce que nous pourrions faire, ce qui se fait souvent ailleurs au plus grand bénéfice de tous et de l'intérêt général et qui demande : "Pourquoi pas chez nous ?".

Oui, pourquoi passer à côté d'un grand nombre d'améliorations de notre société, passer à côté de la création de plus ou moins 300 000 emplois d'ici 2010, passer en douceur vers un système économique dans lequel nous émettrions moins de gaz à effet de serre en retrouvant un dynamisme économique et social qui ressemble au souvenir impossible à ressusciter d'une époque révolue ?

Il y a peu Corinne Lepage écrivait Osons ce que nous voulons : osez simplement lire cet ouvrage !

Sans populisme, sans effet de manche, sans tonitruance, il trace une voie pour notre pays qui contraste fortement avec certaines voix conquérantes prêtes à nous karchériser : de la véritable politique, son niveau supérieur, peu médiatique probablement...
Aujourd'hui et depuis quelques temps je prends conscience que le temps travaille pour nous ; contrairement à ceux qui recherchent un reconnaissance immédiate, nous avons avec la Cie Les mille et une Vies essayé de construire un projet juste tant pour ceux à qui il s'adresse que pour ceux qui l'animent. Pour réaliser ces deux objectifs, intimement liés nous avons  fait des choix de proximité et de développement controlés que peu de structures font. Dès aujourd'hui nous voulons imaginer jusqu'où les mille et une vies et leurs marionnettes pourront aller ; en terme de diffusion, de création, de sensibilisation, de chiffre d'affaires sans que nous perdions la qualité qui fait notre force. Dès aujourd'hui nous voulons imaginer et définir ce que nous ne pouvons pas faire.
A une époque, dans laquelle projet après projet les structures ont tendance à répondre aux appels de nouveaux cadres, quitte parfois à se détourner de leurs objectifs initiaux et dans un appétit sans faim les structures modernes perdent de vue les enjeux qui leur sont propres ; éducation populaire ou participation à une plus grande démocratie culturelle quelle structure aujourd'hui accepte de se penser en terme de stabilité plutôt que de croissance ?
La majorité des centres sociaux que nous avons croisés sont à l'affût de tous les appels à projets qui pourront les faire grossir.
En plus de leurs missions initiales, ils mettent en place, ces centres, de nouveaux projets que supporteront (en sont-ils réelement capables)  les salariés de la structure. Seront-ils plus justes en étant plus gros ? Non, pas forcément, avec la même équipe ils vont, soit-disant, faire plus et mieux pour des territoires en faillite. Les populations des territoires subiront elles, le contre coup ; moins d'acteurs moins d'interlocuteurs, le pouvoir concentré dans quelques mains-poches bien pleines ; un territoire asséché en somme ce qui par ailleurs permet  au pouvoir local de n'avoir, lorsqu'il le décidera, lorsqu'il en sera temps, que moins de tête à sectionner pour mieux régner et lorsque certaines de ces structures ferment, ils ne restent rien qu'un désert, une terre pourrie sur laquelle il est difficile de faire germer/pousser/construire... A Lille, sur le quartier de Faubourg de Béthune, après la fermeture-faillite du centre social du quartier, il a fallu quelques vraies années (je crois quatre ou cinq) avant qu'un nouveau centre social réapparaisse. Dans le désert des expériences se sont construites et si, le nouveau centre social, au démarrage s'est appuyé sur la diversité des acteurs réapparus dans le temps du rien, aujourd'hui il se pose-présente avec l'appui des pouvoirs publics, comme incontournable sur un quartier de plus de vingt mille habitant. Pour les projets destinés aux publics éloignés cela se fera avec ou pas... jusqu'au jour ou trop gros on lui coupera la tête....
Et passant de l'univers-exemple du monde socio-culturel au monde culturel je dois avouer que je pense la même chose. Pour les Scènes Nationales, Centres Dramatiques ou autres Théâtres ou scènes conventionnés, c'est la même chose, ce même appétit que les pouvoirs publics, les partenaires, les artistes, les citoyens n'osent ou n'arrivent pas rappeler à l'ordre et qu'on rencontre sans cesse ; au détour de réunions, ou de présentation d'appel, on se rend compte que les grosses structures ne sont jamais assez grosses... Et de politique de la Ville en droit commun, elles sont partout et asséchant, elles font le vide autour d'elles.
Que se passera-t-il demain (ce qui a par ailleurs déjà commencé hier) quand les pouvoirs publics décideront de couper les quelques têtes qui composent le territoire culturel local/national ? Il ne se passera rien parce qu'entre temps ces structures en voulant tout maîtriser, tout absorber, auront désséché un secteur qui n'aura plus les moyens de réagir.
C'est aussi pour cela que nous, les Mille et une Vies, au milieu des autres, devons maîtriser notre développement ; en le maîtrisant nous tenons les rênes de notre projet et, ne perdant pas de vue nos objectifs initiaux nous garderons une indépendance et une viabilité que certaines de ces structures n'ont plus. Combien d'entre elles pleurent sur des moyens conséquents mais jamais suffisants ? Combien d'entre elles ? Et malgré cela, de la plus petite à la plus grosse, il semblerait que souvent derrière le projet se cache la même soif de monter, grossir, etre comme celui du dessus, être lui. Pour cela tous les coups sont permis, du réseau à la concentration des pouvoirs et il arrive ce qui doit arriver, tous les acteurs, une grande majorité,
