• : Marionnettes en Prison
  • Marionnettes en Prison
  • : La "Cie Les Mille et une Vies" a été créé à Lille (59) en 1998. En 2006, autour des interventions qu'elle menait dans 2 Maisons d'Arrêt, la Cie a ouvert ce journal de bord. Avec le temps ce blog s'est ouvert à l'ensemble des activités de la Cie et est devenu le journal (presque intime) du Théâtre de Marionnettes Itinérant. Dans ce lieu nous pouvons vous raconter nos spectacles et ateliers, les joies et les déboires d'une Cie Contemporaine et des ses artistes permanents.

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Nouvelles d'une Cie
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ACTIONS ARTISTIQUES
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RENS : Les Mille et une Vies
Avec le soutien DRAC - ACSE -
CONSEIL REGIONAL NPDC
DEPARTEMENT DU PAS DE CALAIS


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CREATION 2012-2013
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                  à venir

      
      
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DIFFUSION
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            programme auomne-Hiver 2012
              
Tournée sur le territoire
               
               Les Aventures de Germain Lenain
              -12 oct 2012 14h30
                Salle des Fetes
                Villers Les Cagnicourt (62)
               -26 oct 2012 14h30
                Salle Polyvalente
                Noyelles sous Bellone (62)
               -7 nov 2012 15h
                Salle des Sports
                Quiery la Motte (62)
                -30 nov. 2012 14h30
                Salle des Fêtes
                Plouvain (62)

               La chambre (de Zette)
               - 13 oct 2012 18h30
               Salle des Fetes
               Villers Les Cagnicourt (62)
               -27 oct 2012 18h30
                Salle Polyvalente
               Noyelles sous Bellone (62)
               - 9 nov 2012 18h30
                Salle des Sports
                Quiery la Motte (62)
               -18 nov. 2012 16h
                 Salle Cité 30
                 Divion (62)
               -01 dec. 2012 18h30
               Salle des Fêtes 
                Plouvain (62)
               - 03 dec. 2012 16h
               salle de la Prévoté
               Beuvry (62)
              -15  dec 2012 17h30
              Salle Brossolette
              Lille (59)
              
   
     
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VIDEO
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  • Les vidéos de blalar sur Dailymotion   

 
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RENSEIGNEMENTS
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         Cie Les Mille et Une Vies
            Théâtre de Marionnettes Itinérant
            Licence d'entrepreneur n°2-1001686
            BP 70342
            59020 LILLE CEDEX
        
         TEL : 03 20 88 44 78
           FAX : 03 20 88 45 69


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          écrire un mail
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Chez les amis...
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La Voix de Cassandre, ne doit pas faiblir...
Aidez Cassandre, Aidez vous,
Abonnez vous à Cassandre


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renseignements sur
http://www.horschamp.org


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Freemen blog(s)


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Freemen est un réseau de

blogs, dont les auteurs sont

convaincus que :

- le changement climatique

est un problème majeur,

pas uniquement écologique,

mais aussi politique et économique

- s’attaquer sérieusement à ce

problème implique une remise

à plat de nos modèles économiques

et, particulièrement, de la notion

de «croissance».

Au delà, comme le nom “Freemen“

l’indique, chacun pense, écrit

ce qu’il veut sur son blog. ..


2 plus n
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Ardente
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Jeudi 23 janvier 2014 4 23 /01 /Jan /2014 11:05

Nous des 1001 vies,

Compagnie ou Théâtre (dit de Marionnettes Itinérant)

Nous Conseil d’Administration,

Nous salariés,

Nous poupées,

Nous marionnettes,

Nous ombres et tout le toutim,

Nous donc, en groupe, mais aussi individuellement, comme le veut la tradition,

Parce que nous sommes traditionnels,

Nous vous souhaitons

Une année 2014 pleine d’étoiles, de Cassandre à écouter,  d’emploi, de rêves, de marionnettes, d’ombres, de lucratives activités, d’inutiles joies, de bondissants réveils,  d’hors-champs à explorer, de douces rêveries, de sereins endormissements…

En un mot comme en mille,

En mille et un mots,

Nous vous souhaitons

Que l’année qui s’ouvre vous apporte, des couleurs, des étoiles, des mots, de la poésie, du travail, de la joie, de la vie, des rêves, une croyance renforcée en l’humanité, un regard sur l’histoire et, la force de continuer mieux, plus haut, toujours plus haut…

 

Fait à Lille, le 21 janvier 2014

 

 

 

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Samedi 7 septembre 2013 6 07 /09 /Sep /2013 17:44

DSC02296On remet ça. C'est reparti pour la communication autour de notre nouveau Workshop Grundtivig "Marionnettes et Illettrisme". On vient d'avoir un petit problème de localisation, mais on est en train de le résoudre. En effet, la Ville d'Annequin où on prévoyait (avec son accord initial...) de reproduire l'opération vient de se défausser.... Etonnant mais c'est comme ça.

Bon, on est en contact avec d'autres villes et on devrait très vite vous informer de la nouvelle localisation.... Les candidatures sont ouvertes...

Vous trouverez toutes les informations utiles sur notre site internet lien ici...

En attendant, voila ci dessous le lien vers un document de présentation dans lequel vous trouverez toutes les informations sur les modalités de candidatures et de selection....

présentation en français

présentation en anglais

 

Pour Les Mille et une Vies / Théâtre de Marionnettes Itinérante

Fabrice Levy-Hadida

 

Ce projet est soutenu par la commission européene et l'Agence 2E2F

Edité avec le soutien financier de la Commission européenne. Le contenu de cette publication et l'usage qui pourrait en être fait n'engagent pas la responsabilité de la Commission européenne."

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Samedi 27 juillet 2013 6 27 /07 /Juil /2013 21:23

Voici les prochains rendez-vous du cabaret coron (tendance freaks)... 

 

depliant-pages-1--4-ok-copie-1.jpgAUCHEL - CABARET CORON (TENDANCE FREAKS) –

SALLE BASLY - PROGRAMME DU 03 AU 11 AOUT  - Rejoignez nous sur le Cabaret Coron (tendance freaks) à Auchel
 Au programme durant cette semaine autour de l’exposition Portraits d’habitants et de la diffusion de « Mémoires en Ombres » films de territoire réalisés avec les habitants…
 Samedi 03 août – Soirée d’ouverture – Cabaret Grande Bouffe  Autour de l’exposition Portraits d’habitants et de la diffusion de Mémoires en ombres , films de territoire réalisés avec les habitants, Venez partager Le Briquet du Mineur* Raphaël Lenoir, chef de cuisine, vous propose un voyage au fond des goûts… Numéros en marionnettes et théâtre d’ombres viendront ponctuer la soirée
*Casse-croute des mineurs au fond de la mine
A partir de 18h30 – Tous publics  - REPAS 12€ SUR RESERVATION (au plus tard le jeudi 01 août)

Mercredi 7 août - Mercredi des Galibots- Cabaret Jeune Public - Un après-midi concocté pour le jeune public avec au programme
dès 15h30, ouverture de l’espace jeux des Galibots : Ateliers dessins sur les thèmes Dessine moi la mine ! et Dessine moi un monstre ! ~ Atelier théâtre d’ombres sur les thèmes Fais moi ton plus portrait de monstre et Fais moi ton plus portrait de mineur ~ Espace lecture… A 16h, spectacle en marionnettes, « la Chambre (de Zette) » de et par Fabrice Levy-Hadida avec Dorothée Saint-Maxent A 16h45 Goûter-crêpes des Galibots préparé et animé par un groupe d’habitantes d’Auchel . Gratuit - Tous publics

Vendredi 9 août - Soirée Théâtre d’Ombres - Cabaret Adultes - Cabaret pour adultes « érotico-freaks » ou la rencontre entre situation dite érotique et l’image fantastique du monstre… Lectures, Projections et autres numéros en marionnettes, ombres et objets
A partir de 21h - Réservé aux adultes – Jauge limitée
Gratuit sur Réservation (au plus tard le 08 août)
09 65 36 94 75 ou 03 21 61 92 03

Dimanche 11 août - Le Dimanche des familles en corons - Clôture festive du cabaret.
Dès 12h30, l’Auberge des corons ouvrira ses portes. Venez avec vos grillades et profiter de notre barbecue mis à disposition.  Buvette.
A partir de 14h, vous pourrez découvrir l’exposition Portraits d’habitants et le film « Mémoires en Ombres » réalisé avec les habitants sur le passé minier du territoire. Vous pourrez également profiter, en famille, des espaces Jeux des Galibots : Ateliers dessins sur les thèmes Dessine moi la mine ! et Dessine moi un monstre ! ~ Atelier théâtre d’ombres sur les thèmes Fais moi ton plus portrait de monstre et Fais moi ton plus portrait de mineur ~ Atelier manipulation de marionnettes à gaine ~ Espace lecture…
A 15h30, place au spectacle en marionnettes avec « les nouvelles aventures de Germain Lenain »…. De et par Fabrice Levy-Hadida
GRATUIT – TOUS PUBLIC

Renseignements/réservations : 09 65 36 94 75 ou 03 21 61 92
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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 14:29

 

P1070081On le sait cet espace est deserté depuis quelques semaines... Fabrice avait promis de finir sa chronique autour du Workshop et de la mettre en ligne (tant ici que sur le blog spécifique à cette action) ... Mais malheureusement, une succession d'évènements l'a empêché de tenir ses engagements. Entre des réalités administratives chronophages (projets, rapport et bilans,...), entre des réalités d'activités (la programmation coron déroule son fil) et des évènements imprévisibles (accidents, plantages informatiques, chute de plafond...),  le temps a manqué....

 

Aujourd'hui, le soleil pointe le bout de son nez, le printemps  est installé (pour quelques jours avant l'hiver...) et nous pouvons le dire, nous reviendrons.

 

Que ce soit par la voix d'un objet (les chroniques et défis de Germain devraient reprendre) ou d'un des humains des 1001 vies, c'est promis.... nous reviendrons... au moins pour vous informer de nos programmes d'activités...

 

Maais pour l'heure, si vous le souhaitez, vous avez la possibilité de suivre nos actualités en d'autres lieux que ceux ci....

Vous le verrez, sur les réseaux nos personnages sont actifs et ils ont d'ores et déjà donné des infos, que nous vous donnerons bientôt ici...

Comme on vous le disait en commençant, le temps nous a manqué mais, nous reviendrons très vite...

 

Ceux des Mille et une Vies, humains et objets, bouts de ficelle et bric a brac, matières mortes et autres outils....

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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 16:20

P1080629A J+moi, Une chronique en 10 ou 12 fragments... suite avant traduction, sans relecture.