se retrouve isolée par l'égoïsme un insatiable appêtit.
Parce que dans une constante recherche de moyens complémentaires les acteurs du monde culturel souvent oublient l'oeuvre et les passerelles tendues entre l'artiste et elle, entre le public et elle, entre l'artiste et le public. Regardant le "monde culturel" je me dis que beaucoup d'acteurs, artistes, structures, avant que l'heure arrive de la destruction facilitée par la concentration ne soit irréversible devraient se remettre en selle et se concentrer à la construction de projets durables qui permettent d'atteindre ces objectifs ...
De semaine en semaine, mon regard sur le monde de la culture en général et celui du spectacle vivant plus particulièrement, pare mes doutes de certitudes étranges et désabusées. La France regarde le naufrage du monde de l'intermittence avec une incompréhension toute compréhensible. Et parfois je me demande si certains des acteurs de ce monde en perdition n'ont pas eux même construits la route de leur disparition…
La culture c'est un mot-milieu fourre tout dans lequel on trouve le gros et le petit, l'acteur et le comptable, le cinéma et le théâtre, la scène nationale et le théâtre bricolé, l'amateur et le professionnel... C’est vrai, le milieu a peu travaillé à préciser les frontières entre amateur et professionnel et les outils dont ils disposent pour promouvoir l'oeuvre. Pour le Théâtre, la marionnette et le spectacle vivant, j’ai le sentiment que la culture de groupe, de compagnie, la culture du public, n’existent plus ou, de moins en moins ; c’est dans l’égoïsme de chacun, que se construisent les projets.
J'ai le sentiment que depuis les années 80, à l’ombre de la construction/rénovation des nouveaux équipements de la culture, certains acteurs se sont laissés séduire par les lumières du temple en mettant au second plan le rapport de l’œuvre au public ; d’autres acteurs, parfois les mêmes, ont été capables, pour atteindre l'autel du temple, d'échanger leurs doutes (conditions naturelles du faire artistique) contre les certitudes des acteurs de leur production ; acceptant de troquer le choix textuel et la distribution senti pour le mot de la mode et la locomotive ils sont montés dans un train qui n'a eu aucun état d'âme à les laisser une gare-station plus loin à moins que, montés dans le train, ils n’aient jamais accepté d’en descendre... "jamais" restant relatif comme "jamais" sait l’être !
Aujourd’hui, d’autres acteurs encore, regardant l'autel et voulant y accéder,
remplis par le monde dans lequel ils vivent, sont prêts à tout pour plus de visibilité . Plus de visibilité, non de leur public, et de leur environnement mais d'une minorité d'experts, cénacle décidant de la légitimité, la viabilité, de l'illégitimité... Pour ces autres acteurs de la culture, ils puisent dans leurs droits pour monter sur des scènes qui ne font que les appauvrir plus... Ils sont soit jeunes et pleins du rêve d’atteindre, après une courte course (courte parce qu’ils ne sont pas, non plus coureurs de fond, faut pas pousser), le but de la reconnaissance par le cercle ; ils sont soit plus âgés, courrant encore, un peu aigris par ce monde qui ne les reconnaît pas à leur juste valeur mais acceptant de monter sur la scène des jeunes à condition qu’elle ne soit qu’une étape. Mais cette étape est la gare de triage ou la fin de voie, qu’ils ne veulent pas reconnaître et, de théâtre bricolé en scène de fortune, ils sautent et épuisent leurs droits, plutôt que de construire, dans la proximité de leur environnement, quartier, ville, région, pays, monde une relation dont la qualité installera la durée. Combien de compagnies appauvries, endettées après leur participation à un festival ? Un "off" certes prestigieux mais pour qui ? Un "off" tel celui d'Avignon, ou un théâtre sans-le-sou mais tellement mode et son contrat de co-réalisation qui ne permettront jamais, l'un ou l'autre, les deux ensembles, avec les fruits des recettes de billeterie, de payer la moitié des coûts qu'engendrent la participation à la programmation au premier ou au deuxième.. Il faut y être pour être répondront-ils ? Non, il faut être, et le reste va de soi pour peu qu’on assortisse la volonté de l’effort. Il faut être dans le geste artistique ; il faut être dans le rapport au public et peu importe le lieu dans lequel ça se passe ; ce n'est pas le lieu qui fait l'oeuvre et si, certains hommes et leurs avis comptent dans notre société plus que d'autres il n'est pas non plus impossible de penser et d'oeuvrer autrement...
J'ai du mal donc aujourd'hui lorsque je considère les difficultés par lesquels passe le milieu culturel et plus particulièrement les enfants de l’intermittence à oublier que ce difficultés sont aussi les fruits tardifs de dénis de l'œuvre, de trahison du public, de l'incapacité qu'il a eu, ce milieu, artiste et administrateurs de la culture confondus, de faire, avant les autres, ménage et proposition, transformation du milieu par chacun de ses acteurs, de l’égoïsme, de…
coordination des intermittents IDF