Voila j’y étais. Des mois que je travaillais, et ça allait commencer. Près de six mois que j’étais plongé dans les dossiers. Maintenant, les sélections étaient derrière moi, j’allais enfin vivre l’aventure humaine que nous avions préparée avec tant de minutie. A ce moment la, avant l’arrivée des premiers participants, je suis sur le perron de la salle des fêtes d’Annequin, assis sur les marches de la petite place fleurie, mon regard donne sur la nationale qui traverse le village. Dans mon dos la salle des fêtes accolée à la Mairie baigne dans la lumière de cette fin de journée. Dans cette lumière, écrasé par le ciel si particulier du Bassin Minier pendant que j’attends, une voix intérieure m’interroge sur les  choix qui ont été les nôtres. Alors que nous avons choisi un village du bassin minier, éloigné des infrastructures routières et aéroportuaires, à ce moment la, dans le coton intérieur, la petite voix me parvient et me dit que je suis fou. Pendant ces quelques instants qui précèdent le démarrage, la voix m’interroge sur les raisons de mon acharnement, elle me dit et, elle n’a pas tort, qu’à vouloir continuer contre vents et marées à faire du développement local, sur un territoire mal doté en solutions touristiques et d’hébergements, tout cela finira mal. Elle, la petite voix, me propulse dans la brume des questions, des doutes préalables à tous démarrage. Je lui réponds, qu’en faisant ces choix, certes audacieux, nous favorisions la réinjection des financements obtenus dans les circuits locaux plutôt que de faire vivre les grandes entreprises. Oui, nous avons favorisé l’emploi de chauffeurs et la location de véhicule (à notre partenaire de location habituel) ; oui , nous participerons à faire vivre hôtels, commerces ; oui, nous avons constitué, autour d'un chef professionnel, une équipe de cuisine,… Oui, cela nous coûte plus cher ! Le diable continuait , qu’est-ce qui peut vous pousser ainsi à vouloir dépasser vos limites ? Pourquoi vous retrouver toujours là où c’est le plus difficile, le plus complexe ? Dans les quartiers, les hôpitaux psychiatriques, les prisons, le trou du cul du monde, pourquoi ne pas choisir le fauteuil le plus confortable, pourquoi ajouter l’instabilité à l’instabilité ? Je lui répondais que cela faisait partie de ma nature, qu’à chaque fois en découvrant des recoins du monde, sous mon travail solitaire et acharné, c’est moi même que je découvrais. Mais le diable intérieur se met à rire en reprenant mes mots « vous assumez les risques, vous êtes justes.. » et il chantonne, chantonne "vous assumez les risque, tu assumes les risques, tu assumes...".

C’est à ce moment, à travers le coton enrobant l’esprit, que me parviennent les mots de Lydia, participante Française, première arrivée sur site. Emplissant mes poumons de la fumée de cigarette que je venais d’allumer, tout ce que je perçois est comme amorti par de la ouate, les paroles deviennent des rumeurs et j’ai du mal à différencier celles intérieures de celles extérieures. Je suis plein  des rires du diable intérieur quand commencent d’arriver les voitures transportant les participants.  Je faisais taire les rires du diable, j’avais devant moi une galerie d’humanités à laquelle il me faudrait tendre mes savoirs et avec laquelle il me faudrait vivre. Ce n’était pas une galerie des horreurs mais, je dois le dire maintenant, cet instant, s’il me tardait tant de le vivre, il m’angoissait aussi. Au dela des questions que posait le diable intérieur, pour avoir vécu près de cinquante années avec ma pomme (et je commençais de me connaître,) je savais que je n’avais pas le contact facile. A ce moment la,  je m’interrogeais sur ma capacité à vivre en communauté.

Puis remisant au placard l’ensemble des questions, je plongeais dans la vague. Voila, j’y étais, je les voyais, ils n’étaient plus des noms, des formulaires, des photographies ; ils étaient de chair et d’os, de vie et de sentiments, ils étaient là. Je ré accueillais Luysi et Réni que j’avais croisé l’après-midi avant qu’elles se rendent à l’hôtel, elles me parlaient d’un festival Bulgare.  De Roumanie, j’accueillais, Dan avec qui les échanges mail et téléphonique avaient été si nourri. Pour tous,  je voyais un visage. Qui venait remplacer celui que la vision des photographies avait forgé. Oui, je rencontrais les humanités. Je recevais les cadeaux d’Aurélia (Bouteille et porte docupments) , de Anca, de Mirella (médaille roumaine). Je (re)voyais dans le regard d’Aurélia les incompréhensions. Je recevais Olegs et Guna de Lettonie. Avec Olegs le premier échange autour de Camus continuait de piquer ma curiosité, sa référence à « l’étranger » ce roman qui avait participé à me construire, les premières phrases dites et redites « aujourd’hui maman est morte… » …. Continuait d’aiguiser mon appétit. Un regard tellement intense. Une tranquillité physique et ce regard. Ces yeux qui riaient derrière cet air si sérieux. Je commençais d’entendre. « En Lettonie, à force d’occupation, nous avons appris la patience… ». Marius et Guna échangeaient en Russe. Je demandais à Olegs d’accompagner ma rencontre avec Guna. Je savais qu’elle parlait peu le français et anglais, j’avais  considéré sa candidature en imaginant qu’Olegs pourrait nous aider à nous comprendre. Cela lui permettrait d’aller plus loin dans sa pratique de la langue.

La salle des fêtes commençait bruissait des langues et conversations, Babel, Babel... Quand à 20h00 arrivait, le mini bus de Roissy Charles-de-gaulle, j’allais accueillir Anna, Charo, Diana, Marijana, Nikos et Véronika. Tous étaient là et les conversations allaient bon train. Dans les échanges, je comprenais que nous nous reconnaissions. Je commençais aussi de sentir les réalités de cultures différentes de celle dans laquelle j’avais grandi et il nous faudrait vivre avec. 8 jours, huit  petits jours pour une vie, pour partager et réduire les frontières géographiques à ce qu’elles devaient être : rien ! A l’arrivée, tous avaient regardé l’espace construction avec une gourmandise mêlée à une certaine appréhension. Tous avaient comparé nos  personnages, les Germain, Zette et autre Vladimir que nous avions sorti et ces volumes et matériaux qu’il faudrait assembler.  Avec tous j’avais échangés sur le pas à pas. Sur la méthode que nous utiliserions pour les accompagner dans leur appréhension de nos techniques ; tant celles de construction que celles de manipulation et d’interprétation. En français, en anglais, en allemand parfois, je leur disais comment ils devraient se laisser guider dans l’apprentissage de nos savoirs.  Je leur disais à tous que chacun prendrait ce qu’il souhaiterait…

Autour du bar d’abord, ou jus de fruits, bières et vins locaux  permettait à chacun de rencontrer les autres. Autour du buffet, l’appétit ouvert par une journée de voyages, la curiosité éveillée par le mélange des mets, permettait à chacun de trouver sa place. La soirée déroulait son fil. Certains avaient trouvé des tables qu’ils ne quitteraient pas. Revenant pour chaque repas, pendant tout la durée du Workshop au même endroit, d’autres avaient, tel Nikolas, commencé de butiner.

La soirée était telle qu’elle devait être. J’étais là, je n’y étais pas. Je butinais d’un endroit l’autre, je voyageais de table en table, ils allaient apprendre, j’allais être un des passeurs, j’allais voyager. Le voyage avait déjà commencé. Mais en même temps dans cette immensité humaine, alors que j’avais pris l’habitude de me cacher derrière les objets, les collaborateurs, la voix intérieure revenait me piquant ici et là des ses questions et assertions…

J’avais fait le tour des tables, les regards et les mots échangés laissaient présager que les jours qui s’ouvraient devant nous nous permettraient de vivre une aventure, une belle aventure. Les regards échangés avec Anna, Marijana, la complicité avec Charo, l’énergie laborieuse de Diana, la fervente envie de Véronika, la douce retenue de Mirella et Anca, la séverité d’Aurélia, celle de Guna derrière laquelle je voyais le rire mais que la barrière de la langue et des cultures, pour l’instant, nous empêchaient de franchir, le respect de Dan, le rire de Marius (Das ist Korrekt ? ) , l’humour d’Olegs, les mots d’envies de Léonard, le plaisir un peu perdu de Lydia et Karine, tout cela me confortait dans les choix que nous avions fait.

Je n’attendais rien. Je marchais au dessus du sol. Regarder, je ne sais pas regarder. Comment considérer le temps, comment le laisser filer mais en même temps l’arrêter. C’est ça la vie ?  Je voyais le buffet, savamment dressé, les mélanges sucrés salés, je voyais le plaisir, je vivais un instant particulier et, regardant autour de moi, je le voyais,  ce sentiment de vivre un moment exceptionnel était partagé par tous ceux présents à cet instant.  Après que tous furent partis, je repensais aux échanges qui avaient été les nôtres. J’avais entendu le désir de voyager dans nos techniques artistiques, mais je voyais aussi le désir de découvrir « la France ». Le programme était lourd, des journées longues de travail et les temps libres étaient réduits à leurs plus simples expressions. La France qu’ils allaient découvrir était-elle celle qu’ils souhaitaient ramener avec eux dans leur bagages…

Quand après minuit, avec Dorothée nous fermions la salle et nous dirigions vers l’hôtel, nous étions rompu mais le cerveau et le corps en ébullition. Le diable qui m’avait parlé avant que j’accueille les participants était revenu. Il riait en posant ses questions. Je tentais sans succès de le faire taire….

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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 15:15

DSC02296Ces mots n'engagent que moi, chronique 5 d'un retour en 10 ou 12 textes.... sur "La marionnette au service des hommes" - Atelier européen -

Ni Germain, ni Vladimir, ni Zette.... mais
Fabrice Levy-Hadida)

 

Tic tac, les aiguilles du réveil n’existent pas, je les vois pourtant. Je vois le temps de l’horloge lentement avancer. Il est en refus, je voudrais qu’il courre, il joue à ne pas avancer, il ralentit le pas... Il est 4H, tout dort sauf moi. Ici et là, dans la rue, là bas, j’entends les bruits de quelque vie solitaire.  Tout est tendu, tout se tend, tel le ressort de la montre gousset, je suis tendu attendant que cela démarre. Rester allongé ne sert à rien. Je me lève Il est 4h, la nuit est dense, je projette mes pensées aux quatre coins de l’Europe. Je vois Olegs et Guna en Lettonie. Je vois Veronika et Marius en Pologne. Je vois Diana et Marjiana et Croatie. Je vois, Charo en Espagne. Je vois, Anna et Nikos en Grèce. Je vois Rénie et Lusy en Bulgarie, je vois Dan, Aurélia, Anca et Mirella en Roumanie. Je vois leurs visages au fond de moi. Il est 4H du matin en France. Dans l’appartement endormi, je me dirige vers la cuisine et mets en route la cafetière. Je n’ai pas dormi et tout va pour le mieux ! Je promène mon esprit sur la météo des capitales européennes, interroge la boite mail, écrase 5 cigarettes après les avoir fumées jusqu’au filtre. J’ai 20 ans, les vingt huit années qui me séparent de ces vingt ans ne sont rien.

 

A 6H, quand j’arrive au Bureau,  je finis d’interroger les mails et les compagnies aériennes. Je fais le dernier tour de la feuille de route. Tous les check in sont ok. Le vol en provenance d’Espagne change de terminal. A 8H, le premier mini bus récupéré, le géant et Sophie pourront partir vers la Belgique. A 9H Léonard accueillera Réni et Lucy à Charles de Gaulle et les accompagnera jusque Lille en train. Dorothée les accueille à 12H à Lille Europe. A 11H30, 2ème mini bus récupéré, Geoffrey et Aline partiront vers Charles-de-Gaulle. Les équipages sont prêts, les itinéraires aussi, on contrôle, tout est sous contrôle. J’ai quelques heures pour finir mes préparations. Dernières éditions de documents ; comment se fait-il qu’il en reste tant ? Nous savions depuis longtemps que nous déplacions le bureau à Annequin et les ordinateurs ne sont pas débranchés, les documents ne sont pas préparés ? J’ouvre mon cahier d’évaluation intérieur, et je m’attribue quelques mauvais points bien mérités. Peut-être sont-ils là pour éviter d’autres peurs, celle de l’avion raté, celle du bagage trop lourd, celle de la pluie de pierre.  Je force le trait, cela me permettra certainement d’éviter les malheurs…

8H ma journée SMS commence. Chaque relais m’envoie les informations en temps réel. Récupération camion, bouchon, récupération participants, la musique particulière du téléphone accompagnera cette journée particulière. Jusque 20H,  heure prévisionnelle d’arrivée en salle des derniers participants, cette musique organisera mon temps et mes pensées.

9H30, le bureau est plié et prêt à rejoindre Annequin. De son côté Raphaël fait ses courses de démarrage. Accompagné de Jean-Luc, il prépare le buffet du soir. Charcuteries et fromages. Je ferme un instant les yeux et l’imagine se promenant dans les allées de marché et Super « marché », lui et sa taille impressionnante, caddy débordant et ses yeux brillants. Je ne lui ai jamais dit, maintenat il le sait si il me lit, mais j’ai souvent ri à l’idée qu’il fallait 2 à 3 types comme moi, pour faire un gars comme lui.

9H30, les premières confirmations d’arrivées me parviennent ; la Bulgarie est en France ! Le Bulgarie impatiente, prendra le train précédent à celui qui était convenu….

10H30, Dorothée me dépose à Annequin. Pendant que j’ouvre la salle des fêtes, elle repart à Lille accueillir Reni et Luysi,  les Bulgares impatientes. Au centre de la salle, les services techniques de la ville ont déposé, tel un cadeau, les éléments de la fiche technique (Plateaux SAMIA, Grilles d’exposition, tables et chaises...) que nous leur avions fait parvenir.  Mon esprit ne supportant pas le désordre et bien que les plateaux pèsent un certain poids, je cherche d’abord à les déplacer.  J’imagine un système roulant et astucieux mais, très vite comprenant que je grillerai trop de cartouche de mon « énergie 2ème souffle », je fais appel à la ville pour qu’une aide me soit apportée. Une fois les plateaux installés, je positionne les grilles en fermeture de salle. 3 espaces sont maintenant clairement délimités. Quand les participants arriveront, ils trouveront 3 lieu dans un lieu.

Dans le carré construction, Je pose amusé les outils spécifiques, support plastique, bloc de mousse, cutter, ciseau, dés à coudre, quelques épingles, des aiguilles à gros chat pour les yeux fatigués…

A 12H30, alors que la musique du téléphone n’a cessé d’accompagner mes œuvres, je suis seul dans la salle et je sais que le gros œuvre est passé, j’ai faim. Raphaël et son équipe arriveront à 14H, ils pourront installer l’espace restauration. Quand je sors dans les rues de Annequin, le soleil vient frapper mes yeux. J’aurais du anticiper, je ne l’ai pas fait, il est 12h31 et la boulangerie et les quelques commerces de la place sont fermés. J’attendrai pour combler ma faim, la réalité de la France que nous allons présenter aux européens est loin de celle des grandes villes. Une France un peu assoupie, après un lourd repas..

Ensuite tout va très vite et très lentement. La même double temporalité que celle habitant chaque mouvement d’une vie, toujours, jusqu’à la fin. Un SMS m'apprend que les Bulgares impatientes sont à Lille, elles profitent du soleil sur une terrasse en déjeunant avec Dorothée et Léonard (au passage sirotant quelque elixir rugueux). Dorothée les transfèrera vers l’hôtel en début d’après-midi.

Les SMS m'ont appris qu'en Belgique, "le géant" et Sophie ont d’abord accueillis les participants Roumains arrivés à Bruxelles Nationale. Puis un autre message me faisait savoir que la petite troupe était partie accueillir les participants Lettons à Charleroi. Ils reprennent la route vers  l’hôtel à 13H30.

Ensuite tout va très vite et très lentement. Raphaël et son équipe arrivent. Après avoir pris le temps du déchargement, nous échangeons sur la disposition du Buffet, de la table catering et des tables Brasserie. Je déplace mon espace construction pour que les poussières de mousse et autres matériaux ne viennent percuter la nourriture.

DSC02313.JPGA partir de 15H, de nouveaux messages m'apprenent que les participants commencent d’arriver à l’hôtel. Je fume une cigarette sur le perron de la salle des fêtes, j’en fume une deuxième puis une troisième. Le taux de nicotine est enfin atteint ! Dans ces moments là, comme pour le temps, une double impression m’habite. Je suis là où je dois être, ayant imaginé ce projet, travaillé d’arrache pied à le faire naître, j’assure les coulisses de son existence mais, en même temps, …

Il est 17H, l’hôtel doit commencer de ressentir les bruits particuliers que nous allons lui faire vivre pendant 8 jours. Perdu dans un village du Pas-de-Calais, 8 nationalités, les langues de Babel retrouvées sont en train de l’habiter.  Il est 17H15, Raphaël et son équipe son repartis à la recherche d’objets culinaires et de surprises gourmandisiaques de dernière minutes. Je suis seul dans la salle des fêtes, et le temps m’habite…. Nous avons prévu un premier repas d’accueil à partir de 19H. Des SMS ou des appels continueront de faire chanter mon téléphone jusque plus tard, jusqu’aux dernières arrivées.

Le temps se fige.

Il est 18h55, bientôt, transférés en voiture de l’hôtel, seront là ceux de Bulgarie, de Roumanie, de Lettonie et Marius de Pologne ; les autres, ceux de Slovaquie, d’Espagne, de Croatie, de Grèce n’arriveront qu’après 20H. Il est 18h56, les minutes sont particulières, ce sont les minutes de vérité pendant lesquelles viennent se rencontrer tous les temps, ceux de l’imagination d’abord, de la préparation ensuite et de la réalisation enfin. Dans ces minutes la, on s’interroge sur les forces et faiblesses qui nous habitent. Face au projet mais au-delà, dans ces moments la, c’est notre valeur d’être humain qui est interrogée. Et dans ce moment si particulier, je m’interrogeais sur cette force particulière qui m’habitait¸ celle qui depuis longtemps m’avait fait accepter le travail nécessaire à la réalisation d’un projet. Oui, pour ma part, j’avais accepté l’idée qu’un projet naissait dans des tâches parfois les plus nobles mais aussi nécessairement des tâches les plus ragoutantes. Mais en même temps, double sentiment oblige, cette croyance farouche en la valeur que nous donne le travail était aussi une de mes plus grandes faiblesses.

Le buffet était dressé. Autour de Raphaël, dans la salle, des bénévoles s’afféraient. Qui derrière le bar, qui en cuisine… je regardais de loin. M’étant, comme à mon habitude laissé emporté par les digressions, je raconterai demain, ou plus tard si la vie le veut bien, le mélange des langues, la joie ressentie, les regards échangés.  19H, enfin nous nous rencontrions.

 

Fabrice Levy-Hadida

 

 

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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 21:31

elleombrestore.jpg Non relu ni traduit voici le texte 4 d'une chronique en 10 ou 12 textes. Je ne m'excuse pas de ces errements grammaticaux ou orthographiques ; ces mots n'engagent que moi, personne d'autre. Fabrice Levy-Hadida

 

 

Nous venions de finir de charger le camion. C’était le samedi 13 avril, et nous avions pris du retard sur le planning. La veille, avec Dorothée, nous avions reçu les représentants de l’Agence Européenne d’Education et de Formation tout au long de la vie. Nous avions été tirés au sort pour bénéficier d’une visite de contrôle préalable au projet. Les échanges cordiaux que j’avais entretenu avec l’Agence, avec Rabia A., les échanges qui avaient précédés cette visite me la faisait attendre avec plaisir plutôt qu’angoisse. Elle serait l’occasion de vérifier nos outils et, si cela s’avérait nécessaire, de les modifier pour permettre au Workshop d’atteindre les objectifs que nous lui fixions.

Je sentais mon corps tendu. Dans le camion qui nous amenait à Annequin, j’écoutais d’une oreille distraite les chroniqueurs d’une quelconque radio nationale, expliquer leur fabuleux points de vue sur l’affaire qui les intéressait. Si Jérôme avait été honnête, si Jérôme ceci, si Jérôme cela… Et tous, plus barbants que compétents, rivalisaient de bons mots et, s’appuyaient sur l’affaire pour mettre en valeur la qualité de leur analyse, de leur regard, de leur « moi ». Total respect pour ces « nouveaux chiens de garde » ! J’écoutais, je n’entendais rien.

Ensuite, nous arrivions à Annequin et retrouvions Geoffrey D. qui nous ouvrait la salle des fêtes. Il était plus de 12h. Après que nous ayons pris le temps d’un repas rapide, le déchargement du camion avait été tel qu’à l’habitude : un exercice physique intense ! Depuis le début des « Mille et une Vies », cela m’avait amusé de savoir qu’avec mes 50 kilos tout mouillé, aidé par un deuxième homme,  je saurais déplacer quelques tonnes d’acier et de matériel et installer mon théâtre où je le voudrais. Et ce jour comme à l’habitude, le déchargement et le montage brulèrent de nombreuses calories. Mais ce jour la, contrairement aux habitudes, le montage n’était pas suivi d’une représentation (voire deux) d’un démontage, d’un chargement, d’un retour.. Cette installation, aussi lourde qu’elle soit, était une promenade de santé

Il était 20h et nous laissions la salle des fêtes habitée par notre théâtre. Lundi, pendant que d’autres partiraient accueillir les participants à Lille, Bruxelles ou Roissy, je finirais l’installation et la préparation de la salle. Quand j’arrivais sur Lille, après  une douche rapide, j’écoutais les chroniqueurs d’u ne quelconque chaîne nationale, dire leur émoi. Je fermais les yeux, leur propos, leurs petits regards m’endormaient. C’était ce qu’ils voulaient, que nous dormions ; ils voulaient,  qu’endormis par leur verbe, nous leurs laissions la parole. Dans mon sommeil, je me voyais, après les avoir attachés, les alignant contre un mur et leur infligeant une torture suprême : celle de devoir s’écouter ! Dans mon sommeil, je riais de ma bonne blague.

5h30, le réveil sonne. 5h30, une vie devant soi. C’est une journée particulière pour le corps et l’esprit. 5h30 le 14 avril, le réveil sonne sur un dimanche laborieux, un dimanche heureux. J’ouvre les yeux, je ne vois rien ; j’écoute, je n’entends rien. Ma perception est confuse, je suis aux aguets.

Le dimanche, avant de partir pour le bureau, je faisais un détour par le marché de Wazemmes. J’y passais 2 heures dans les allées. Je voulais réunir le matériel qui me manquait encore, principalement matériel de couture. Mais je profitais de ma présence dans ces travées dominicales pour acheter une bouteille de champagne. Bouteille qui permettrait à l’équipe, se réunissant pour un dernier « check » avant démarrage, de fêter l’anniversaire de Dorothée.