Le temps passe, les jours de la Cie les Mille et une Vies avec. Depuis quelques temps, fini à la Maison d'Arrêt de Loos, retour au batiment B à la Maison d'Arrêt de Sequedin. Grâce à Jérome, un groupe s'est constitué et changeant, arrivera à maturité lundi prochain. Nous commencerons à filmer les marionnettes en actions. 

Après, lorsque au bâtiment B, de la Maison d'Arrêt de Sequedin, cela sera fini, que ces explorations seront arrivées à leur terme, je me demande ce qui se passera. Est-ce que j'arriverai à proposer la suite, d'autres actions....J'en doutais hier, aujourd'hui, je doute de mes doutes d'hier....

Comment dire les sentiments qui m'habitent. Ils sont assez proches du regard que porte sur la prison mon fils de 7 ans. Lorsqu'à la fin de certaines séances, il venait me chercher devant les portes bleues de Loos ou de Sequedin, sans mot, je sentais dans ses yeux une appréhension, un regard effaré sur ce monde du dedans, du derrière les barreaux.... Pour moi, adulte, je ressens ce même effroi, cette même incompréhension de ces murs hauts que l'humanité a construit ; de cette incapacité que la société a de comprendre, de soutenir, de former, d'aider ses fils qui déraillent, sortent des clous, se trompent de voie...

Mais, la société c'est moi, la société me représente, traduit mes peurs, mes envies et, je ne peux la regarder comme si elle m'était étrangere. Il me faut tenter de la faire avancer, travailler avec elle pour qu'elle me ressemble plus et si certains de ses territoires m'effraient c'est bien ceux là alors que je dois comprendre et travailler à m'en rapprocher et à les changer. Un artiste peut-il simplement divertir ? L'art est-il utile ? Avec mon petit Théâtre de marionnette itinérant, je veux croire qu'art et société ne sont pas separés, que l'art travaille sur elle, la societé, autant qu'elle travaille sur lui. Et, dans les prisons ou les quartiers sur les sènes ou dans les marchés nous nous devons, artistes du quotidien, de participer à la (re)construction d'une société meilleure dans laquelle prévaut une certaine idée de l'homme et dans laquelle la relation humaine, grandit dans la confiance ; un société qui choisit d'inclur plutôt qu'éloigner, aide plutôt qu'abat...

Après une journée passée à errer dans les rues sales d'une ville braderie-déballage,

avec le plaisir de mon fils comme unique moteur ;

après une journée à subir les assauts d'un vent colportant les poussieres, odeurs

et  autres fiertés de la Ville nordiste...

Pour finir vite la journée, juste un lien sur un texte de Caroline Poussier,

Quand la culture passe les murs de la prison

Daniel Mermet, diffuse le 8 février 2005 un reportage de François Ruffin

Le maton sympa....

J'ai découvert cette émission en faisant des recherches ce jour....

Profitez en aussi ;

l'intelligence et la sensibilité peuvent être consommées sans modération.

Un entretien avec Luc Rody, un surveillant de la Prison d'Amiens.... Le maton sympa

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