Quand j’arrivais au bureau, je puisais dans ce qui restait de l’énergie de mon premier souffle, pour vérifier, avant que les autres arrivent, que ma part du gâteau était prête à être mangée. Je souriais intérieurement. Assis à mon bureau, je laissais mon imagination dériver, et mon regard perdu se promenait sur les visages colportés par le trombinoscope. J-1 avant arrivée, le temps n’arrêtait pas de changer, la météo aussi… un jour froid, un autre chaud, je ne savais plus saisir ce qui concernait le temps, je me laissais dépasser et, à d’autres moment, je laissais derrière moi ses vagues et rumeurs.

C lecorpobjet2.jpg ela se précisait, après qu’à 12 heures le géant ait chargé tables et bancs et les ait transférés à Annequin,  nous faisions le dernier point  et partagions les tâches qui devaient encore être partagées. Jusqu’à 20 heures nous courions après les documents préparant à non seulement transférer le workshop mais aussi toutes les autres activités.

Quand vers 20h je sortais du bureau, je me sentais loin de la vie dans le quartier du Faubourg de Béthune. Comme souvent le dimanche, la fenêtre ouverte m’avait permis d’entendre la sarabande des moteurs de motos et autres quad, les cris de ralliement, les ollé bruyant et pleins de vie. Une vie dont je me sentais chaque jour un peu plus éloigné. Une vie, comme celle que l’on regarderait à travers un prisme, ni idéale, ni cauchemardesque, une vie qu’on vivrait par procuration, qui ne serait la nôtre que par fragments. Ces explosions de citoyenneté du monde, ces explosions dont je parlais ici hier avaient commencé de me reconstruire. Celle que j’étais en train de vivre, me laissaient nu.  Je n’avais besoin que de mots, de mots pour parcourir la planète. Des mots qui, plus utiles qu’un GPS ou une entreprise du BTP,  pourraient construire des avenues ; des mots qui indifférents des langues me permettraient  de revoir BABEL ; cela je le sentais, je ne le voyais pas encore.

Se promener dans la communauté des hommes et ne pas être effrayé, se promener sous les voutes étoilées et sentir le souffle du vent ; se promener… Quelle était donc cette émotion sourde qui parcourait mon dos ? Quelles étaient ces contradictions humaines face auxquelles je me retrouvais ? Il me semblait voir de nouveaux horizons en même temps que je voyais disparaître les étranges constructions que mon esprit, confronté aux règles françaises, avait fait émerger. Si la règle facilitait l’apparition de libertés intérieures, elle pouvait aussi, devenir une impasse de laquelle il est difficile de sortir. Je n’étais pas dans une impasse, je voyais la lumière, et il me suffisait de faire comprendre à l’attelage la direction qu’il devait prendre.

loecorpobjet.jpgPendant que je marchais, tel un étranger dans les rues d’une ville devenue inhumaine, revenaient à ma mémoire certaines de mes lectures de l’été passé. Plus jeune je m’étais plongé dans la littérature. Alors, les chants romanesques ou poétiques avaient été les outils de ma construction. En vieillissant, le monde réglementaire dans lequel j’œuvrais, m’avait amené à me pencher sur des écritures plus barbares. Un Droit européen des affaires 2ème édition avait ainsi constitué, avec d’autres perles de type Lamy Axe droit Fiscalité des associations événementielles,  ma bibliothèque d’été. Bibliothèque qui m’accompagnait pendant les quelques trops rares jours de congés (2012) pris sur la côte belge. Ces livres, s’ils rendaient mon sac lourd, me permettaient aussi, en même temps qu’ils complétaient mes savoirs, de me doter des forces nécessaires aux batailles qui allaient s’engager. J’avais lu et maintenant je commençais de savoir. Ils voulaient que nos œuvres soient des prestations comme les autres. Ce que je comprenais en les lisant, c’est qu’au même titre qu’un boulanger produisant du pain, le marionnettiste produisant ses œuvres ne devait pas être empêché de les faire circuler à travers le territoire et cela, même si les spécificités de la propriété intellectuelle française venaient parfois percuter le droit de la libre entreprise.  Voila le monde dans lequel je devais penser nos mille et un chemins. Un monde ou le politique est un outil du monde économique. Un monde où le politique ne pense qu’à travers marché, libre échange et blabla et reblablabla.

Mais en même temps que j’avançais sur ce chemin, je comprenais que si le politique n’avait pas fait le travail éthique, rien ne m’empêchait d’être le citoyen engagé, l’homme courageux que je devais être. Ce que je commençais de comprendre, c’est que les libertés données au monde économique m’appartenaient aussi. Il ne tenait qu’à moi de les saisir et d’utiliser comme autant d’outils pour agir. A J-1 de l’accueil, à J-2 du démarrage voila ce qui m’habitait et m’interrogeait… to be continued...

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Samedi 4 mai 2013 6 04 /05 /Mai /2013 17:50

P1080482.JPGChronique inversée ; la détonation 3.Ces mots n'engagent que moi...

Je marchais dans les rues de Lille, attendant le commencement d’une vie nouvelle ;  Je regardais le monde qui m’entourait, je ne le comprenais pas. Il était tôt, j’avais travaillé tard et comme à l’accoutumée, me heures de sommeil avaient été courtes. Depuis très jeune, j’avais pris l’habitude de n’accorder à mon corps que le stricte nécessaire de repos, de nourritures et autres besoins matériels. Les exemples d’Antonin, de certains personnages de la littérature sud américaine, de Yogi, m’avaient encouragé dans cette voie.

Cela devait être quelques jours avant le démarrage ; quelques petits jours avant que ça commence. Je retissais le fil des jours, préparant inlassablement, pour que rien ne fasse défaut. Ce jour la, un samedi comme un autre ou un samedi différent. Ce samedi la, avant de démarrer une journée administrative, j’avais fait le tour des boutiques pour acheter une partie du matériel nécessaire à l’accueil des participants. Bandes plâtrées et couleurs, colles et enduits, les 18 participants ne devaient manquer de rien. La veille nous avions échangés avec Raphaël, le chef de cuisine, sur l’humanité, le cadeau européen que représentait la mise en œuvre de cette action. Je voyais dans ses yeux le plaisir et la gourmandise et cela me faisait du bien. Je voyais que le projet prenait vie.  

Alors que je faisais les boutiques, je passais par une librairie, pour développer le fond documentaire qui faciliterait la compréhension de la démarche. Les émotions  que j’avais senties, la réalité de la culture que nous pratiquions dans la proximité de territoires éloignés,  cette présence artistique loin des grands établissements, maisons  qu’ici et là j’avais entendu des publics comparer à des temples, toutes ces émotions remontaient à la surface.  J’étais envahi par  les objets, ces étoiles parlantes et rayonnantes qui, politiques ou magiques, transformaient les frémissements intérieurs en Tsunami .  Dans la librairie je butinais, relisant les mots de chercheurs ou de passionnés,  sur   les Théâtres de tréteaux, sur le père de Guignol, sur le Théâtre populaire et alors que je payais la facture, je me demandais comment le cap avait pu être perdu ; je voyais la bataille des égos, la recherche du pouvoir, les verbiages sans fin qui avaient remplacé l’éthique et le cœur.

Pendant que je revenais vers le bureau, des souvenirs plus anciens remontaient à la surface. Je me souviens Yves S., après la rencontre avec Jacques W., dans son bureau d’administrateur du Centre Dramatique de Nice, me présentant les outils de production, les ateliers, les moyens financiers qu’il allait mettre à ma disposition…. Je me souviens les contradictions intérieures et l’incapacité d’enfermer le chemin créatif dans les murs du temple. Je me souviens ma fuite. A cette époque, je jetais, donnais ou abandonnais dans des caves, tout ce qui m’encombrait. Le matériel, ah ce matériel qui nous rend si petit, si égoïstes, si humains. Je devais avoir 31 ans, la vie dévastée, après avoir fermé « la source »,  je restais quelques temps à Marseille, passais une année d’écriture à Paris puis arrivais à Lille. Quelques une de mes marionnettes, comme autant de représentations des conversations intérieures, m’accompagnaient. C’est à ce moment là que je décidais d’entrer sur le chemin des « Mille et une Vies ». 

P1080629Pendant 15 ans,  je creusais dans la proximité du territoire régional.  Les publics étaient oubliés, les actions étaient justes mais, pendant 15 ans j’avais oublié l’autre monde ! Les cadres réglementaires Français avaient peut-être participé à empeser mon geste créatif ; j’avais combattu les règles qui voulaient que les créations se fassent dans des maisons spécialisées à destination de publics hyper connectés. J’avais travaillé à réinventer des cadres de proximité et, maintenant que se préparait cette action européenne, je voyais que ce que j’avais fait au plus près, trouvait l’opportunité de se diffuser au-delà des frontières. Ceux que nous allions accueillir, de Lettonie, de Roumanie, de Grèce, de Croatie, de Slovaquie, de Pologne, d’Espagne, de Bulgarie, ne connaissait pas la France que nous allions leur présenter. Ils avaient  de la France une image que nous participerions à corriger. Une image idéale qui volerait en éclats. Les humanités qu’elles soient roumaine ou Française, qu’elles soient Espagnole ou Grec, peuvent se rencontrer si elles donnent à voir et regardent avec honnêteté ce qu’elles sont derrière les apparences.

Quand j’arrivais au bureau, mon regard commençait à ne plus être celui d’un citoyen Français mais, (re)devenant celui d’un citoyen du monde, me préparait au voyage. Préparant le carton de matériel, finalisant la sélection des documents qui m’accompagneraient pendant dix jours,  j’étais en train de franchir des portes qui  m’amèneraient sur des chemins nouveaux.  

Mes objets dans les poches, comme Molloy avec ses pierres, je savourais l’instant présent...

L’Europe était en train de me faire redécouvrir la liberté nécessaire à la création et à la construction humaine.  Une liberté que j’avais cru préserver en me pliant à des cadres trop exigus et bornés et que j’avais en partie perdue en me débattant...  Ah, cette belle image ! Ah, ces beaux discours ! Dans un monde en mouvement, on nous demandait de descendre du train, de nous asseoir bien gentiment et de le regarder passer ? Le présent m’apportait un cadeau, je n’allais pas le refuser !

Je raconterais plus tard le plaisir que je rencontrais quand durant le Workshop je vis la majorité des participants se saisir de notre cadeau et repartir avec lui pour le disséminer. Je raconterais plus tard, la joie que je ressentis à entendre les langues mélangées qui cherchaient les chemins de la communication humaine.  Pendant les quelques jours qui ont précédé le démarrage, vivant à l’heure européenne, je passais de la joie la plus grande à la peur la plus profonde. Mais déjà, avant que l’action ait commencé, je savais que le chaînes venaient de tomber, l’explosion intérieure que je venais de vivre avait fait réapparaître ma citoyenneté humaine.  

 

Fabrice Levy-Hadida un retour en 10 ou 12 textes - chronique - le 4-mai-13

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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 12:31

 

DSC02296Avant de trouver le catégorique intérieur, il reste le temps du chemin…

Je l'ai déjà écrit, je le répète (je suis bête), dans la conception du projet d’atelier, nous avions rencontré un processus particulier. Celui, processus, qui donne à voir la grille d’analyse projet et permet à celui qui soumet une idée de vérifier son adéquation avec la politique dans laquelle il l’inscrit. De ce processus,  je reparlerai plus tard et j'en dirai tout le bien que j'en pense.

Pour l'heure revenir à la détonation 2, et aux mots del'instant....

Mon père était un étranger, un errant.... Il l’est resté longtemps ; je crois jusqu’à sa mort. Il m’a transmis cette distance particulière ; celle de l'étranger ! Une distance qui  nous demande de nous interroger nous même avant de poser une quelconque question à l’autre (ici un clin d'oeil particulier à Olegs) . Une distance qui nous impose le silence quand nous n'avons rien à dire ; une distance qui nous demande de ne pas juger l’autre avant de s’être jugé soi même ! Mais dans un monde où le jugement hâtif devient monnaie courante, cette distance peut se transformer en douleur. Douleurs quotidiennes de voir l’inhumanité grandir.

Pourquoi me référer à mon père ? Dans cette  analyse de notre projet, dans cette grille d'évaluation partagée, je rencontrais quelque chose qui, échappant à la bassesse, réduisait ma douleur, quelquechose qui ressemblait à cette honeteté qui l'avait habitée.  Au final, si je reviens aujjourd'hui en chronique sur l'histoire de cette rencontre, c'est pour raconter ces chocs intimes et humains. Raconter cette aventure, ne peut se réduire, pour ce qui me concerne,  à l'élaboration d'une feuille de calcul dans laquelle e trouverait en acquis, non acquis, la somme des conniassance transmises. Dans cette chronique, la chronique entre les lignes, je cherche à accompagner les déflagrations, celles qui ont pu se produire ici et là ; celles qui nous ont transformés, nous on fait européens. Sans sarcasme ni ironie, les mots de cette chronique n'engagent que moi. Une chronique à l'envers, pour raconter quoi ? Les mots de Fabrice, pour les ressentis de Fabrice... Seraient-ce ceux d'un autre qu'ils seraient autres.... 8 jours, le vent, le vide, le froid, Babel retrouvée ? Le vent le vide !

 

Il était une fois, une petite fois…. Je reviens.


La seconde détonation est intervenue après que le projet « La marionnette au service des hommes » ait été sélectionné. Nous avions préparé  les outils spécifiques (grille d'analyses formulaires...) à la sélection des candidats et nous avions commencé de diffuser l’information. Après le tempsdédié à la peur,  celle du vide, de l’absence de réaction, quand les candidatures ont commencé de nous parvenir, j’ai ressenti une émotion particulière. Une émotion qui fait tomber les frontières physiques, les barrières humaines. Entre juin et décembre 2012, les échanges locaux, la relation que nous voulions mettre en œuvre entre le local et l’Europe, avaient commencé à  transformer mon regard. Et vous savez quoi ? Quand je parlais au local de cette réalité que nous commencions d’entrevoir, je sentais que nous nous transformions en animaux particuliers ; animaux dont on ne comprend pas la langue.... J’utilisais des subterfuges et des signes, je manipulais les éléments mais, malgré les traductions et tentatives, je sentais que la réalité locale étouffait de son égocentrisme et qu'il fallait, ici et là, lui donner un souffle d'air ; un peu d'air, juste un peu d'air... C'est ce que nous avons fait dans la préparation du territoire.

Vous n’imaginez pas le choc. Lire des déclarations de candidatures à l’atelier  qui, malgré une langue approximative, témoignait d’un désir  et, de l’autre côté de la chaîne frontalière, entendre le « et moi ? » si particulier et sans « émoi » ni « curiosité. De l'air, juste un peu d'air qui permette de transfermer le "et moi ?" en "émoi". Ce ne sont pas que des jeux de mots. Ce sont des enjeux d'ames et d'humanités. Des enjeux qui nous permettront, demain, de vivre ensemble... De cette explosion locale, de cette culture de l'exclusion construite en réponse à l'exclusion ressentie, de la  situation si particulière des territoires où nous nous engageons, des diversités culturelles que nous nous obstinions à défendre, avec tous ces ingrédients,  nous construisions

Entre décembre et janvier l’exercice de la sélection m’apparut comme un calvaire. J’avais préparé une grille d’analyse des CV et formulaires de candidatures mais,  la lecture et la sélection prirent plus de temps que ce que j’avais pensé. Assis à mon bureau, je voyageais de pays en pays, je découvrais des contrées jusqu’alors inconnues de moi. Je me laissais emporter dans un tourbillon. Du sud au Nord, d’est en ouest, je parcourais une Europe de l’humanité et de la connaissance.

Dans les 60 candidatures, je trouvais la diversité des situations et des envies. Parfois je m’interrogeais de la réalité des déclarations. J’étais tel Noé regroupant ceux qui allaient accéder au navire. Je n’aimais pas cette position et pourtant il fallait l’assumer. Derrière elle, je me voyais, interrogé dans mes pratiques habituelles et mis face aux limites du système qui avait participé à la faire paraître. Ce projet m’amenait à interroger le chemin parcouru, le créateur que je pouvais être dans les années de jeunesse, le citoyen investi, l’humain qui avait vécu les fractures sociales et s’était parfois replié derrière des certitudes égoïstes. Dans les 62 premières candidatures, dans les 36 qui ont suivi, je voyais l'avenir de terres dévastées. Je voyais que l'espoir ne repose que sur ce que nous sommes. Notre capacité à transformer le monde, chacun à notre echelle.

Le 10 janvier l’équipe était constituée, j’envoyais un mail d’information. Les changements qui interviendraient ensuite, ne toucheraient que les  marges. Une équipe d’individualités de 23 à 60 ans.  Une équipe non frontalière.  Une équipe peu habituée, voire n’ayant jamais participée à un projet européen. Une équipe voulant acquérir de nouveaux savoirs et les disséminer dans le cadre de leur vie personnelle et/ou professionnelle. 15 personnes prêtes à vivre un choc culturel et humain. Mon explosion, par effet rebond, allait créer 15 explosions, qui elles même « choc papillon aidant » allaient se répercuter.

En constituant la liste, je comprenais que nous allions vivre 8 jours intenses. Aujourd’hui je le sais, 8 jours sous perfusion européenne, ça vous change un regard. 8 jours à entendre Babel revivre, 8 jours à réduire les distances, à écouter, à dire, 8 jours, je le répète c’est une vie nouvelle.  8 jours  permettent de repenser les usages, les ronrons, donnent de la distance. Mais en même temps, 8 jours, permettent de voir les fractures humaines et sociales, les violences en sommeil ! 

Finalisant la sélection, je savais que mon regard d’ «errant » reprendrait le dessus. Et alors que cela faisait près de 15 années que je creusais au même endroit, cherchant à développer mes humanités,  je n’avais pas trouvé la chine, je venais de découvrir l’Europe.

Fabrice Levy-Hadida - To be transleted and continued....

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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 18:56

DSC02407.JPGA partir d’aujourd’hui, je mettrais en ligne un texte tous les jours (ou tous les deux ou trois jours) - Chronique en 10 ou 12 textes ;  chronique d’un changement à partir d’un premier projet européen. Journal de bord d’un ressenti…  tenu après coup…

La marionnette au service des hommes.

1/ Pour commencer, le projet.

8 jours, il me faut revenir et parler des 8 jours passés à Annequin.  8 jours que nous avions préparés. 8 jours, longuement, patiemment, nous les avions décortiqués, prévus, ressassés.

8 jours, c’est une vie vous savez. Pour ceux qui n’ont plus le temps, pour les autres, pour ceux qui en auraient trop, 8 jours c’est une éternité instantanée.  Mais avant de parler de ces 8 jours, il me faut revenir, sur leur genèse. Celle que nous n’avons pas eu le temps de dire. De mots en mots, il me faut tenir chronique inversée. Après le J-8 en arriver au J+quoi. C’est en février 2012 que nous avions imaginé le Workshop « la marionnette au service des hommes ».   Dans le cadre du programme d’éducation tout au long de la vie, nous avions identifié un dispositif, les ateliers GRUNDTVIG. En févier 2012, inscrivant notre projet dans le cadre de ce dispositif, nous avions juste pensé mettre en, application nos connaissances à une échelle européenne et commencer de travailler à la dissémination de certains  de nos acquis. A ce moment là, je ne savais pas à quel point la mise en œuvre de ce projet, servirait de percuteur à une série de détonations. Je n’imaginais pas,  les bouleversements qu’il engendrerait ; les modifications de regard et d’échelle, le changement de paradigme qu’il initierait ; je ne savais pas.

Aujourd’hui, alors que nous avons entrouvert la porte européenne, après quelques jours de silence, je veux revenir sur ces déflagrations.

La première, non des moindres, la transparence européenne.

Avant que nous mettions en œuvre ce projet, il y a eu l’écriture et l’étude de notre projet.  Je dois vous avouer, qu’en terme de projets, croyez-moi si vous le voulez, nous n’avons mené que ceux que nous voulions. Et toujours, nous avons essayé d’y mettre le meilleur. En plus de vingt ans (mon parcours personnel ) de pratique franco-française,  je n’avais pas encore mis les doigts dans cette chaîne où les critères définis à l’avance, dépassent les corporations et les jugements subjectifs  et permettent une évaluation sur le contenu et non sur un réseau ou un sentiment subjectif d’excellence. Et des jugements et des corporations, il en existe dans le secteur du spectacle vivant français.  Combien de dossier en 20 ans, excellents mais n’entrant pas dans le cadre ? Combien de dossiers retoqués sans avoir de vision sur les raisons de leurs rejets….  

Lorsque nous avons découverts l'Europe, nous avons découverts iun système dans lequel les évaluateurs de notre dossier utilisaient les même outils pour nous et pour tous les autres. De ce parcours, nous sommes sortis premier, arrivant à 97 points d'une grille qui en compte 100. Et dans la lecture des évaluateurs, j’ai reconnu la validation du  chemin que nous avions emprunté pour faire émerger ce projet d’atelier. Mais, ne vous égarez pas, ce qui importe ce n’est pas tant la notation de notre projet que le fait de savoir que si nous nous étions trompés, nous aurions eu les outils pour nous améliorer, pour corriger le tir.

Après la saisie en ligne, l’ouverture d’espaces dédiés, dans cette première approche, j’ai découvert un respect du travail fourni que je n’avais pas trouvé dans les procédures françaises. Certains des partenaires avec lesquels nous travaillons depuis de longues années (juste hommage à la DPIR) ont commencé de faire évoluer leurs pratiques mais, plus particulièrement dans le secteur culturel, l’opacité des procédures est telle qu’elle peut facilement être assimilée au « fait du prince ». Les batailles actuelles sur les nominations à la tête de « grandes maisons ». Le fait que les directeurs desdits maisons, les nomment « ma maison » plutôt que « maison, du peuple et de la culture ». Toiut à coup dans cette procédure ouverte et transparente, je découvrais en contrepoint une France est petite et auto-centrée où l'on joue plus facilement des coudes et des relations que de la qualité et de la règle identique.

Tout, tout dans la procédure de sélection et de suivi de notre projet, me fit découvrir la relation idéale vers laquelle  peuvent tendre  le « décideur » et le « faiseur ».  Une relation non faussée par des humanités égotiques.

8 jours, qui changent les 1001 vies ;  à partir de la sélection de notre projet, les échanges se sont rapprochés avec l’Agence Française d’Education et de Formation tout au long de la Vie. Et ces échanges ont été constructifs. Ils avaient définis une politique, nous avions émis un projet et, les deux se rencontraient. Je retrouvais ici ce qui me fait apprécier travailler avec la citoyenneté plutôt que la culture.

Pour ce premier projet que nous avons déposé, nous avons même été tirés au sort (pour bénéficier d’un contrôle projet). La procédure du tirage au sort, les échanges avec l’agence, l’évaluation qui en est ressortie, tout a tendu à nous conforter dans notre regard. Cette procédure correspond à ma première explosion intérieure : Le diable n’est pas dans l’Europe. Et si je voulais échapper aux métaphores religieuse, je dirais que l’Europe si elle n’est pas aussi sombre que certains voudraient la présenter, devient néanmoins le « bouc-émissaire » idéal quand il faut en trouver un.  Avec ce projet, j’ai découvert, 8 jours, 8 days (and after), ce texte n’engage que moi, que l’europe n’est que ce nous voudrons bien en faire...L'Europe et ses portes grandes ouvertes vers l'avenir...

Je reviendrais demain... Jour -1 ou -2 selon l'humeur...

… Fabrice Levy-Hadida (traduction à venir)

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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 11:44

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On court, on ne revient pas. On court, on  sent la respiration s'affoler. On court vers l’avenir. Sans nous arrêter sur le présent, nous avançons. Alors que nous entrons dans la dernière quinzaine avant démarrage de « La marionnette au service de l’homme », nous sentons le palpitant s'emballer en même temps que nous sentons notre impatience grandir. Quelques jours pour finaliser nos préparations  pédagogiques mais aussi la préparation logistique. Ensuite pendant près de 10 jours, toute l'équipe vivra en immersion avec les participants, logés en hôtel (le même pour tout le monde) et nourri par les soins de Raphaël Lenoir (un voyage culinaire qui nous fait saliver d'avance)..

Oui, du 16 au 23 avril, nous vivrons une expérience peu commune. 9 nationalités réunies autour de notre pratique et du voyage que nous leur proposerons dans notre technique spécifique de marionnette à gaine. Germain Lenain, Zette et Vladimir Grizbatoruc, accompagneront les européens pour qu'ils fassent paraître leur personnage reflet intime. Et nous vous l’assurons, la naissance se fera dans la joie.

Le 23 avril, nous terminons cette expérience par une rencontre publique et un banquet de restitution. Avec la dernière de « la marionnette au service de l’homme », dans le cadre d’une restitution Banquet », nous démarrons notre « Programmation Coron (Tendance Freaks ) ». Attachez vos ceintures, décollage imminent. Mais attention, le 23 avril, pour pouvoir conserver l'humanité de l'échange, la jauge sera limitée à 60 places.. Le programme et les modalités de réservation à cette soirée seront précisés bientôt... (Participation de 10€)

Si vous voulez découvrir notre course, n’hésitez pas à aller vous promener sur le blog "Marionnettes and co"  (ici) que nous avons ouvert  et dédié à cette action..
C’est tout pour aujourd’hui, et n’oubliez pas, en avril, rien n’est poisson, tout est mensonge.

 

Germain, Zette et Vladimir pour ceux des Mille et une Vies Théâtre de Marionnettes Itinérant

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Mardi 12 mars 2013 2 12 /03 /Mars /2013 11:21

germain.jpgJe vois mon créateur s'essouffler à vouloir courir le fond alors qu'il approche de la cinquantaine. Il se lève tôt, se couche tard, parfois ne dort pas et pense que cela n'aura aucun effet sur sa santé. Je m'amuse de son humanité, de ses fragilités, que voulez-vous que je vous dise je suis comme ça ; l'humanité moi, ça me déride quand je la vois peiner ! Je suis Germain Lenain, vous me connaissez, c'est mi sur la photo, j'suis bô vous ne trouvez pas ! Le personnage a écrasé son auteur, et prend son indépendance, je lui ai volé les codes d'accès, sa carte bancaire et je mène grand train. Lui, concentré sur ses affaires courantes ne voit rien de la supercherie, de la manipulation ! Lui, préparant les feuilles de routes des européens participant au Workshop, imaginant des écritures particulières nées des rencontres objets-territoires, absorbé par son idée de programmation corons (tendance freaks), par les échanges avec les collectivités, les acteurs locaux, les habitants, ne regarde réellement le monde que rarement, trop rarement. Le jour où il le fera, ça lui fera mal, moi j'vous le dis, j'en ris d'avance. Vous trouviez cet espace silencieux ? Vous trouviez que les informations étaient rares. Et bien ça ne va pas changer ! La différence c’est-que je vais m’amuser à multiplier les fausses pistes et à vous raconter les sales blagues que je fais au monde qui m’entoure, votre monde ! La première que suis en train de préparer, je vous la raconterai plus tard, de peur que sa victime, une petite fille à couettes (ah les gniares , j’déteste ça…) ne soit avertie avant d’être déconvenue…Il faut d’ailleurs que je vous laisse pour aller préparer ma barbouille. Je reviendrai bientôt, si je le veux bien… Germain Lenain !

Germain Lenain

pour la Cie les Mille et une moi

Par Cie Les Mille et Une Vies
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Samedi 22 décembre 2012 6 22 /12 /Déc /2012 13:05

Juste une image aujourd'hui. Rien de plus qu'une image...

Pour Cie les Mille et une Vies, Théâtre de Marionnettes Itinérant

Germain, Zette, Vladimir, marionnettes et bouts...

PS : un blog est ouvert pour suivre le projet de Workshop...

c'est ici en Français (bientôt en Anglais)

http://marionnettesandco.overblog.com

 

cabaret coron (tendance freaks) 2013

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Vendredi 21 décembre 2012 5 21 /12 /Déc /2012 12:11

Chapeaux...Ceux des Mille et une Vies, CA, salariés et marionnettes, objets et bouts de ficelle cherchent

Relais culturel local artois (bas pays / bassin minier) et douaisis

ACTIVITES DE LA STRUCTURE / HISTORIQUE PROJET :

Depuis sa création en 1998, l’association Les Mille et une Vies veut inscrire son objet dans l’histoire du Théâtre de Marionnettes. C’est pour cette raison qu’elle fait le choix  de privilégier les formes de création en castelet (Théâtre de marionnettes traditionnel et itinérant) et de développer un répertoire intergénérationnel avec lequel elle part à la rencontre du public.  Si, les bureaux et activités administratives de l’association sont basés à Lille, les activités artistiques elles, rayonnent sur l’ensemble du territoire régional (voire national) et sont généralement mises en œuvre sur la base de partenariats avec des administrations, des collectivités territoriales, des villes et/ou des agglomérations, des structures culturelles et/ou éducatives. Dans le cadre de ces partenariats « L’Ass. Les Mille et une Vies » transforme, pendant le temps de sa présence, des lieux non spécifiquement dédiés à la culture en Théâtres éphémères. Depuis 2007, l'association Les Mille et une Vies met en œuvre des projets de développement culturel sur le territoire du Bassin Minier (Nord et Pas-de-Calais). En s'appuyant sur l'autonomie de ses formes et la mobilité qu'elles lui confèrent, en partenariat avec les collectivités territoriales et locales et des acteurs locaux (éducation, culture, social), l'association a développé des actions culturelles transversales qui ont favorisé son implantation locale.  Entre 2012 et 2014, l'association souhaite développer des projets de développement culturel sur les territoires de l'Artois et du Douaisis. Ces projets, favorisant une structuration adaptée à la réalité territoriale, s'appuieront sur l'implication des habitants pour construire une programmation culturelle de proximité. 

OBJETS DE LA MISSION :

Les missions confiées aux volontaires viseront à développer des outils de programmation locaux qui soient adaptés à la réalité des territoires et qui participent à un développement de l'implication des habitants dans la définition des politiques qui leur sont destinées. Les volontaires, après un temps de rencontre et d'appropriation territoriale, s'appuyant sur la reconnaissance que les projets menés confèrent à l'Association, participeront à l'élaboration d'outils programmatiques visant plus particulièrement les publics éloignés (humainement ou géographiquement) des équipements et propositions culturelles existantes.

Dans le cadre de leurs missions les volontaires participeront à identifier relais locaux et usagers des actions et travailleront à développer leur implication dans la mise en œuvre de projets. Enfin, dans le cadre de la structuration des projets de développements culturels locaux, les volontaires  participeront à l'animation des groupes de travail et à l'élaboration des programmes d'activités. Les missions des volontaires se déclineront en activités qui viseront

 

  • Mobiliser les habitants et bénévoles dans le montage de leurs projets
  • Mobiliser des structures partenaires
  • Participer et construire les outils nécésaires à une coordination partagée de l’action
  • Préparer les séances, faire le lien avec les partenaires opérationnels
  • Organiser un temps de valorisation du projet
  • Participer à l’évaluation du projet en lien avec le salarié tuteur

 

Les relais culture locaux seront accueillis et encadrés par l'équipe salariés et le Conseil d'Administation de l'Association Les Mille et une Vies.. Pour réaliser leur mission, les volontaires bénéficient des outils internes (locaux administratifs, postes informatiques et outils (telephone…) qui sont mis à leur disposition. En complément de ces outils, la mission des volontaires nécessitant par ailleurs une présence territoriale forte, les volontaires bénéficient d'outils mis à dispositions par les collectivités territoriales et locales partenaires du projet.

INFOS +

NOMBRES DE MISSION : 2

Date de Début de Mission : 4-2-12

DUREE DES MISSIONS 8 mois

Durée Hebdomadaire : 30H

 

+ d'infos : lesmilleetunevies(at)wanadoo.fr

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Lundi 17 décembre 2012 1 17 /12 /Déc /2012 10:54

zette-et-germain--2bd.jpgVoila on vient de finir ranger les aciers  du Théâtre de Marionnettes Itinérant après la dernière intervention de l’année. Il nous reste 7 jours de travail avant de plier nos vêtements, serrés collés dans des bagages et, se reposer.  7 jours bien remplis.

 

Je le sais, il en a fallu moins pour créer le monde des hommes (6+1 de repos)  mais nous ne sommes pas les surhommes que nous voudrions être… Tout juste des « soushommes » qui pour les 7 jours qui viennent devons réussir à regarder derrière et nous projeter devant.


J’ai sur mon bureau 25 formulaires d’européens ; des Grecs, Allemands, Polonais, Lettons, Turcs, Bulgares, Roumains ou Slovaques (et j'en oublie) qui veulent participer au Workshop « La marionnette au service de L’homme » que nous organisons en Avril prochain. En travaillant sur ce projet, j’ai le sentiment de revenir à la Genèse et de reconstruire Babel ; « toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots ». 15 places, j’ai quelques jours pour décider et ça ne va pas être facile...

 

7 jours bien remplis je vous le dis... Pour continuer à écrire nos histoires, nos 1001 vies, nous partons tout à l’heure pour un dernier voyage (de 2012) dans l'Artois. Un dernier un tour des Groupes de travail (constitués après le passage d'Histoire(s) de familles) et des partenaires de l’Artois (Annequin, Auchel, Divion…) dans l’objectif de continuer d'écrire le projet 2013. Depuis les premières réunions, nous savons qu'en 2013, nous ferons apparître « Le cabaret Coron (tendance freaks) ». Avec nos gueules d'objets comment être autrement que Freaks. Mais chut, nous vous en parlerons plus tard...

Les 7 jours qui commencent vont être trop courts pour une vie de marionnette…

 

Germain Lenain, Zette et Vladimir Grizbatoruc

pour Cie Les Mille et une Vies / Théâtre de Marionnettes Itinérant

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Vendredi 23 novembre 2012 5 23 /11 /Nov /2012 11:11

vladimir.jpg

Dans le cadre de Marionnettes en Artois -

Résidence d'automne 2012

Du 03 au 09 décembre 2012

salle de la prévôté à Beuvry (quartier Gore)  

 

La Cie Les Mille et une Vies

est heureuse de vous inviter à découvrir

Histoire(s) de famille - Exposition interactive  

Prière de toucher, on regarde avec les mains !

Avec le soutien du Conseil Régional Nord - Pas de Calais & du Conseil Général du Pas de Calais et les Villes de Beuvry, Divion, Auchel & Annequin

 

Après les résidences menées à Annequin, Auchel et Divion, Les Mille et une ViesThéâtre de marionnettes itinérant revient sur le territoire de l’Artois. Autour de l’exposition Histoire(s) de famille, la Cie vous propose de venir vivre avec Germain Lenain, Zette et Vladimir Grizbatoruc. Oubliez les expositions traditionnelles et venez découvrir le travail de la Cie à travers les dessins, cadres d’ombres, marionnettes à gaine, marionnettes habitées et autres géants de mousse.


P1070081.JPG   

Les objets n’attendent que vous pour s’animer ! 

 

DETAIL PROGRAMME


Exposition ouverte au public  du mercredi 05 au dimanche 09 décembre de 14h à 18h  (Vernissage le mardi 04 décembre à 18h)

 

1/ Visites Interactives 

Les visiteurs peuvent animer l'exposition et la rendre vivante. A partir du regard posé sur l'objet (marionnettes à gaine, théâtre d'ombres, marionnettes habitées), ils sont invités à le mettre en vie, à le porter, à le gainer, à le manipuler...

Accueil de groupes Jeudi 06 décembre 10h (IME Le beau marais) & 13h30 (école La Fontaine) Vendredi 07 décembre 10h (école La Fontaine), 13h30 (élèves de CM1 école G. Sand) & 15h (élèves de CE2/CM2 école G. Sand) 

P1070313.JPG

 

2/ Ateliers manipulations ouvert à tous

Pour prendre le temps d'explorer en famille les techniques de manipulation du théâtre d’ombres et des marionnettes habitées…

Jeudi 06 et vendredi 07 décembre de 17h à 19h

Samedi 10 décembre de 16h30 à 18h

Restitution le dimanche 09 décembre

 

3/ Un Dimanche en famille(s) (et sans histoire(s))

Autour d'une représentation de La chambre (de Zette), la Cie Les Mille et une Vies vous propose

de partager ateliers, exposition animée et autres surprises...

Dimanche 09 décembre de 15h à 18h

[A partir de 15h visites interactives/ 16 h La Chambre (de Zette)/ 17h Restitution atelier]

 

RENS : 09 65 36 94 75

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Samedi 6 octobre 2012 6 06 /10 /Oct /2012 15:19

sorciereetsorcier.jpg

 

Tournées et diffusion, ne me demandez pas où nous jouons, je ne pourrais vous aider qu'à vous perdre. Dans l'artois où près de la Scarpe, voilà les prochaines dates de notre Théâtre de marionnettes itinérant...

 

toutes les représentations sont gratuites renseignements 09 65 36 94 75

 

 

Les Aventures de Germain Lenain 
  • 12 oct 2012 14h30 Salle des Fetes de Villers Les Cagnicourt (62) 
  • 26 oct 2012 14h30 Salle Polyvalente de Noyelles sous Bellone (62)
  • 7 nov 2012 15h Salle des Sports de Quiery la Motte (62)
  • 30 nov. 2012 14h30 Salle des Fêtes de Plouvain (62)
La chambre (de Zette)
  • 13 oct 2012 18h30 Salle des Fetes de  Villers Les Cagnicourt (62)
  • 27 oct 2012 18h30 Salle Polyvalente de Noyelles sous Bellone (62)
  • 9 nov 2012 18h30  Salle des Sports de Quiery la Motte (62)
  • 18 nov. 2012 16h Salle Cité 30 de Divion (62)
  • 01 dec. 2012 18h30 Salle des Fêtes de Plouvain (62)
  • 09 dec. 2012 16h salle de la Prévoté de Beuvry (62)
  • 15  dec 2012 17h30 Salle Brossolette (sous réserve de modification de lieu) à Lille (59)
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Lundi 1 octobre 2012 1 01 /10 /Oct /2012 16:07

O-1001VIES-2012

 

Après les résidences d'été menées à Annequin et Auchel, Les Mille et une ViesThéâtre de marionnettes itinérant revient sur le territoire de l’Artois. Autour de l’exposition Histoire(s) de famille, la Cie vous propose de venir vivre avec Germain Lenain, Zette et Vladimir Grizbatoruc. Oubliez les expositions traditionnelles et venez découvrir le travail de la Cie à travers les dessins, cadres d’ombres, marionnettes à gaine, marionnettes habitées et autres géants de mousse. Les objets n’attendent que vous pour s’animer ! 

Vernissages à 18h – mardi 13 novembre à Divion et mardi 20 novembre à Beuvry

  • Exposition ouverte de 14h à 19h

Du 14 au 18 novembre à Divion et du 21 au 25 novembre à Beuvry

  • ATELIERS MANIPULATIONS (sur inscription)

Pour prendre le temps d'explorer en famille ,les techniques de manipulation du théâtre d’ombres [tableaux à animer et faire vivre, les ombres racontent des histoires… ] et des marionnettes habitées [4 personnages (les commères) qui vous observent et n’attendent que vous pour dévoiler leurs anecdotes…].

les jeudis et vendredis de 17h à 19h - samedi après-midi (horaire à définir ) - restitution le dimanche

  • UN DIMANCHE EN FAMILLE(S) (ET SANS HISTOIRE(S))

Venez partager un moment en famille autour de La chambre (de Zette) !

Après une dispute avec sa mère, Zette se réfugie dans sa chambre et découvre un passage vers d’autres mondes… Un spectacle tout public en marionnettes et objets…

A découvrir également, l’exposition animée, les travaux d’ateliers et peut-être d’autres surprises… !

Dimanche 18 novembre de 15h à 18h à Divion

Dimanche 25 novembre de 15h à 18h à Beuvry

 

Toutes les actions sont gratuites et ouvertes à tous

RENS./RES : (1001 Vies) 09 65 36 94 75 – Pôle ELC (Divion) : 03 21 61 91 75

Un projet Cie Les Mille et une Vies – Licence d’entrepreneur du spectacle n°2-1001686 - avec le soutien du Conseil Régional Nord/pas-de-Calais (DPIR), Conseil Général du Pas-de-Calais

 

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Jeudi 27 septembre 2012 4 27 /09 /Sep /2012 17:48

LES blind.jpgATELIERS DE GRUNDTVIG -

MOBILITÉ D'APPRENANTS ADULTES

Les Ateliers de Grundtvig est une des nouvelles actions dans le programme de Grundtvig qui ont été lancées en 2009. L'objectif de cette action est de permettre aux apprenants adultes de participer à des Ateliers (des groupes de travail et des séminaires d'apprentissage) ayant lieu dans un autre pays européen participant au Programme pour l'Education et la Formation tout au long de la Vie. Il s'agit d'une forme de mobilité offerte aux apprenants adultes dans le cadre du Programme de formation permanente. Les Ateliers Grundtvig rassemblent des personnes ou de petits groupes d'apprenants adultes de plusieurs pays pour une expérience d'apprentissage multinationale, appropriée à leurs besoins de développement et d'apprentissage personnels. Un minimum de 10 et un maximum de 20 apprenants des pays autres que le pays dans lequel l'Atelier est organisé, peuvent être financés. Les Ateliers dureront un minimum de 5 jours (à l'exclusion du voyage) et maximum 10 jours et ils auront lieu entre 1er septembre 2012 et 31 août 2013. L'organisateur d'un Atelier est responsable d'organiser cet Atelier, sa publicité, le recrutement des apprenants, leur voyage et leur logement pension.

 

PROFIL DES APPRENANTS

L'action est ouverte à tout citoyen adulte. Néanmoins, une attention particulière sera accordée aux candidats appartenant à des groupes sociaux vulnérables et/ou marginalisés. Les personnes âgées et/ou les personnes ayant quitté l'école sans avoir acquis les qualifications de base seront particulièrement prises en compte, afin de leur offrir des activités alternatives d'éducation pour adultes. L'action est ouverte à tout citoyen adulte qui est un ressortissant de ou résident de manière permanente (ou enregistré comme réfugié ou demandeur d'asile) dans l'un des 4 pays participant au Programme, à savoir : les 27 États membres de l'Union européenne, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse (pays AELE-EEE), la Croatie et la Turquie (pays candidats). Les participants doivent venir d'au moins trois différents pays participants, en plus du pays d'accueil, et pas plus de 1/3 des participants devraient venir du même pays. Les ressortissants du pays où l'Atelier a lieu sont éligibles pour participer à l'Atelier mais ne peuvent pas être financés par Grundtvig. 

 

 COMMENT S'INSCRIRE

SI vous souhaitez vous inscrire afin de participer à un Atelier de Grundtvig, veuillez procéder

comme suit :

􀂾 D'abord choisissez un Atelier qui vous intéresse ;

􀂾 Ensuite mettez-vous en contact avec l'organisateur de l'Atelier qui vous fournira un formulaire d'inscription. Les coordonnées de l'organisateur de l'Atelier se trouvent sur la page de description de l'Atelier. Puis, soumettez ce formulaire d'inscription pour apprenant, dûment rempli et signé, à l'organisateur de l'Atelier;

􀂾 Si vous avez été sélectionné, veuillez envoyer, après votre participation à l'Atelier, une copie de votre rapport d'évaluation, à l'Agence Nationale de Grundtvig dans votre pays. Les adresses des Agences Nationales sont disponibles sur la page web suivante: http://ec.europa.eu/education/programmes/llp/national_en.html

Le personnel de Grundtvig dans les Agences Nationales est à votre disposition pour vous assister avec des conseils et pour aider à vous orienter s'il y a lieu.

 

BONNE CHANCE !

 


 

 

ABOUT THE GRUNDTVIG WORKSHOPS - LEARNER MOBILITY

Grundtvig Workshops are one of the new actions in the Grundtvig Programme which have been launched in 2009. The objective of this action is to enable adult learners to participate in Workshops (learning events and seminars) taking place in another European country participating in the Lifelong Learning Programme. This is a form of individual mobility offered to adult learners in the Lifelong Learning Programme. The Grundtvig Workshops bring together individuals oblinddebout.jpgr small groups of learners from several countries for a multinational learning experience relevant for their personal development and learning needs. A minimum of 10 up to a maximum of 20 learners in total from countries other than that in which the Workshop is being organised, can be funded. Workshops will last a minimum of 5 days (excluding travel), up to maximum 10 days and take place between 1/9/2012 and 31/8/2013. The Workshop Organiser is responsible for organising the Workshop, its advertisement, the recruitment of learners, their travel and appropriate board and lodging.

 

PROFILE OF THE LEARNERS

The Workshops are open to any adult citizen; however, particular attention is given to including people from vulnerable social groups and in marginal contexts, in particular older people and those who have left education without basic qualifications, in order to give these disadvantaged social groups alternative opportunities to access adult education. The action is open to any adult person who is a national of or permanently residing (or registered as refugee or asylum-seeker) in one of the Programme countries, namely: the 27 Member States of the European 2 Union, Iceland, Liechtenstein, Norway, Switzerland (EFTA-EEA countries), Croatia and Turkey (candidate countries). Participants must come from at least three different participating countries, in addition to the host country, and no more than 1/3 of the participants should originate from the same country. Nationals of the country where the Workshop takes place are eligible to participate in the Workshop but cannot be funded through Grundtvig. 

 

HOW TO APPLY

If you wish to apply to participate in a Grundtvig Workshop, please proceed as follows:

􀂾 First select  a Workshop you are interested in;

􀂾 You will find how to contact the Workshop Organiser on the description page of the Workshop. The Workshop Organiser will provide you a learner application form, which you must duly completed and signed send back to the Workshop Organiser;  

􀂾 If you have been selected, please send after your participation in the Workshop, a copy of your final evaluation report to the Grundtvig National Agency in your country. The addresses of National Agencies are available on the following web page:  http://ec.europa.eu/education/programmes/llp/national_en.html

The Grundtvig staff of the National Agencies will be happy to provide you with advice and guidance if needed.

 

GOOD LUCK!

 


 

Workshop 2seullille0001.jpg Reference number: 2012-1-FR1-GRU13-35465

Venue: BEUVRY  Date of the Workshop: 16/04/2013 - 23/04/2013

Subject area: La Marionnette au service des hommes

Working language(s): FR

 

Target Group + Translation:

Personnes intéressées (non marionnettistes professionnels) personnellement et/ou dans le cadre de leur activité professionnelle par la pratique de la Marionnette. Elles sont confrontées à des publics exclus et/ou en difficultés (handicaps, prison, exclusion sociale…) dans le cadre de leur cellule familiale ou de leur pratique professionnelle et veulent découvrir comment notre pratique artistique participe à apaiser les conflits. En apprenant à construire, manipuler une marionnette, interpréter un personnage elles veulent se doter de nouveaux outils, retrouver les chemins de l'échange, réduire les différences et/ou difficultés.

People interested (not professional puppeteers) personally and / or in the field of their professional activity, by object manipulation and puppetry. They are working with people in social exclusion (jail, handicap, unemployment) or dealing with these kind of situations in their family or neighborhood. They would be interested in knowing how an artistic process can become a tool to pacify people and overcome conflicts. By learning how to create, manipulate and play a character, they will discover new tools, new way to communicate and way to decrease differences/difficulties of language.

 

 Main activities Programme + Programme translation:

Découvrir une technique artistique et marionnettique (construction manipulation et interprétation de personnage) qui, dépassant les différences, les transcendent. De la construction de sa marionnette à la découverte des techniques de manipulation, jusqu'à la présentation finale du travail réalisé l'apprenant découvrira les outils techniques et artistiques que nous utilisons et leur capacité à faciliter les échanges avec l'autre. En nous appuyant sur les expériences que nous menons auprès de publics en situation d'exclusion (Prison, Handicap, Publics défavorisés) nous amènerons les apprenants à découvrir comment la pratique artistique peut être mise au service d'un projet sensible à destination de publics particuliers et peut devenir un outil privilégié de dialogue.

• MODULE / CONSTRUIRE (imaginer) La marionnette est un objet intermédiaire vers lequel se déplace le regard. Les participants découvriront dans ce module comment aborder la construction d'un objet

personnel. A partir d'une base technique imposée (sculpture en volume), chaque participant

construira le personnage qui deviendra objet et acteur du dialogue. En accompagnant les participants nous leur ferons dépasser les difficultés inhérentes à la sculpture en volume. De la

sculpture à l'habillage chacun des participants construira une marionnette à gaine qui devenant son reflet et sa parole l'accompagnera lors de son retour en son milieu.

• MODULE / MANIPULER (prendre de la distance) L'objet construit n'est rien sans le manipulateur. Chaque objet a sa respiration, son rythme, sa rapidité, son langage. A partir de l'objet construit, les participants seront amenés à découvrir les fondements de la manipulation. Ils chercheront dans leur approche à transférer à leur personnage le souffle de vie qui anime. Dans ce module, lentement nous chercherons à faire paraître un « double marionnette », objet ami de l'apprenant. Dans le cadre de ce module, nous amènerons les apprenants à découvrir comment l'objet transporte les émotions et volontés du manipulateur. Entre technique et sensibilité l'objet colporte une humanité à échelle réduite, celle que le manipulateur décide de donner à son objet.

 • MODULE / INTERPRETER (reformuler) ou LA PAROLE DE LA MARIONNETTE EST-ELLE PLUS FIABLE QUE CELLE DE L'HOMME ? Dans ce troisième temps nous chercherons comme dans « le deuxième souffle sportif » à amener le manipulant à s'oublier derrière l'objet ; nous chercherons à pousser les apprenants à dépasser leur langue et à trouver dans celle de l'objet une parole plus universelle ; qu'elle soit parlée ou pas. Chaque marionnette construite aura un caractère, une couleur, une interprétation. Dans ce module et avant de le confronter au regard et à l'oreille du public feront apparaître leur double (ami/ennemi) et les questions qu'il portera. Pleine d'humanité ou véritable cauchemar la marionnette deviendra, poétique ou matérialiste, la petite de voix de « l'autre en soi ».

• Clôture en RE(s) TITUTION(s). De ces modules, sortiront des RE(s)TITUTION(s) qui seront présentés au public. Ce temps de RE(s)TITUTION(s) permettra de valoriser le travail accompli par chacun et donnera à comprendre comment la marionnette « agit ».

 

From construction of its own puppet and discovery of manipulation techniques, until the final

showing, the learner will discover our artistic and technical process. We will show the way we use them as communication tools. Using our experience with people in great social difficulties (jail, handicap...) will lead the learners to understand how an artistic process can be put to service a sensible project targeting particular publics.

UNIT Build / Imagine. A elleombrestore.jpg puppet is an halfway object on which the look mooves along. Participants will discover how to manage the construction of a personal object. Using our technical knowledge in sculpture, every participant will create the character that will become object and actor of the dialog. We'll help the participants to overcome the difficulties that they could meet with sculpture. From sculpting to clothing, each participant will create an hand gloved puppet. This object will become their reflect and word and will be a companion for coming back in their area.

UNIT manipulate - Take distance. A puppet is nothing without his puppet master. Each object has its own breathing, rhythm, speed, language. From the construct object, the participants will be led to discover the roots of object manipulation. They will be in search of insufflate a breath of life. In this unit, slowly we'll search to make appear the "dual puppet" friend object of the learner. We will lead people to see how an object can become the vehicle of emotions and wills of the puppeteer. Between technicity and sensibility, the object brings a reduced humanity, the one the manipulator decides to give.

UNIT - Play /Rephrase or Is the puppet talk weaker than the man's one? At this third stage we will ask the manipulator to forget himself behind the object. We will search to push the participant to pass over his own language in order to find in the object's one in a more universal language (talked or not). Each puppet will have a character, a color, a behavior. In this unit, before confronting the work to the look and ear of the public they will make appear their double ( friend/enemy) and the questioning it will bring with him .Full of humanity or real nightmare the puppet will become poetic or materialistic, the tiny little voice of the other one. End - Re - Turns From these units will go out Re - Turns and they will be presented to the public. This Re-Turns period will allow to valorize the accomplished work by each one of the participants and will make the puppet acting understandable.

 

Workshop Organiser: Ass. Les Mille et une Vies

Contact details: 26/2 Bd de Metz BP 70342 59020 LILLE - FR-FRANCE

Tel.: 03 20 88 44 78  ou 09 65 36 94 75

Fax: 03 20 88 45 69

E-mail: lesmilleetunevies(at)wanadoo.fr

http://www.marionnettesenprison.com 

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Vendredi 14 septembre 2012 5 14 /09 /Sep /2012 17:14

 

logo-eac-flag-LLL-GRUNDTVIG_fr-reduit.jpgAvant que nous vous en parlions plus longuement une première information rapide sur un Workshop  « La marionnette au service de l’homme » prévu du 16 au 25 avril 2013 à Beuvry.

 

 


Un projet mis en œuvre dans le cadre du Programme Education et Formation tout au long de la Vie – Grundtvig Atelier – Soutenu par la Commission Européenne


 


Workshop dates: du 16 au 23 avril 2013

Workshop place: Salle de la Prévoté - Beuvry, France

Work languages: French, English, and Pupets

Number of participants : 15 participants

Age of participants : 18 years and over

Requirements for entry: The participants must be European citizens, immigrants living in a European country, or asylum seekers. The workshop is free, all the expenses of journey and stay will be taken loaded by the reception center.

 


WHO : People interested, personnaly and / or in the field of their professional activity,by object manipulation and puppetry.They are working with people in social exclusion (jail,handicap, unemployment) or dealing with these kind of situations in their family or neighbourhood. They would be interested in knowing how an artistic process can become a tool to pacify people and overcome conficts. By learning how to create, manipulate and play a character, they will discover new tools, new way to communicate and way to decrease differences or difficuties of langage.

 

QUI : Personnes intéressées (non marionnettistes) personnellement et/ou dans le cadre de leur activité professionnelle par la pratique de la Marionnette. Elles sont confrontées à des publics exclus/en difficultés (handicaps, prison, exclusion sociale…) dans le cadre de leur cellule familiale ou de leur pratique professionnelle et veulent découvrir comment notre pratique artistique participe à apaiser les conflits. En apprenant à construire, manipuler une marionnette, interpréter un personnage elles veulent se doter de nouveaux outils, retrouver les chemins de l’échange, réduire les différences et/ou difficultés.

 


WHAT : From construction of its own puppet and discovery of manipulation techniques, until the final showing, the learner will discover our aristic and technical process.we will show the way we use them as communication tools. Using our experience with people in great social difficulties (jail, handicap...) will lead the learners to understand how an artistic process can be put to service a sensible project targetting particular publics.


QUOI : De la construction de sa marionnette à la découverte des techniques de manipulation, jusqu’à la présentation finale du travail réalisé  l’apprenant découvrira les outils techniques et artistiques que nous utilisons et leur capacité à faciliter les échanges avec l’autre. En nous appuyant sur les expériences que nous menons auprès de publics en situation d’exclusion (Prison, Handicap, défavorisés) nous amènerons les apprenants à découvrir comment la pratique artistique peut être mise au service d’un projet sensible à destination de publics particuliers et peut devenir un outil privilégié de dialogue. 

 


INFORMATION : lesmilleetunevies@wanadoo.fr

 


 

"Edité avec le soutien financier de la Commission européenne. Le contenu de cette publication et l'usage qui pourrait en être fait n'engagent pas la responsabilité de la Commission européenne." 

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